dimanche 19 septembre 2021
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Plus de 200 millions FCFA détournés : le Maire Mamourou Coulibaly et sa bande cités  

La Mairie de Bougouni ou l’antichambre de la fraude municipale

La Mairie de la Commune Urbaine de Bougouni n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres, en vue de sa privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire qu’elle est victime, depuis des ans, d’une OPA (Offre Publique d’Achat) qui ne dit pas son nom : elle est au service exclusif de Monsieur le Maire, Mamourou Coulibaly et de sa bande : marchés de gré-à-gré, gestion clanique des ressources humaine et financière, détournements à la pelle, achats de conscience et de silence, magouille et affairisme à ciel ouvert… Tout y passe sans que cela n’offusque personne. Décidément, la Mairie de Bougouni porte les germes de sa propre destruction.

Face à la gabegie ambiante à la municipalité de la Commune Urbaine de Bougouni et à l’affairisme du clan qui la dirige, doit-on s’emmurer dans un silence pour éviter les foudres de sa colère ? Heureux, ceux qui se posent, encore, ces questions. Car, il y a longtemps que l’oligarchie du Maire Mamourou Coulibaly a anesthésiée les convictions. Avec espèces qui sonnent en trébuchant. Et partout, le même constat, l’amer constat : motus et bouche cousus. Personne pour dénoncer cette mauvaise gestion à la pelle. On reste de marbre, face à la gestion clanique du maire Mamourou, face à cette gabegie ambiante qui hypothèque l’avenir des populations de Bougouni.

Partout, le même silence assourdissant. Parce que le tout-puissant Maire de la commune urbaine de Bougouni et son clan versent des liasses dans leur escarcelle. Donc, il faut applaudir leurs faiblesses, tolérer leurs fantasmes.

 

La Mairie de Bougouni ou les Entreprises Mamourou Coulibaly

 

La Municipalité de la commune urbaine de Bougouni est depuis le premier mandat  (2004-2009) du Maire Mamourou Coulibaly, un monde à part, avec ses « dieux », ses anges, ses prophètes et ses esclaves. Un monde, avec ses lois, ses règles. Un monde dans lequel prévaut une seule règle : tous ceux, qui ne sont pas avec nous, sont contre nous. Alors, il faut les briser. Coûte que coûte. Et quoiqu’il en coûte. C’est tout le sens de l’affaire dite de la « gestion des ristournes d’éclairages publics » de la société EDM qui est de 348F pour chaque compteur enregistré. De 2009 à 2016,  aucune trace de ces sous n’est visible sur les comptes de la commune de Bougouni. Une  affaire à travers laquelle, le maire Mamourou Coulibaly entend régler ses comptes avec certains collègues, dont le tort est d’avoir s’opposé à ses pratiques malsaines. C’est exactement ce qui s’est passé dans une autre affaire : l’affaire des ristournes de la CMDT qui jusque-là n’ont pas d’impact sur les comptes de la commune.

Pour faire diversion, le Maire Mamourou Coulibaly a attribué, le 10 juin 2008, à l’Entreprise Cle Sokono (représenté par M. Tidiani Diakité), un marché de plus de 255 millions (255 844 199 FCFA). Ledit contrat a trait à la construction sur le site de l’ancienne auto gare de Bougouni de : l’Hôtel de Ville, le bâtiment des services techniques (voirie municipale), la clôture et le logement gardien 4 latrines et l’aménagement d’un espace vert et les aires de circulation dans un délai de 300 jours et sur financement des travaux à 100% par l’Entreprise Cle Sokono. Le marché a été exécuté, conformement, par ladite entreprise et les magasins sont opérationnels, il y a une dizaine d’année. Mais contre toute attente, le Maire Mamourou de Bougouni, refuse de rembourser le prestataire, conformément aux clauses du contrat : 11,6 millions FCFA (11 629 290F) remboursable par an en 22 ans.

Également, le maire Mamourou Coulibaly, a accordé le 7 août 2017 à l’Entreprise GIE Djamanaty Construction représentée par M. Abass Diallo, la construction de 40 magasins  et 2 blocs de latrines dans la ville de Bougouni pour un montant total de 104 millions FCFA (104 720 000F) sur financement du budget communal à hauteur de 100% dans un délais de 90 jours (3 mois). Avant même la fin des travaux et l’expiration du délai d’exécution, le maire Mamourou a retiré la réalisation du marché à l’Entreprise GIE Djamanaty Construction, qui déjà avait remis les clés des 40 magasins, pour réattribuer le reste des travaux à un proche. Acculé par les créanciers, le chef de l’Entreprise, M. Abass Diallo, sera envoyé en prison.

Toutes ces sales affaires ont vu le jour sous le Maire Mamourou Coulibaly. Mais personne ne lève le petit doigt. Conséquence : plusieurs dizaines de millions de francs CFA manquent, aujourd’hui, à l’appel de la caisse de la Mairie de Bougouni.

Pire, le Vérificateur Général (Végal) a décelé dans la gestion du Maire Mamourou Coulibaly, pendant la période de janvier 2017 à Décembre 2019, un trou de caisse de 208 millions FCFA (208 143 787F) qu’il n’arrive toujours pas à justifier. Pendant ce temps, les impayés se multiplient. Au rythme que les créanciers se bousculent au portillon de la Mairie. En clair, rien ne va, comme prévu, à la Mairie de la Commune Urbaine de Bougouni.

Un seul exemple cité par le rapport du Végal : le Maire de Bougouni, M. Mamourou Coulibaly, a ordonné le paiement des salaires des enseignants des Collectivités Territoriales mutés hors de sa Commune alors que le délai réglementaire de prise en charge desdits salaires est dépassé. Le montant total indûment payé, pendant la période sous revue, s’élève à plus de 126 millions de nos francs (126 712 156 FCFA). C’est ainsi qu’à la suite d’une plainte de la PCC (Plateforme pour la lutte contre la Corruption et le Chômage) dans cette affaire pour  ‘’faux et usage de faux ; falsification d’identité et recrutement parallèle’’, le DCAP de la Commune Rurale de Garalo et le Régisseur ont été mis aux arrêts ; avant d’être mis en liberté provisoire, à la veille de la fête de Tabaski, après le paiement d’une caution.

Toutes ces gaffes,  ont suscité la colère de nos autorités qui, depuis, se sont muées dans un silence. D’où des appels à manifester des populations de Bougouni.

Cependant, peut-on parler d’homme qu’il faut à la place qu’il faut, lorsque le Maire Mamourou Coulibaly, gère de façon patrimoniale depuis  des ans, la municipalité de la commune Urbaine de Bougouni? Surtout que le Vérificateur a démontré que la bagatelle de 208 millions de nos francs ont pris d’autres destinations, jusque-là encore, inconnues. Peut-on parler de changement sous cette transition, lorsque tout est devenu normal : le viol du dénier public, la corruption, le népotisme etc.

Peut-on parler de refondation, lorsque les règles les plus élémentaires, sont piétinées par ceux-là même, chargés de les appliquer ?

Peut-on parler de développement local, lorsque certaines autorités municipales, comme la Mairie de la Commune Urbaine de Bougouni sont victimes d’une Offre Publique d’Achat (OPA) qui ne dit pas son nom ?

En clair, la Mairie de Bougouni  est en proie à une gestion patrimoniale. Il  est au service exclusif de son Maire, M. Mamourou Coulibaly et de sa bande. Au même moment, l’octroi d’indemnités et de gratification, sans base légale n’est pas de nature à tempérer les curiosités. Le Maire Mamourou Coulibaly, perçoit à lui seul, des avantages indus d’un montant total de 3,8 millions FCFA (3.875.000F).

Sauf revirement de dernière minute, la Commune Urbaine de Bougouni risque, les jours à venir, de faire le deuil de son programme de développement local.

À la Mairie de Bougouni,  les décaissements sont sans rapport avec les besoins réels de la commune. Autrement dit, l’argent coule de source et dans d’autres sources.

 

La Commune de Bougouni victime de son Maire

 

La Mairie de la Commune Urbaine de Bougouni est malade. Malade de son Maire et de sa clique, qui n’en font qu’à leur guise.

« C’est fini, la Mairie de Bougouni est morte ! Elle n’existe que pour le Maire Mamourou Coulibaly et son réseau »,  nous confie un travailleur de cette municipalité.  Avant de conclure : « si des changements ne sont pas apportés au sein de cette municipalité, les prochains jours seront durs pour la commune de Bougouni, les populations… »

Certes, M. Mamourou Coulibaly, Maire de Bougouni  et son réseau vaut mieux que rien. Mais ils restent le pire en ce qui concerne la gestion communal de cette circonscription. Et pendant que la municipalité saigne, le Maire Mamourou et sa bande roulent dans de luxueuses bagnoles tout en hissant des bâtisses dans les quartiers huppés de notre capitale. Mieux, selon certaines indiscrétions, ils se taillent des périples en Occident. Voilà, tout le sens à donner à l’hémorragie financière que connaît, aujourd’hui, la Mairie de la Commune Urbaine de Bougouni.

Pour recouper nos informations, à notre passage le jeudi dernier à Bougouni, nous avons tenté de joindre le Maire Mamourou Coulibaly pour le rencontrer. En vain.

Que se reproche-t-il au juste ?

«Se mettre au service de la veuve et de l’orphelin ne dispense pas pour autant, quand l’occasion s’en présente, de défendre le veuf et l’orphelin », a dit Pierre Dac.

Jean Pierre James LE NOUVEAU REVEIL 

Djibril Coulibaly

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