mardi 27 juillet 2021
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Liberté de mouvement des autorités déchues: Bah N’Daw et Moctar Ouane signeront un engagement

Le chef du gouvernement de Transition, Choguel Kokala Maïga a rassuré la classe politique lors de sa rencontre avec celle-ci que l’ancien président et son ¨Premier Ministre de Transition déchues Bah N’Daw et Moctar Ouane seront appelés à signer un engagement pour leur liberté de mouvement.

 

L’ex-président de la Transition Bah N’Daw et son Premier Ministre Moctar Ouane, déchus tous les deux par le coup de force du 24 mai dernier sont toujours en résidence surveillée. Les organisations des droits de l’homme et la société civile avaient dénoncé cette démarche des militaires au pouvoir depuis le 24 mai.

 

Selon le Premier Ministre, les deux personnalités devront signer prochainement un engagement relatif à leur sécurité avant de pouvoir recouvrer leur liberté de mouvement. L’information a été donnée par l’actuel Premier Ministre ; Choguel Kokalla Maiga. C’était le vendredi, 9 juillet 2021 dernier à l’occasion de sa rencontre avec la classe politique au sujet de la gestion des élections par un organe unique.

 

« Très prochainement, ils vont leur faire signer un engagement que leur sécurité ne relève plus de l’État, en ce moment, ils seront libres de leurs mouvements », a annoncé le Premier Ministre. En clair, les autorités actuelles cherchent à se désengager (preuve juridique à l’appui) de la sécurité de ces deux hommes appelés aux commandes de la Transition consécutive au coup d’État du 18 août 2020.

 

Sollicité pour s’exprimer sur la situation de ces deux victimes expiatoires, supposées être en “résidence surveillée’’, Dr Choguel Kokalla Maïga a confié avoir posé la question au président de la Transition qui a répondu qu’en réalité “ils n’empêchent personne de sortir. Seulement, quand les gens quittent le pouvoir, souvent ils ne savent pas qu’il y a une partie de la population qui est en colère contre eux. Les autorités sont obligées de faire attention pour ne pas être tenues responsables de ce qui pourrait leur arriver. Le pouvoir est donc obligé, pour leur propre sécurité, de les protéger pendant un moment’’.

 

Le sujet plus préoccupant dans la mesure où on apprenait que leurs familles étaient aussi empêchées de mouvoir. Est-ce un moyen pour se justifier et se dédouaner face à ce qui se dit à propos ?

Bourama Kéïta LE COMBAT

Djibril Coulibaly

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