mardi 6 décembre 2022
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Le Gouvernement malien ouvre une enquête sur l’attaque du village de Niaouléni qui a couté la vie à 6 Maliens

Le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général Salif Traoré et son collègue de l’Administration Territoriale, M. Tièman Hubert Coulibaly ont co-animé le vendredi 1er décembre 2017 une conférence de presse. L’ordre du jour de cette rencontre avec les hommes de médias portait sur la situation qui prévaut à Niaouléni dans le cercle de Kangaba, en zone frontalière entre le Mali et la Guinée. En effet, selon les explications du ministre en charge de la Sécurité, le samedi 25 novembre dernier, ce village malien a été la cible d’une attaque meurtrière de chasseurs guinéens. Il ajoutera que cette attaque a été perpétrée au moment où les autorités des deux pays échangeaient, en territoire guinéen sur les questions liées à la matérialisation et à la gestion de la frontière. Il a révélé qu’au cours de cette attaque, quatre gendarmes et deux civils, y ont perdu la vie, faisant également plusieurs blessés, côté malien, alors qu’un autre civil est toujours porté disparu. Et du côté guinéen, des sources indiquent plusieurs morts. S’agissant des faits, le ministre Traoré expliquera que tout est parti de l’attaque du poste de gendarmerie de Niaouléni tenu par cinq gendarmes, par des chasseurs guinéens dans la journée du samedi 25 novembre 2017. Vu la puissance de feu des assaillants, les gendarmes maliens ont dû, selon les dires du ministre Traoré, se replier. Dans leur action, les chasseurs guinéens tuèrent le chef de village de Niaouléni et l’un de ses conseillers. Alertée, la hiérarchie militaire envoya un détachement de la gendarmerie qui tomba dans une embuscade coûtant la vie au chef de la mission. Toujours, selon les explications du général Salif Traoré, le reste du détachement voulant replier pour mieux s’organiser tomba également dans une autre embuscade, d’où le grand nombre de victimes. «Un survol de la zone par un avion de renseignement a permis la découverte de certains corps. A présent, le calme est revenu dans le village qui enregistre, depuis quelques jours, le retour de ses habitants l’ayant momentanément abandonné» a-t-il ajouté. Le général Salif Traoré a fait savoir qu’une enquête a été immédiatement ouverte par la gendarmerie pour situer les responsabilités. Quant au ministre de l’Administration, il a tenu à faire savoir qu’il ne s’agit pas là d’un contentieux entre les deux Etats, mais lié à la gestion de la frontière, car le sous-sol de ces localités est très riche en ressources naturelles, comme l’or. Le ministre Coulibaly dira qu’au plan politique et administratif, des instructions ont été données pour que le calme revienne très rapidement en ces lieux. Déjà, dit-il, dans le cadre d’un règlement de ce conflit entre ces communautés frontalières et bien au-delà, parlant de la matérialisation et de la gestion de la frontière, une rencontre de haut niveau, impliquant les deux ministres de l’Administration territoriale du Mali et de la Guinée, se tiendra, aujourd’hui lundi 4 décembre 2017 à Kankan en République de Guinée.
lecombat.fr

Djibril Coulibaly

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Un Bus de transport et un véhicule de la société GREENTEC.sarl ont été la cible d’une attaque par trois bandits armés non identifiés. Ils ont dépouillé tous les passagers de tous leurs biens et tiré sur la voiture. Le véhicule de la société a été emporté par eux, selon des sources. La scène s’est déroulée en début de semaine à Dalibera, un village situé sur l’axe Sandaré-Diéma. La première région administrative, Kayes et ses environs, notamment le cercle de Yélimané, Kéniéba, Kita, Diéma sont victimes d’attaques terroristes ces derniers temps. L'un des véhicules de la société Africa GREENTEC.sarl et un car de transport ont, en début de semaine à Dalibera, un village situé sur l'axe Sandaré-Diéma, été la cible d’une attaque. 

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