lundi 17 mai 2021
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Rectorat de l’université de Ségou : Performances, difficultés et perspectives des trois facultés

Dans la journée du 24 juin 2016, s’est tenue au rectorat une rencontre d’information sur les résultats, difficultés et perspectives des facultés de l’US.

Après une brève présentation des personnes présentes dans la salle, Dr Aliou Badra BAH, chef du Service Relations Extérieures en Coopération a tenu à faire une présentation du rectorat et l’US et ses différentes facultés. L’organigramme sera amendé sous peu certainement pour la prochaine session.

Ensuite Docteur Tiéman COULIBALY, chef du Service Scolarité et Orientation au rectorat de l’US, a également présenté sa structure et expliqué comment se font les inscriptions.

Pour sa part le Directeur de l’Institut Universitaire de Formation Professionnelle (IUFP), Docteur KAMISSOKO a présenté sa structure, comment sont organisées sa direction et ses différentes filières. Comme résultats de l’année universitaire 2014-2015, en semestre 1, le taux de réussite de l’IUFP est à 97 % actuellement mais tous les étudiants n’ont pas encore soutenu. Comme partenaires, l’IUFP est en  bonne relation avec l’IUT de Grenoble qui veut venir l’épauler et des professeurs retraités qui veulent venir dispenser des cours ici ne demandant rien d’autre que les frais de transport aller-retour et l’hébergement .

Egalement Monsieur Balla DOUMBIA, Chef du Département d’Etude et de Recherche de la Faculté des Sciences Sociales (FASSO), a pris la parole pour présenter cette structure, ses résultats. Comme effectif la FASSO compte 916 étudiants cette année et compte très peu de personnel et ceux qui sont là font tout par eux-mêmes. En Aménagement du territoire, la FASSO a un taux de réussite de 97,15% ; en Communication des Organisations 97,80% et en Sociologie 100% en 2014-2015 pour la troisième année. En deuxième année, en AT : 90,70%, en CO : 90,67%, en S : 95,45%. En première année, en AT : 87,78%, en CO : 81,82% et en S : 72,76%. Ces taux de réussite concernent les admis sans dettes à rembourser et les admis avec dettes qu’on appelle les admissibles. En termes de perspectives, tout comme les autres facultés, la FASSO a proposé 6 programmes de Master, pour la Communication, notamment un Master en publicité, un Master en journalisme, un Master en communication des organisations et un Master en communication numérique. A côté de ces quatre masters, il y a également un master en sociologie et un master en aménagement du territoire. Ces masters ont été choisis par des experts, par l’UEMOA et avec les professeurs maliens et sénégalais, notamment par le Professeur Singaré et le doyen de la Faculté des Sciences Sociales de l’Université Kassobergers, le vice-doyen de la Faculté des Sciences Sociales de l’Université Houphouët Boigny, un expert français qui est le directeur adjoint des chambres algériennes des recherches.

Enfin M. Sékou FANE, le Secrétaire principal de la Faculté d’Agronomie et de Médecine Animale (FAMA) a pris la parole pour présenter à son tour sa faculté. Il a noté que la FAMA n’a pas de doyen mais plutôt un vice-doyen qui assure l’intérim. La FAMA a un besoin par rapport au personnel. Et est en bail. Elle est en partenariat avec la Banque Mondiale qui se propose de construire une infrastructure et l’Etat fournit un effort. En 2014-2015, la FAMA comptait 345 étudiants dont 279 garçons contre 66 filles alors que cette année il y a 237 pour dire que l’effectif régresse. La FAMA a un taux de réussite pour les admis sans dettes de 77,97% au total. En Agroéconomie L1 : 60,87% ; L2 : 78,13%, L3 : 85,52%. En Hydraulique agricole L1 : 57,14%, L2 : 73,33%, L3 :91,43%. En Vulgarisation agricole L1 : 70,37%. En Production Santé Animale L1 : 20,00%, L3 :85,00%. Notons que la vulgarisation agricole ne compte ni de deuxième année ni de troisième année et la Production Santé Animale n’avait pas de deuxième année l’année dernière, ce qui fait que cette année, il n’y a pas de troisième année. Pour les admis avec dettes (les ajournés), la FAMA compte : en Agroéconomie L1 : 28,26%, L2 : 9,38%, L3 : 8,28%. En Hydraulique agricole L1 : 23,81%, L2 : 6,67%, L3 : 2,86%. En Vulgarisation agricole L1 : 22,22%. En Production Santé Animale L1 : 80,00%, L3 : pas d’admissibles. Ce qui fait un total de 13,04%. Pour les redoublants, qu’on appelle les ajournés, la FAMA a, en Agroéconomie L1 : 10,87%, L2 : 12,50%, L3 : 6,21%, en Hydraulique Agricole L1 : 19,05%, L2 : 20,00%, L3 : 5,71%. En Vulgarisation Agricole L1 : 7,00%. En Production Santé Animale L1 : pas d’ajournée, L3 : 15,00%. Ce qui fait un total de 9,28%.

La FAMA note que les pourcentages des garçons admis avec dettes (admissibles) sont plus élevés que ceux des filles, mais les filles ajournées sont moins nombreuses que les garçons.

Au deuxième semestre de l’année universitaire 2014-2015, la FAMA comptait 145 étudiants dont 126 garçons contre 19 filles. Notons que les troisièmes années n’y figurent pas puisque pour eux le deuxième semestre est consacré au stage de fin de cycle. Comme pourcentage, pour les admis sans dettes, en Agroéconomie L1 : 28%, L2 : 72%, Hydraulique Agricole L1 : 43%, L2 : 60%, en Production Santé Animale L1 : 20%, en Vulgarisation Agricole : 78,00%. Ce qui fait un total de 52%. Pour les admis avec dettes (admissibles) ; en Agroéconomie L1 : 57%, L2 : 16%, en Hydraulique Agricole L1 : 33%, L2 : 20%, en Production Santé Animale L1 : 80%, en Vulgarisation Agricole L1 : 14,81%. Ce qui fait un total de 34%. Pour les ajournées, en Agroéconomie L1 : 15,22%, L2 : 12,50%, en Hydraulique Agricole L1 : 23,81%, L2 : 20,00%, en Production Santé Animale L1 : pas d’ajournés, en Vulgarisation Agricole L1 : 7,41%. Ce qui donne un total de 14,48%.

 Il est évident qu’à la FAMA, il y a beaucoup plus de garçons que de filles. Des dispositions doivent être prises pour encourager l’inscription des filles.  Comme difficulté, la FAMA demande à ce que le doyen qui est en intérim soit confirmé ou qu’un autre doyen soit nommé. La FAMA a un partenariat assez divers. Elle était en partenariat avec FIBANI (Fonds d’Insertion dans le Bassin du Niger) mais qui a pris fin en fin 2015, qui a installé une base de données au sein de la FAMA, a fait faire plusieurs formations, a acheté plusieurs échantillons de livres. Actuellement, la FAMA est en  partenariat avec un programme néerlandais, NICH qui est géré par un consortium néerlandais, français et burkinabé, avec la Banque Mondiale qui se propose de construire les locaux , avec des grandes écoles de Bamako, l’IPR de Katibougou dont les professeurs dispensent les cours ici et qui participent à l’élaboration des programmes. Il y avait des programmes conçus pour les trois premières filières de la FAMA dont l’Agroéconomie, Production et Santé Animale et Hydraulique Agricole mais le partenariat avec NICH et même FIBANI a permis d’élaborer et d’évaluer des programmes pour le Master qui seront ouverts si possible à l’année universitaire 2016-2017.

 La FAMA, la FASSO et l’IUFP nous ont fait savoir leur motivation pour faire sortir des étudiants compétents et ayant de bonnes notions en théories qu’en pratiques.

 Notons que les trois facultés et le rectorat de l’US ont presque tous les mêmes maux. A savoir, manque de personnels, de locaux, de primes. L’Association des Parents d’Elèves (APE) s’est également fait entendre pour ce qui est de la formation des étudiants dans de bonnes conditions. Ils déplorent tous le manque de personnel.

 Souhaitons que ces cris de cœur soient entendus pour dissiper les inquiétudes.

Fatoumata CISSE, Correspondante – Ségou   lecombat.fr

Djibril Coulibaly

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