dimanche 27 septembre 2020
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TRANSITION POLITIQUE AU MALI : Bouleversements politiques ou l’intrinsèque quête du trône ?  

Les assises de la concertation nationale pour la transition ont pris fin le samedi 12 septembre 2020 au Centre Internationale de Conférence de Bamako (CICB). Mais les conclusions de ces assises sont vachement critiquées par bon nombre de leaders politiques, le M5 surtout.

 

La chute du régime de l’ex-président Ibrahim Boubacar Kéïta a causé un véritable imbroglio sur les scènes politico-sociales dans son pays. Leaders politiques, notamment ceux du M5 – RFP et certains leaders de la société civile se lancent déjà dans une quête nocturne pour faire partie de l’ossature de la prochaine transition au Mali. Le rejet des conclusions de la concertation nationale qui a eu lieu samedi dernier au CICB par le M5 montre à suffisance la volonté de ses leaders pour faire changer les choses. Mais que cherchent-ils réellement ? Les critères ont été établis et introduits dans la charte de la transition pour devenir président de la transition. Dans son article 7, chapitre I du président de la transition, titre II organes de la transition, il est dit que : « tout candidat aux fonctions de président et de vice-président de transition doit remplir les conditions suivantes : être une personnalité civile ou militaire ; être de nationalité malienne d’origine ; être âgé de 35 ans au moins et de 70 ans au plus ; être intègre, de bonne moralité et impartial ; être une personnalité de notoriété publique ; jouir de ses capacités physiques ou mentales ; n’avoir jamais fait l’objet d’une condamnation pénale ; être reconnu pour son engagement dans la défense des intérêts nationaux. » Où se situerait le problème ? Selon Madame Sy Kadiatou SOW, leaders du M5 non moins présidente de Aw ko Mali Dron, le rapport général qui a été charcuté ne correspond pas du tout à ce qui a été dit dans les groupes. C’est une volonté de confisquer le pouvoir par le CNSP et ceux qui le soutiennent. Ceux qui étaient opposés au changement. C’est eux qui se sont ligués contre la mauvaise gouvernance et se sont battus pour le changement. C’est dans ce même ordre d’idée que Dr Choguel Kokala Maïga, président du Comité Stratégique du M5, non moins président de FSD dira que ce sont les revendications du peuple malien qui ont été escamotées. Nous avons eu droit à une sorte de manipulation avec les commissions de salles remplies de militaires en arme, des personnalités que personne n’a mandatées se retrouvent en train de jouer les experts. Confusion ou bouleversements politiques ne seraient pas seulement dans le camp du M5, elle s’étend un peu plus. Le président du parti Yelema, Moussa Mara, qui critique en apportant des propositions pour la bonne marche de la transition. Tout comme Jean Mille Bittard, président du MC-ATT qui en a fait de même. À notre humble avis, la question n’est point une prise de partie ou de position, mais plutôt une vision globale des affaires dans l’intérêt supérieur du pays, au bonheur du peuple, vous savez la République.

Moriba DIAWARA

 

Malick Diancoumba

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