mardi 1 décembre 2020
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Résolution de la crise sociopolitique : Solutions rêvées des Chefs d’État pour le Mali

Après l’échec de deux missions à Bamako, un sommet extraordinaire de la Cedeao par visioconférence est prévu pour ce lundi 27 juillet 2020. Ce sommet sera sans doute la dernière chance ou sinon la dernière opportunité pour le Président Ibrahim Boubacar Kéïta de sortir d’une crise sociopolitique pour son pays.

La Cedeao rêve d’une solution politique majeure pour mettre fin la crise du Mali. L’optimisme est énorme du côté de l’Organisation. Car elle (Cedeao) veut éteindre le feu qui entoure la case ancienne et sacrée du Mali. La case léguée par nos ancêtres. Le sommet de ce lundi nourrit beaucoup d’espoir, dans la mesure où l’intervention de l’un des Chefs d’État, Mahamadou Issoufou du Niger, après la réunion du jeudi dernier à Bamako, le démontre : « À l’issue de ce sommet, je pense que la Cedeao prendra des mesures fortes pour accompagner le Mali. Faire partir le président IBK alors qu’il a été démocratiquement élu demeure une ligne rouge pour la Cedeao. C’était important qu’une étape supérieure soit franchie. Nous pensons que d’ici lundi le travail sera achevé», a-t-il martelé. Ces propos se veulent apaisants et rassurants pour l’issue de la crise dans notre pays ? L’échec de la réunion du jeudi a nourri les esprits et a aidé les Chefs d’État de la Cedeao à discerner les réalités de ce pays, et ce à quoi s’attendent les membres du M5 – RFP (Rassemblement des Forces Patriotiques). De négociations en négociation et d’échecs en échec, depuis juin, que faut-il craindre finalement ? Ce sommet extraordinaire de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) prévu pour ce lundi par visioconférence, dont l’un des sujets phares sera sans l’ombre d’un doute la crise sociopolitique au Mali, aura fort à faire à une situation extrêmement difficile, fâcheuse et déplaisante. Les colères se décuplent et se raffermissent. L’atmosphère est tendue. La démission du Président Kéïta est de nouveau mise à la table, cette fois, sans recul et avec détermination, et pour de bon, et de surcroit avec son régime. En effet, les tueries du 10, 11 et 12, ont ragaillardi et remonté les contestateurs du M5 -RFP. Ainsi, ils exigent non seulement la démission d’IBK, mais aussi de son régime et que la lumière soit faite sur le déploiement de la FORSAT (Forces Spéciales Anti-Terroristes) qui a urgé sur la foule en tirant à balles réelles. Après la réunion du jeudi avec les Chefs d’État de la Cedeao, l’Imam Mahmoud Dicko a maintenu sa position en disant ses vérités : « Rien ne bouge pour le moment. Ils ne nous ont rien dit que je puisse comprendre. Je l’ai dit et je le redis, nous sommes un peuple debout, nous ne sommes pas un peuple soumis ou résigné. Et je préfère mourir martyr que de mourir traître. Les jeunes gens qui ont perdu leurs vies, ils ne l’ont pas perdu pour rien. Ce qu’on nous a dit, si c’est à cause de cela que nous nous sommes réunis, je pense que rien n’a été fait pour le moment, » a-t-il martelé, visage fermé, à sa sortie de la réunion. Espérons que ce sommet extraordinaire de la Cedeao soit une porte de la paix, et qu’une solution honorable soit apportée au Mali pour mettre définitivement fin à cette crise sociopolitique qui freine notre développement.

Moriba DIAWARA

Malick Diancoumba

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