vendredi 25 septembre 2020
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Médiation de la CEDEAO : Les députés spoliés, « désapprouve leur mise à l’écart »

La trentaine des députés spoliés, regroupés désormais dans un “Collectif  des députés spoliés par l’administration et par la Cour Constitutionnelle’’ (CODESAC), dénonce le fait que la mission de la CEDEAO ne leur a pas associé lors de sa mission à Bamako.

Ils sont des victimes du 1er et 2e  tour des législatives d’avril et mai passé. Ils se disent être victimes des manipulations des résultats par le Ministère de l’Administration et celle  de la Cour Constitutionnelle.

En effet, dans un communiqué, ces députés ont  salué l’engagement  de la CEDEAO à trouver une issue favorable à la crise multiforme que connaît le Mali.

Cependant, ce collectif se dit être stupéfait en apprenant que la mission de la  médiation conduite par l’ancien Président de la République fédérale du Nigeria Goodluck Jonathan a rencontré tous les acteurs de la crise sociopolitique malienne.

« Le Collectif  tient à préciser  à l’opinion nationale et internationale qu’il n’y a pas eu de rencontre entre  la CEDEAO et lui. Étant l’acteur majeur de la crise, le Collectif désapprouve sa mise à l’écart  par la CEDEAO lors des différentes rencontres. C’est pourquoi il ne se reconnaît pas dans le communiqué final de la CEDEAO mentionnant  seulement  les 31 sièges », a-t-il fait savoir par un communiqué.

Le collectif a rappelé à l’occasion que le nombre de sièges contestés va au-delà  des 31  tels que par la CEDEAO, selon les requêtes faites par les  circonscriptions électorales. Il s’agit entre autres des circonscriptions  de Bafoulabé,  Bougouni,  Commune I , V,  VI,  Kati, Nara, Sikasso, Ségou, Macina,  Mopti,  Djénné, Tenenkou,  Koro,  Youwarou,   Douentza, Tombouctou,   Gourma Rarhouss,   Goudam, Diré, Yélémani.

Par ailleurs, « le Collectif des députés victimes rejette en bloc le communiqué final de la CEDEAO » et « réitère son objectif qui est la dissolution de l’Assemblée nationale ou la prise en compte des plaintes et des requêtes par l’administration et par  la Cour Constitutionnelle de toutes les circonscriptions ci-dessus citées ».

Bourama Kéita

Malick Diancoumba

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