vendredi 3 décembre 2021
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Obsèques du Général Kafougouna Koné : Mort d’un Général et deuil d’un peuple !

Décédé dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 mars 2017, le général de division, diplomate et ancien ministre Kafougouna Koné, a été accompagné à sa dernière demeure, le dimanche 12 mars dernier. Des honneurs militaires et un hommage national dignes de son rang lui ont été rendus par le chef suprême des armées, Ibrahim Boubacar Keïta, sur la place d’armes du 34 ème bataillon du génie militaire.
Arraché à l’affection des siens dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 mars, le général de division Kafougouna Koné, non moins diplomate et ancien ministre, a été conduit à sa dernière demeure, le dimanche 12 mars dernier. Il repose désormais au grand cimetière de Niamakoro en Commune VI du district de Bamako, où il a été inhumé à côté de sa défunte mère.
Pour l’occasion, la nation malienne, à travers le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, chef suprême des armées, l’armée malienne, la famille du défunt et ses porches collaborateurs, lui ont rendu un dernier hommage. L’ancien président de la transition, Pr. Dioncounda Traoré, le président de l’Assemblée nationale, Issaka Sidibé, les chefs des autres institutions, les membres du gouvernement, des hauts gradés de l’armée, plusieurs anciens ministres du gouvernement de l’ancien président Amadou Toumani Touré, étaient tous présents sur la place d’armes du camp du 34ème bataillon du génie militaire.
«Oui, l’enfant de Fourou, la mémoire de ce militaire sanglé dans sa tenue de combat, torse bombé dans l’impeccable salut militaire, restera à jamais gravée dans l’esprit de vos concitoyens… c’était en 1985 on parlait de la guerre de Lagacher … de celui qui, fin stratège, brillant meneur d’hommes, avait réussi, de la mare de Soum à Bénéna, à restaurer la fierté du Malien » rappelle, le général de brigade Amadou Sagafourou Guèye, Grand Chancelier des ordres nationaux, faisant allusion au rôle clé joué par feu général Kafougouna Koné, lors du conflit ayant opposé le Mali à son voisin Burkinabè.
Plus loin, devant un public attristé et plongé dans le recueillement, le grand chancelier des ordres nationaux, cite, Paul Anderson qui écrivait à propos des grands hommes : « Par la mort notre vie est perdue, mais ceci nous survivra. La mémoire ne tombe pas en poussière et jusqu’à la fin du monde, protégé de l’oubli, le nom des héros vivra ».
Pour rappel, le général Kafougouna Koné est issu de la 3ème promotion baptisée ‘’Mamadou Cissoko’’ de l’Ecole militaire de Kati d’où il est sorti en 1966. « Il était le seul parmi nous qui a choisi le corps de la compagnie du commando parachutiste » se rappelle, le Gal. Tiékoro Doumbia, un des camarades de promotion du défunt.
Il fut surnommé par ses compagnons d’armes ‘’Vlad’’ (Vladimir Illich Lénine’’ ou ‘’Cous’’ (Cousin) et le général Tiékoro Doumbia se souvient que son compagnon d’hier feu général Kafougouna Koné était un militaire de grande valeur et un homme sociable.
Des qualités qui dit-il, lui ont valu d’occuper plusieurs postes de haute responsabilité dans l’armée et dans le gouvernement.
Sortit sous-lieutenant de l’EMIA (Ecole Militaire Inter armes de Koulikoro) en 1969, il fut successivement lieutenant en 1971, capitaine en 1976, commandant en 1981, Lieutenant colonel en 1985, colonel en 1991, général de Brigade en 1996.
Après avoir joué un rôle déterminant dans les événements de mars 1991 marquant l’avènement de la démocratie et de la 3ème république, le général Kafougouna Koné entame une carrière de diplomate en 1992 avec sa nomination comme ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire du Mali en Chine couvrant le Viêt-Nam, la Nouvelle Zélande, la Thaïlande entre autres. Avant d’être nommé ministre de l’Administration Territoriale en 2002, poste qu’il occupa pendant dix ans, il fut délégué général aux élections en 2000.
« Patriote, chez lui, la défense des intérêts de la patrie primait sur tout pour lui. Ses faits d’armes et sa grandeur d’âme étaient sans commune mesure avec sa modeste taillée » témoigne, Amadou Koné, l’un des membres de la famille du défunt.
« Vous avez quitté mais vous n’êtes pas mort, car les grands hommes ne meurent jamais. Nul n’est parfait, nous lui pardonnons et nous vous demandons votre pardon. Pour que Dieu puisse l’accueillir dans son paradis » a conclu, un de ses compagnons d’armes, le Gal. Tiékoro Doumbia.
Dors en paix mon Général !
Mimi Sanogo LE SURSAUT

Djibril Coulibaly

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