mardi 30 novembre 2021
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Mise en œuvre de l’Accord de paix : Le rôle des médias en question

Dans le cadre du processus de paix, un séminaire de 48 heures vient d’être initié par la Mission de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL) en partenariat avec l’Union Européenne, l’Organisation internationale de la francophonie et la MINUSMA à l’intention des hommes de médias du pays. L’objectif était de cogiter sur le rôle des médias dans le suivi et la mise en œuvre de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation nationale.

 

Après un an de sa signature, le démarrage de la mise en œuvre du processus de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, malgré un chronogramme bien établi, traine encore les pas. Afin de jouer sa partition susceptible d’impulser une dynamique dans le sens d’une mise en œuvre efficiente et cohérente de l’Accord pour la paix et la réconciliation, la contribution de la presse vient d’être sollicitée. C’est dans ce cadre qu’est organisé un séminaire  à l’intention des journalistes maliens. Il tentera de clarifier davantage les dispositions de l’Accord et privilégier l’interaction entre les Experts et les participants à travers des études axées sur des cas mettant notamment en parallèle des articles produits par des journalistes et la réalité des dispositions de l’Accord. Au cours du séminaire, il sera question de donner une introduction à l’Accord de paix : organes, états des lieux de sa mise en œuvre,… A cela, il y aura aussi les défis de la communication concernant cet l’Accord avec un cas d’exemple concret des Rédactions. Du contexte et justification de la démarche, il s’avère qu’après plusieurs mois d’intenses négociations et cinq cycles de pourparlers, l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, a été signé par les parties prenantes le 15 mai et le 20 juin 2015. Au cours des six derniers mois, des efforts ont été déployés pour assurer le lancement de sa mise en œuvre effective et durable. A cet effet, le Comité de suivi de l’Accord (CSA) et ses quatre sous-comités thématiques, composés des parties maliennes et de la médiation, dans son rôle de garant, ont été mis en place. En dépit de quelques difficultés de départ, les parties se sont progressivement impliquées et ont créé entre elles un climat de concorde indispensable à une mise en œuvre consensuelle et dynamique des engagements pris ainsi qu’un fonctionnement serein des mécanismes destinés à accompagner la matérialisation du contenu de l’Accord de paix et, ainsi, pour permettre aux populations et plus particulièrement celles du nord, d’en récolter les dividendes. Des progrès notables ont été enregistrés, comme la cessation solide des hostilités et le rapprochement significatif entre les ennemis d’antan (la CMA et la Plateforme), ou le début de matérialisation des zones du cantonnement, sur le plan sécuritaire, ou encore l’opérationnalisation des nouvelles Régions de Taoudéni et Ménaka, sur le plan politique. Mais, il convient de reconnaître que la mise en œuvre, dont les lenteurs sont certes admises et déplorées, ainsi que la période intérimaire qui la porte, constituent une étape particulière et essentielle, une autre phase charnière entre la crise politique, sécuritaire et sociale. A ce jour, malheureusement, notre Accord souffre encore de problèmes de confiance entre les différentes parties signataires. D’où, il y a des ennuis pour la mise en place des autorités intérimaires etc.…

Mohamed BELLEM LE COMBAT

Djibril Coulibaly

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