jeudi 29 octobre 2020
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Leçon de géopolitique : Quelques conflits à surveiller en 2017

Le monde s’ouvre sur son chapitre le plus dangereux depuis des décennies. De la crise mondiale des réfugiés à l’expansion du terrorisme, l’échec collectif des grandes puissances à résoudre les conflits du monde donne naissance aujourd’hui à de nouvelles urgences et de nouvelles menaces. Quelques huiles sur le feu à surveiller de près en 2017.

Conflits syrien et irakien
Après six années de combat, près de 500.000 tués et environ 12 millions de déplacés, il est probable que le président syrien Bachar el-Assad conserve encore le pouvoir pour un temps. Même avec des soutiens étrangers, ses forces ne peuvent pas mettre fin à la guerre et reprendre totalement le contrôle du pays. Cela a été évident lors de la reconquête récente de Palmyre par l’Etat islamique. À peine neuf mois après qu’une campagne militaire soutenue par la Russie en a chassé le groupe armé.
En Irak, le combat contre l’Etat islamique a affaibli encore plus la capacité de l’Etat à gouverner, causé des destructions immenses, militarisé la jeunesse et traumatisé la société irakienne. Il a fragmenté les partis politiques kurdes et chiites en les transformant en factions rivales et troupes paramilitaires se disputant les ressources de l’Irak et les soutiens des puissances de la région. Le combat pour détruire l’Etat islamique, dont l’ascension s’était nourrie des frustrations profondes des Arabes sunnites, a aggravé les dommages causés par le groupe lui-même.
Conflit en Birmanie
Le nouveau gouvernement civil dirigé par Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la paix, avait promis que la paix et la réconciliation nationale seraient ses principales priorités. Pourtant, de récentes flambées de violence ont mis à mal les efforts destinés à mettre fin à près de 70 ans de conflit armé. En novembre, une «alliance du nord», composée de quatre groupes, a mené des attaques sans précédent contre des cibles dans des villes dans une zone de commerce importante à la frontière chinoise, précipitant une escalade militaire dans le nord-est. Cet état de fait n’a apparemment rien changé, même avec les dernières Résolutions de la Conférence de Panglong pour le XXIème siècle, tenue en février dernier. Une Conférence qui se voulait pourtant comme l’élément d’un nouveau processus de paix destiné à rassembler la majorité des factions armées ethniques, les plus importantes du pays.
Insécurité au Sahel et dans le bassin du Tchad
L’insécurité dans le Sahel et dans le bassin du lac Tchad a provoqué une grande souffrance humaine. Elle aura notamment provoqué le déplacement d’environ 4.2 millions de personnes. Djihadistes, groupes armés et réseaux criminels rivalisent dans cette région pauvre où les frontières sont poreuses et où le pouvoir des gouvernements est réduit.
En 2016, des djihadistes basés au centre du Sahel ont mené des attaques meurtrières dans l’ouest du Niger, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, soulignant la vulnérabilité de la région. AQMI et al-Mourabitoun y restent actifs et un nouveau groupe se réclamant de l’Etat islamique s’y développe. Tous semblent vouloir continuer à attaquer des civils aussi bien que des forces armées nationales et internationales. La MINUSMA au Mali est la mission de maintien de la paix la plus dangereuse de l’ONU. Plus de 70 casques ont trouvé la mort depuis 2013 par des actes effectués avec la volonté de nuire.
Rassemblé par Ahmed M. Thiam
thiam@journalinfosept.com

Djibril Coulibaly

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