vendredi 3 décembre 2021
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Payement de la Dette intérieure : La fermeté de l’hôtel des finances

Au cours de la troisième phase du paiement de la dette intérieure, beaucoup de faux dossiers ont été montés de toutes pièces. Des justificatives hors normes engagées sont entre autres : faux et usage de faux ; photocopies ; absence de PV de réception ;  absence de pointage contradictoire et incohérence des dates. Sans flexibilité, aucune, le Ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, a maintenu sa position de protéger l’engagement des deniers publics pour du faux.  

En effet, pour le paiement de la dette intérieure, le Ministre de l’Economie et des Finances avait été clair. Selon nos informations, la position de l’hôtel des finances  par rapport aux mécanismes de paiement de la dette intérieure reste invariable pour la troisième phase. Autrement dit, il fait respecter les mêmes décisions adoptées dans le cadre du paiement des arriérés des deux premières phases.

Ainsi, au cours de la troisième phase, beaucoup de faux dossiers ont été montés de toutes pièces. Des pièces justificatives de mauvaise qualité qui ne permettent pas, pour l’essentiel, d’engager les deniers publics: faux et usage de faux ; photocopies ; absence de PV de réception ;  absence de pointage contradictoire ; incohérence des dates, etc.

Face à ces comportements sur fond de tricheries, le Ministère a été, on peut plus clair, ferme dans ses explications. Lors de sa rencontre avec les fournisseurs, il y a plus d’un mois, après avoir les écouté attentivement, le Ministre Boubou Cissé a été formel dans ses propos.

Il a d’abord donné des éclaircissements par rapport aux intoxications tendant à faire croire au déboursement de 200 milliards de francs CFA par la Banque Mondiale. Selon lui, la Banque Mondiale n’a décaissé aucun franc pour le paiement de la dette intérieure du Mali. Donc, contrairement aux désinformations tendant à faire croire que celle-ci a déboursé 200 milliards pour le paiement  la dette intérieure. Et le Ministre Cissé précise que «les arriérés des Projets et des EPA doivent être payés par ceux-ci compte tenue de leur autonomie juridique et financière».  D’ailleurs, toujours d’après le Ministre, aucun de ces arriérés n’est soutenu par un marché en bonne et due forme.

En outre, concernant les arriérés budgétaires des Ministères, Dr Boubou Cissé rappelle que son département a payé plus de 533 millions de francs CFA sur les dettes intérieures avec lignes budgétaires.

Aussi, le premier Responsable de l’hôtel des finances du Mali précise que les arriérés extrabudgétaires des départements ministériels ont tous été payés au cours des deux premières phases. Au cours de la troisième phase, dénonce-t-il, «beaucoup de faux dossiers ont été montés de toutes pièces ;  les pièces justificatives sont, pour l’essentiel, de mauvaise qualité ; donc, ne permettant pas d’engager les deniers publics…».

A cet effet, le Ministre Cissé déclare «qu’il ne saurait question de cautionner certaines pratiques venant des soi-disant fournisseurs qui n’ont rien livré à l’Etat mais qui avaient plutôt distribué de l’argent pour avoir leurs noms inscrits sur des faux documents en tant que créanciers de l’Etat».  Toutefois, il affirme d’accepter l’accompagnement du Ministère au développement du secteur privé.

Enfin, faut-il noter que le patron de l’hôtel des finances nationales s’engage, au moment opportun, de saisir qui de droit pour sanctionner tous les malfrats. Ces ennemis de la patrie qui se déguisent en fournisseurs pour piller les maigres ressources du pays, au moment même où notre nation est engagée  avec abnégation dans la lutte contre le terrorisme international. Les preuves contre ces fournisseurs malintentionnés sont déjà à la disposition du Ministre Dr Boubou Cissé.

Ce qui dénote qu’un tel combat d’assainissement digne de ce nom engagé dans les finances publiques du pays mérite d’être encouragé et soutenu par tous les Maliens et les plus hautes autorités nationales.

Oumar Diakité : LE COMBAT

COULIBALY

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