lundi 10 mai 2021
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GOUVERNEMENT : Malick Alhousseyni, un ministre « Cube Maggy »

Des hommes aiment à vendre leur âme au diable pour deux sous. Parmi ceux-ci, Malick Alhousseyni, ministre de l’Energie et de l’Eau. Hier PDES et ami autoproclamé d’ATT, aujourd’hui RPM d’IBK et demain URD à condition que Soumaïla Cissé devienne président de la République. Vive la prostitution politique !

Au Mali, les hommes politiques à la conviction inébranlable ne courent pas les rues. La transhumance est le quotidien de bon nombre d’entre eux soucieux seulement de leur bien-être exclusif. On peut citer, pêle-mêle, Amadou Koïta, Dr. Oumar Mariko, Me Mountaga Tall, Choguel Kokalla. Ils ont soutenu une chose et son contraire sur l’arène politique.
Mais, Malick Alhousseyni, le natif de Gao, qui ne démérite pas le qualificatif peu glorieux de « Cube Maggy », est le parangon même de l’infidélité politique. Pour ceux qui l’ignoraient encore, le Maggy est ce bouillon aromatisé très mauvais pour la santé, mais que les Maliennes utilisent dans l’assaisonnement de nos grands et petits plats.
Le ministre de l’Energie et de l’Eau, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait son entrée en grande pompe à la faveur de l’avant-dernier réaménagement gouvernemental. Avant, il criait sur tous les toits l’absence de représentant nordiste dans le gouvernement comme si le Mali allait retrouver son salut après cela. En cela, le président du Collectif des ressortissants du Nord (Coren) tenait à un poste ministériel et tentait d’ignorer les valeurs fondatrices de la République et la diversité culturelle malienne.
Et pourtant, l’homme avait eu tous les privilèges au Mali jusqu’au putsch du 22 mars d’Amadou Haya Sanogo. Il a été successivement directeur national de l’hydraulique (DNH), secrétaire général du ministre de l’Equipement et des Transports.
Sa gestion de la DNH, pour certains cadres, serait d’ailleurs catastrophique. Nous reviendrons prochainement sur le dossier de l’hydraulique villageoise, singulièrement sur le projet financé par le Programme national d’infrastructures rurales (Pnir) à hauteur de 12 milliards de F CFA. C’est pourquoi la population de Gao ne lui accorde aucun crédit.
Après sa nomination, un jeune Gaois s’exprimait ainsi sur sa page Facebook : « Sincèrement, je me demande comment on peut nommer des hommes comme Malick Alhousseyni dans un gouvernement encore. Il n’a jamais pu gérer une situation partout où il a été. Chose qui se concrétise aujourd’hui, car depuis sa nomination au ministère de l’Energie, les choses semblent se dégrader.

Opportuniste fieffé
Les coupures intempestives sont monnaies courantes à une période inhabituelle. Et comme si cela ne suffisait pas, l’enfant de Gao essaye de mettre dans son palmarès le vieux projet de Taoussa. Une manière pour lui de se démarquer des autres et de se faire une bonne place parmi les autres politiciens, bref une opération de séduction qu’il tente de mener ».
Dans cette tentative de récupération politicienne, Malick Alhousseyni veut ravir la vedette à un autre ministre RPM bon teint, en la personne d’Abdoulaye Idrissa Maïga. AIM semble comprendre son jeu. Dans sa tentative de ravissement de la place de l’actuel ministre de la Défense et des Anciens combattants, il a été remis à sa… place.
Connus de tous, certains politiciens, au lieu de relever le niveau de l’action publique, donnent la nausée. A l’image de « Cube Maggy », ils sont dans toutes les sauces et surtout nuisibles à l’Etat, car ils ne font rien de bon pour soulager les populations. Ce comportement malsain de certains acteurs politiques, qui génère l’instabilité et des frustrations doublées de déception, exige à l’heure actuelle de notre processus démocratique de s’y pencher.
Objectivement, ce comportement politicard est indigne. C’est une gangrène, voire une honte de la classe politique. Sans aucun respect de l’électorat et sans se soucier de l’impact de ce comportement sur l’éducation des plus jeunes, des pères de famille changent du jour au lendemain de camp ; ils renient l’engagement politique par lequel ils sont arrivés au pouvoir avant de se retrouver dans l’opposition ou vice-versa.
Cette situation, en dépit du problème éthique qu’elle pose, sape le système politique en cours et interpelle les Maliens.
Abdourahmane DOUCOURE LA SIRENE\ lecombat.fr

Djibril Coulibaly

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