samedi 23 novembre 2019
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Ne faudrait-il pas aider IBK pour le Mali ?

 

Réélu pour un second et dernier mandat de cinq ans, conformément à la Constitution de 1992, IBK n’a plus d’autres choix que de réparer tous les errements du premier mandat afin de  remettre le pays à son successeur dans un état moins piteux. Mais pour parvenir à cette fin, il faudrait nécessairement une conjugaison d’efforts de tous les maliens. La meilleure recette pour parvenir à redresser la pente serait le Consensus national. Seule, l’union des cœurs et des esprits pourra permettre à notre pays  de retrouver son lustre d’antan.

Nous sommes de ceux qui pensent que la résolution  de la crise multidimensionnelle à laquelle le Mali est confronté depuis 2012, passe par un Consensus national. Ce consensus, sans nul doute, devrait être bâti autour d’IBK, lui qui a eu  la chance d’être le premier des maliens  par son poste. Quel est le malien qui n’est pas las de la gravissime situation à laquelle le Mali est confronté ?  Qui n’a pas été victime d’insécurité, de corruption, bref de mal gouvernance ? Et pourtant, la solution est bel et bien entre nos mains et très largement à notre portée. Ce qui manque le plus, c’est la volonté politique des acteurs, toutes tendances confondues. N’est-il pas temps qu’on mette le Mali au-dessus de nos égos, surtout quand ils sont surdimensionnés ? Le Mali a besoin aujourd’hui de toutes ses filles et de tous ses fils pour un nouvel envol, celui qui nous permettra de faire un bond qualitatif dans le sens de la réconciliation, du vivre-ensemble communautaire, et d’amorcer un véritable virage dans le cadre d’un développement harmonieux. N’est-il pas nécessaire d’opérer des réformes qu’elles soient législatives ou règlementaires pour corriger toutes les insuffisances et tous les dysfonctionnements constatés dans la gestion du pays et de notre démocratie ? En plus des réformes qui sont nécessaires, ne devrions-nous pas nous engager dans le vaste chantier de la lutte contre la corruption et la délinquance  financière ? Ce vaste chantier qu’IBK a ouvert, ainsi que les réformes, en vue de doter notre pays d’instruments modernes tant en termes de gestion des élections que sur le plan législatif ne devrait-il pas nous rassembler, nous unir autour du Mali. Nous devrions aider IBK à sortir par la grande porte et à léguer un pays nickel à la postérité.  C’est pourquoi, il faudrait le soutenir  pour trois raisons :

Première raison,  parce qu’il est le Président de la République élu pour un second et dernier mandat, donc ce qui devrait faire de lui un homme au-dessus des contingences politiques. Cette position de neutralité devrait lui permettre d’être à équidistance de toutes les forces sociopolitiques et de pouvoir entreprendre les réformes idoines et envisager des solutions pour une sortie de crise.

Deuxième raison,  parce qu’il n’aurait aucune ambition de torpiller le cou à la Constitution pour briguer un troisième mandat. Donc, dans la posture de Président sortant prêt à sortir, il pourra réaliser certains projets qui, hier à cause des calculs politiques, il en a été empêché. La lutte contre la corruption fait partie de ces vastes chantiers pour le dernier quinquennat.

Troisième raison, IBK conscient des multiples dangers qui guettent notre pays, serait prêt à tendre la main à son opposition pour juguler les crises majeures, tant sur le plan sécuritaire que sociopolitique. Pour atteindre cet objectif, il faudrait que la Majorité, l’Opposition  et la Société civile accordent leurs violons dans un cadre véritable de collaboration avec au centre le Président de la République.

Youssouf Sissoko INFO SEPT 

Djibril Coulibaly

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