lundi 10 mai 2021
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Parole aux femmes : «On tient vraiment à être indépendante», dixit une dame battante au foyer

Mme Dicko Mariam Touré, résidente à Koulikoro, est âgée d’une quarantaine d’années et mère au foyer. Pour pouvoir subvenir à ses besoins, sans avoir recours à d’autres personnes, avec des consœurs, au nombre de quatre, elles ont décidé de mettre en place une association dénommée TIESSIRI TON de Souban. Souban est un quartier de Koulikoro. Aujourd’hui, elle se dit un peu libre ; car,  ça commence à aller petit à petit. L’association est mise en place il ya deux ans, mais et il y a toujours quelques difficultés qui demeurent.  Suivez l’interview qui suit.

LE COMBAT : Pourquoi vous avez mis en place cette association ?

Mme Dicko Mariam Touré : Nous ne faisions aucun travail ; même pas de petit commerce. On a eu des gens qui étaient prêts à nous aider ; alors, du coup, on s’y est lancé. C’est ce qui nous a motivé parce qu’on avait  déjà la volonté mais les moyens nous manquaient. Au sein de l’association, nous sommes cinq. Toutes des femmes.

Quelles sont vos activités ?

Nos activités sont surtout focalisées sur l’alimentaire. Nous transformons l’arachide, on en fait des amuses bouche, de la  pâte d’arachide, on transforme le fonio, on fait des couscous, etc.

Avez-vous eu des difficultés à réaliser vos projets ?

Oui, comme tout travail, le début est un peu difficile. Mais ça n’a pas duré. On a été en contact avec une ONG qui nous a aidé financièrement avec 700 .000 francs CFA. On a pu acheter petit à petit quelques matériaux pour commencer le travail.

Vous continuez à travailler avec votre fonds propre ou bien c’est l’ONG qui vous finance toujours?

Nous continuons avec notre propre argent. A chaque fin de mois, on met à côté quelques sous et quand on vend nos marchandises on garde le bénéfice et on continue de travailler avec le reste du capital.

De quoi avez-vous besoin maintenant ?

On est en manque de locaux où on peut mieux exercer nos activités. On a aussi besoin de certains matériaux comme les séchoirs  et autres.

Quelles réalisations avez-vous pu faire grâce à cette association ?

Ça nous a beaucoup servi. On est moins dépendante maintenant. On peut subvenir à nos petits besoins et à ceux de nos enfants. Vous savez que les femmes ont toujours des évènements ; donc, l’association nous aide vraiment. Et , à chaque fois qu’il y a des foires on nous fait appel et cela nous permet d’être connu et de faire plus de ventes.

On aimerait que les autorités nous aident pour pouvoir avancer. On a beaucoup d’autres visions, comme faire profiter d’autres femmes, par exemple, en les invitant à travailler avec nous. On tient aussi à être indépendante.

Propos recueillis par Adama Amadou Haïdara : LE COMBAT

COULIBALY

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