lundi 10 décembre 2018
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Affaire des 900.000.000 FCFA : Un signal fort de la coalition de 17 candidats à la présidentielle 2018 à la Cour Constitutionnelle

Avant même la délibération des résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle, des prémices d’une contestation de résultats se font sentir sur l’échiquier politique national. C’est à l’actif d’une vingtaine de candidats qui étaient face à la presse nationale et internationale, hier, mercredi 1er août, à la Maison de la Presse de Bamako. Dans la perspective de cette crise postélectorale qui s’annonce imparable, il a  été révélé à la place publique que de graves soupçons pèsent sur la Cour Constitutionnelle. Une affaire de pot-de-vin de « 900.000.000 FCFA»  circule sur les réseaux sociaux,  depuis la nuit du dimanche dernier,  contre les neuf Sages  de l’Institution que dirige avec main  de fer Mme Manassa Dagnoko.

 À la faveur d’une conférence de presse, déroulée hier mercredi 1er courant, les 18 candidats (moins un) sur 24  à l’élection présidentielle ont pointé leur doigt accusateur vers  Cour Constitutionnelle responsable de statuer sur les résultats du scrutin du dimanche dernier.

En effet, notons que depuis la nuit du dimanche dernier, aux environs des 20H, une information honteuse et accablante circulait sur les réseaux sociaux et dans certains journaux de la place. Une information selon laquelle : l’institution chargée de garantir l’application stricte et impartiale de la Constitution du février  1992 s’apprête à procéder purement et simplement à la validation des fraudes révélées à travers les antennes des radios privées et des Délégués des partis politiques dans les Bureaux de vote à l’intérieur du pays. Dans cette logique, les neuf Sages dont la Présidente Manassa Dagnoko auraient été bombardés d’un dessous-de-table, une consistante enveloppe de 900 000 000 de nos francs CFA par une main invisible, supposée être celle du Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, candidat à sa propre succession. Une information qui risque d’amener le processus électoral en cours à épouser une tournure plus grave étant donné que le peuple malien a des limites dans sa patience. Ainsi, hier, mercredi 1er août, au moment où la Cour Constitutionnelle faisait  un communiqué pour démentir formellement ces accusations qu’elle qualifie de: «Affabulations médiatiques»,  la vingtaine de candidats montait au créneau  pour dénoncer  ouvertement l’affaire. Selon ledit communiqué signé par la Présidente de la CC (Cour Constitutionnelle), il s’agit là de : « Graves accusations de tentative de corruption des neuf (9) membres de la Cour Constitutionnelle » qui ont été « diffusées dans la presse et sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Lesdites accusations faisaient état d’une rencontre, à Bamako, le 29 juillet 2018, au sein de la Cour en vue du partage d’une somme d’argent de neuf cents millions de francs CFA (900.000.000) émanant du candidat Ibrahim Boubacar Kéïta en vue de couvrir d’éventuelles fraudes électorales de ce dernier lors de l’élection présidentielle organisée le même jour. La Cour dénonce le caractère ridicule de cette affabulation médiatique visant à discréditer le scrutin relatif à l’élection du Président de la République à travers une pseudo-rencontre houleuse qui ne pouvait matériellement avoir lieu dans la mesure où les juges étaient mobilisés, au même moment dans différentes Régions du Pays et en compagnie d’observateurs internationaux, pour coordonner les missions d’observation des trois mille cinq cents (3500) Délégués recrutés par elle en vue d’observer le bon déroulement des opérations de vote sur toute l’étendue du territoire national ».

Mais, au même instant, les dix-huit candidats dont Mohamed Ali Bathily, Soumaïla Cissé, Aliou Boubacar Diallo, Cheick Modibo Diarra,  Dramane Dembélé, Housseiny Amion Guindo, Modibo Kadjoké, Modibo Koné, Choguel Kokala Maïga, Mountaga Tall, …, formulaient, à la maison de la presse, une déclaration commune à l’intention de la communauté nationale et internationale qui informe au préalable leur volonté de contester tous résultats affectés par des « irrégularités ». Et, pour cela, ils ont exigé un : «démenti par la Cour Constitutionnelle de ces graves accusations portées contre elle et l’ouverture d’une enquête judiciaire ». Selon le conférencier principal, Me Mohamed Aly Bathily, la Cour Constitutionnelle serait dans une dynamique partiale du traitement du processus électoral: «Nous croyons qu’une Cour Constitutionnelle doit inscrire l’ensemble de ses interventions et de ses décisions dans les principes à toutes les juridictions à savoir l’impartialité et la neutralité  », a-t-il dénoncé.

Seydou Konaté : LE COMBAT

Rédaction

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