mardi 26 octobre 2021
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Politique Françafrique: Le serveur du système bloqué par la transition malienne!

 

 

La transition malienne, depuis le 18 août 2020, met à rude épreuve les partenaires du Mali, singulièrement la France. Le message ne passe plus et les codes classiques semblent être brouillés. Les tentatives pour désamorcer la fin imminente du diktat français en Afrique et plus particulièrement dans les pays francophones tournent en chantage. À Bamako, la population a accueilli Choguel en fanfare, triomphalement, après son discours audacieux à la tribune des Nation-Unies. https://lecombat.fr/politique-francafrique-le-serveur-du-systeme-bloque-par-la-transition-malienne/

La politique Françafrique est-elle à son apogée ? Même s’il est trop top pour le dire, le contexte actuel de la coopération entre le Mali et la France mérite suffisamment que l’on s’interroge sur le sujet. La France qui soutient le Mali dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel est dans une mauvaise passe avec les nouveaux maîtres des lieux. Elle qui avait annoncé le départ de ses troupes après le deuxième coup d’État en moins de neuf mois du premier, cherche éperdument sa place. Selon le Premier ministre, Dr Choguel Kokala Maïga, la France est coupable « d’un abandon en plein vol ». https://youtu.be/QPunCVHKPxchttps://lecombat.fr/?p=36963&preview=trueLa France qui a annoncé la réduction de ses effectifs et le démantèlement de ses bases dans les régions du nord au Mali n’a pas daigné échanger avec les autorités de la transition sur la question. Une raison suffisante selon Choguel pour sonder d’autres types de partenariat tel Wagner, un groupe de sécurité russe afin de combler le vide laissé par le départ de la force Barkhane. Cette sortie médiatique du Premier ministre a provoqué le courroux de Paris qui n’a pas tardé à envoyer son ministre des Armées, Florence Parly au Mali. À Bamako, l’on ne change pas de discours malgré la volonté de faire changer les choses. https://youtu.be/QPunCVHKPxcLes forces françaises ne quittent pas le Mali, a-t-elle rassuré, mais c’est insuffisant pour changer d’avis, de l’avis des colonels. Les militaires sont sur le pied de guerre et, en face de l’ennemi, le Colonel Assimi n’est pas prêt à changer de discours. Assise, face au président, les mains dans les cuisses, signe d’une position de faiblesse, Mme Parly perd son latin. Visiblement, le président de la transition n’est pas près d’avaler la traditionnelle couleuvre de la Françafrique. Lui dont l’accession à la présidence de la transition a été catégoriquement rejetée par la France fausse la communication pour la simple raison qu’il remet en cause les codes de la Françafrique.

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Il convient de rappeler qu’après le 24 mai, date à laquelle a eu lieu le deuxième coup d’État en neuf mois, le Colonel Assimi Goïta a refusé d’appeler, selon nos sources, son homologue français, Emmanuel Macron, malgré la demande formulée par quatre chefs d’État de la sous-région. Dépassés par la violation des codes secrets de la Françafrique par le colonel malien, ces chefs avaient demandé à Assimi néanmoins de décrocher l’appel si Macron venait à l’appeler. Un fait qui montre que le président de la transition actuelle du Mali constitue un virus potentiel pour menacer le bon fonctionnement du serveur Françafrique. Malheureusement, le discours de Choguel à la tribune des Nations-Unies met à nu les manigances de la France au Mali, mais surtout dans les pays africains où elle prône jusqu’à présent son hégémonie.

Face à ce qui risque désormais d’être fatal pour la France, car perdre le Mali suppose la probabilité de perdre toute l’Afrique francophone, celle-ci passe à l’attaque.https://lecombat.fr/?p=36963&preview=true Le Quai d’Orsay est d’abord monté au créneau, lundi 27 septembre 2021 pour rejeter les accusations formulées par le Premier ministre malien qui a accusé la France d’abandonner le Mali et d’avoir engagé le retrait de la force Barkhane sans consultation. https://youtu.be/QPunCVHKPxc« La transformation de notre dispositif militaire au Sahel ne constitue ni un départ du Mali ni une décision unilatérale, et il est faux d’affirmer le contraire », a déclaré la porte-parole du ministre français des Affaires étrangères.

Avant que Florence Parly ne surenchérisse : « Quand on a 5 000 soldats et qu’on se désengage de trois emprises, et qu’on a l’intention d’en laisser encore plusieurs milliers, ce n’est pas l’attitude normale d’un pays qui a l’intention de s’en aller », a argumenté la ministre française des Armées.

Visiblement excédée et acculée par les propos d’abandon du Mali formulés à la tribune de l’ONU par Choguel Maïga, la ministre des Armées, Florence Parly, attaque : « C’est beaucoup d’hypocrisie, c’est beaucoup de mauvaise foi, beaucoup d’indécence, surtout parce que ces propos ont été tenus le samedi, 25 septembre. Or, le vendredi 24 septembre, un 52e militaire français a donné sa vie pour combattre le terrorisme au Sahel. » https://lecombat.fr/?p=36963&preview=true

En clair, cette situation se présente parce que Paris n’a plus d’interlocuteur fiable et fort pour imposer ses points de vue auprès aux autorités maliennes. C’est-à-dire que le serveur de la Françafrique qui commande et téléguide les chefs d’État de l’espace francophone semble désormais attaqué par la transition malienne.

Kevin KADOASSO LE COMBAT

 

 

Djibril Coulibaly

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