mardi 30 novembre 2021
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SOMMET AFRIQUE-FRANCE : Au nom de la Transparence dans la gestion des affaires publiques, un bon bilan moral et financier attendu

Bamako a vibré pendant 48 heures au rythme du 27ième sommet Afrique-France 2017. Si du point de vue de la mobilisation les attentes ont été comblées, tous les regards semblent être tournés vers les organisateurs afin de rendre compte au centime près comme l’exige la gestion républicaine et transparente des affaires publiques. La Société Civile est fortement interpellée tout comme la classe politique pour exiger du Président de la République et du gouvernement la publication dans un bref délai d’un rapport financier et matériel du Sommet Afrique-France. Le Président de la Commission d’organisation M. Abdoullah Coulibaly va-t-il se soumettre à cet exercice de transparence ? IBK et le Gouvernement vont-ils faire preuve de transparence en exigeant la publication diligente du Rapport Financier et matériel ?

Le Mali était à l’honneur du 13 au 14 Janvier 2017 en recevant sur son sol l’Afrique et la France. Le 27ième Sommet s’est tenu dans une atmosphère marquée par une crise sociale aigue et un certain désintérêt de la population bamakoise qui dit n’avoir rien compris de cette retrouvaille entre chefs d’Etat et de gouvernements. Certains citoyens interrogés ont schématisé le sommet en un ballet diplomatique des chefs d’Etat d’Afrique et de France pour juste changer d’air et d’ère, sans véritablement proposer des solutions aux problèmes majeurs. C’est pourquoi, bon nombre de personnes ne se sont pas senties concerner. Après le sommet qui a fait tant de mécontents, à commencer par les déguerpis de la Gouverneure Ami Kane, et par souci de transparence, les autorités doivent rendre compte aux contribuables au nom desquels le sommet a été organisé. Cette exigence républicaine doit caractériser toute gouvernance démocratique et transparente. Elle doit être automatique pour lever toute équivoque et tout soupçon. Le premier malien interpellé serait celui que le peuple a porté à la tête du pays par un vote massif, à savoir le Président de la République. Le second est le Gouvernement sous l’autorité duquel la commission d’organisation a travaillé. Le troisième est le bouillant Président de la Commission d’Organisation, M. Abdoullah Coulibaly à qui la responsabilité de piloter l’organisation du 27ième Sommet Afrique-France, Bamako 2017 a été confiée. M. Coulibaly qui n’est pas à sa première expérience doit avoir le scrupule de produire un rapport détaillé des fonds qu’il a perçus et surtout l’utilisation qui en a été faite. Pour rappel, Abdoullah Coulibaly a été l’initiateur du Forum de Bamako. Comme Tiébilé Dramé alors président de la commission d’Organisation du Sommet Afrique- France en 2005, a produit un rapport détaillé et bien structuré, M. Coulibaly est très attendu pour le même exercice dans un bref délai. A défaut, l’Opposition républicaine ou même la Majorité devra interpeller le ministre en charge de l’organisation du Sommet à l’Assemblée Nationale.
En somme, le peuple malien attend désormais de ses dirigeants une gestion transparente des affaires publiques. Comme pour dire qu’il ne serait plus prêt à avaler n’importe quelle couleuvre de ses gouvernants. L’occupation des locaux du Consulat du Mali à Paris par l’Association Mains Propres en est une parfaite illustration. Cette Association n’a levé son barrage qu’après satisfaction. Vivement le Rapport moral et financier du 27ème Sommet Afrique-France de Bamako.

Youssouf Sissoko
youssouf@journalinfosept.com

Djibril Coulibaly

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