mardi 18 mai 2021
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URD sur la Gestion des évènements douloureux de Nampala et de kidal : «Il a été question du mensonge d’Etat»

Selon le parti du Chef de file de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé, le Régime d’Ibrahim Boubacar Kéïta a orchestré une gestion «calamiteuse» autour de l’évènement douloureux survenu à Nampala le 19 juillet dernier. Une gestion basée sur «des mensonges grotesques» étalant le pire de ses «mépris envers son Peuple».

Cette dénonciation a été faite hier le lundi 25 juillet, à la Maison de la presse du Mali, à la faveur d’une conférence de presse organisée par l’URD. Ladite sortie médiatique du parti du poignet des mains était présidée par son 1er vice président, Pr  Salikou Sanogo, en présence de Me Demba Traoré.

Dans sa déclaration liminaire par rapport à la gestion «calamiteuse» des événements déroulés récemment à Nampala et à Kidal, l’URD crie au mensonge d’Etat.

«Il a aussi été question du mensonge d’Etat»

«Nous savions que le mensonge d’Etat était le sport favori du Régime d’IBK, mais de là à vouloir rassurer tout un Peuple, après des faits aussi graves qu’intolérables, par des mensonges grotesques, constitue le pire des mépris qu’un Régime peut avoir envers son Peuple», déduit la formation politique de Soumaïla Cissé.

Le 19 juillet 2016, tôt le matin, le camp militaire de Nampala a été attaqué par des hommes lourdement armés. Le bilan est lourd: 17 morts, 35 blessés et des dégâts matériels très importants. Pour ce faire, selon les rappels du Pr Salikou Sanogo, l’URD a immédiatement condamné ces actes, le parti a présenté ses sincères condoléances aux familles des militaires tombés sur le front et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Aussi, toute la Nation s’est indignée.

A cet effet, l’URD montrée indignée par la barbarie et l’atrocité des faits et indignée voire très choquée par la «communication désastreuse» entretenue autour de cette tragédie par le Gouvernement. Le Président de la République a réuni un Conseil de défense le même jour, note-t-il, pour ensuite reconnaître qu’il y a eu des dysfonctionnements au sein de l’appareil militaire ; mais, sans aucune précision. Toujours selon les griefs de l’URD, le Ministre de la Défense déclare avec un sérieux déconcertant le même jour à la Télévision nationale que «nos forces armées sont revenues prendre le contrôle du camp et sécuriser la ville». Son message a été relayé, continua-t-il, par son homologue de la Communication, porte-parole du Gouvernement, sur les antennes de RFI le lendemain 20 juillet 2016. Aux dires des conférenciers de l’URD, au même moment les populations de Nampala étaient abandonnées à elles mêmes. «Aucun renfort pompeusement annoncé par ces deux membres du Gouvernement n’était présent dans la ville. Le Maire de Nampala, entre autres, interrogé par la presse malienne et internationale dont Jeune Afrique, a démenti formellement les propos tenus la veille par les deux Ministres», révèle la première force politique de l’opposition malienne.

Par voie de conséquences, le parti URD se pose une multitude de questions auxquelles, selon lui,  le Président de la République «doit répondre devant le Peuple»: «Pourquoi mentir que Nampala a été sécurisée alors que rien n’en était? Pourquoi? Pourquoi? Si la ville était réellement sécurisée, pourquoi le Président de la République ne s’y est pas rendu pour célébrer nos vaillants soldats tombés sur le champ de l’honneur? Qu’est-ce qui s’est passé réellement? Qu’est-ce que le Gouvernement cache au Peuple? Devons-nous continuer à assister désespérément à l’assassinat lâche et barbare de nos vaillants soldats? Pourquoi nos forces ne sont pas suffisamment outillées pour faire face à l’ennemi? Qu’est-ce qu’on a fait de la loi de programmation militaire votée à l’unanimité par l’ensemble de nos Députés ?».

L’URD s’indigne

Après son indignation, l’URD se déclare être profondément préoccupée. De ce fait, sa Direction nationale exige au Gouvernement de redoubler d’efforts pour équiper les FAMA. «L’URD s’en inquiète et exige du Gouvernement plus d’efforts pour doter nos forces armées et de sécurité en équipements adéquats», lit-on dans la déclaration liminaire des conférenciers. D’après le parti du poignet des mains, «ce qui s’est passé à Nampala est gravissime et ne saurait être occulté en aucune manière: Ce sont ceux qui sont chargés de notre défense et de notre sécurité qui ont été attaqués sur leurs bases et le peu de matériels dont ils disposaient emporté ou détruit, leur camp brûlé devant des populations désemparées ! Alors que dire ? Que faire ? », s’est indignée l’URD.

Par ailleurs, selon le parti « Un Président et un Premier Ministre d’un pays en crise comme le nôtre, peuvent-ils se permettre de garder dans une équipe gouvernementale, censée apporter la paix et la stabilité, des Ministres déconnectés de tout sauf du mensonge? Sous d’autres cieux, les deux Ministres, à défaut de se démettre, devaient être purement et simplement remerciés du Gouvernement. Rien ne fit !!! Quel mépris pour le Peuple martyrisé, humilié, trimballé du Mali!!». Et d’ajouter « L’URD a toujours déploré l’attitude défensive du Gouvernement face aux forces du mal tout en lui demandant de prendre toutes les initiatives en vue d’éradiquer ce fléau. Mais hélas le constat est toujours amer !».

Pour les conférenciers, il était inutile de rappeler que c’est la énième fois que Nampala fait l’objet d’attaques et l’opinion publique a toujours entendu le même refrain:  «Les dispositions ont été prises pour que ce qui s’est passé ne se reproduise plus… ». Mais, très malheureusement, force est d’admettre que lesdites dispositions sont restées toujours sans aucun effet escompté.

Sur la situation de Kidal aussi, le parti de Soumaïla Cissé s’est dit très préoccupé

Au passage, les conférenciers ont rappelé que le samedi 16 juillet 2016, dans cette même salle, lors d’une conférence de presse organisée par l’opposition, le Président de l’URD, l’Honorable Soumaïla Cissé avait déclaré que « si l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, constituait un vrai et bon remède en l’état, les autorités maliennes allaient au moins fouler le sol de Kidal; ne serait-ce que pour consacrer la symbolique de la présence de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Mais, hélas !

Dans le même ordre d’idées, l’URD a déclaré que le dimanche 17 juillet 2016, dans une déclaration faite à Niamey, sous l’égide du Premier Ministre du Niger, la CMA et la Plateforme se sont entendus sur la gestion bipartite de la ville de Kidal renforçant ainsi l’interdiction faite au Gouvernement malien de s’immiscer dans les affaires de Kidal, pourtant une Région du Mali. Et, c’est par la suite qu’il y a eu, quelques jours après, cela, contre toute attente, la vive tension qui existait entre les deux groupes armés, ayant entraîné la médiation nigérienne, a vite dégénéré. Des combats violents ont opposé les deux parties les 21 et 22 juillet 2016 à Kidal. Le bilan est lourd. Le Président de la République n’a pas jugé utile de s’exprimer. Le Gouvernement, a produit un Communiqué «très confus» sur l’identité des belligérants. Dans lequel communiqué Koulouba «n’a pas cru bon » de condamner les violences en se contentant tout simplement d’affirmer «qu’il suit avec gravité les affrontements… ». Et pire, le Gouvernement poursuit en ses termes : «En conséquences, le Gouvernement de la République du Mali demande à la CMA et au HCUA de faire preuve de retenue et d’arrêter les hostilités dans l’intérêt supérieur des populations». Cette affirmation prouve à suffisance que le Gouvernement a abandonné la ville de Kidal aux mains de l’ennemi ; car, ne sachant même pas que les hostilités ont opposé le GATIA et le HCUA (Groupe membre de la CMA) et non la CMA et le HCUA.

Quel autre message le Gouvernement a voulu lancer au Peuple si ce n’est du mépris et de la moquerie? Étant entendu que ces événements injustifiables se déroulaient au moment même où le Président de la République rendait hommage à nos vaillants soldats qui venaient d’être lâchement abattus à Nampala. «En un mot, au moment où on observait un deuil national de trois jours sur toute l’étendue du territoire national», ont conclu les conférenciers.

Oumar Diakité : LE COMBAT

 

COULIBALY

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