vendredi 3 décembre 2021
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© OUMAR DIOP, AMAP, ASSEMBLEE NATIONALE ,DECLARATION DE POLITIQUE GENERALE DU GOUVERNEMENT, Mme CISSE MARIAM KAIDAMA SIDIBE LE 27/06/2011.

Face aux differentes bourdes dont il s’est rendu coupable : Issiaka Sidibé, le dauphin constitutionnel d’IBK, est aujourd’hui inapte moralement à parler au nom de la République

La République du Mali est-elle bananière au point que les hautes autorités du pays foulent aux pieds les valeurs sociétales qui constituent son ciment ? La nauséabonde et désagréable nouvelle, qu’elle soit vraie ou fausse, concernant la vie privée du Président de l’Assemblée Nationale, vient allonger la longue liste des bourdes du Dauphin constitutionnel d’IBK. Le Mali est-il tombé si bas pour qu’hier ce qui était motif de démission, soit aujourd’hui source de fierté ? Le Pays est-il à l’abri d’un coup d’Etat quand ceux qui ont en charge sa gestion ne sont plus dignes de confiance ni aptes moralement à le gouverner ? Pourquoi le Procureur de la République ne s’autosaisit-il pas de ce dossier pour que toute la lumière soit faite afin de laver le président de l’AN de toutes souillures ou de l’inculper pour atteinte aux bonnes mœurs ?
Celui dont l’élection à la tête de l’hémicycle avait suscité beaucoup de commentaires, passe aujourd’hui pour être le plus impopulaire et le plus carrent de tous les Présidents de l’Assemblée Nationale du Mali indépendant. Issiaka Sidibé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, à la tête de l’AN depuis plus de 3 ans, s’est toujours fait remarquer dans le sens négatif. La question que le citoyen lambda se pose est celle de savoir pourquoi les députés ont-ils élu l’honorable Issiaka Sidibé au perchoir sachant bien qu’il est la deuxième personnalité et le dauphin constitutionnel du Président de la République ? Aujourd’hui face à ses bourdes, nombreux sont les maliens qui pensent qu’Issiaka Sidibé ne fait pas honneur à la République et ne mériterait non seulement pas le poste qu’il occupe, mais aussi et surtout, prient pour que le Président IBK retrouve toute sa santé pour achever son mandat, afin d’éviter à notre démocratie de basculer encore entre les mains de la soldatesque parce que craignant une « gestion à la Issiaka ».
Que reproche-t-on réellement au Président de l’AN ? C’est d’abord son manque de charisme et de niveau intellectuel à diriger l’Assemblée Nationale, ce haut lieu des débats républicains et démocratiques. Qui ne se rappelle pas de ses sorties qui frisent le ridicule lors des questions orales des députés aux ministres de la République. L’honorable Issiaka Sidibé, oubliant souvent qu’il est, avant tout, un élu du Peuple chargé de défendre ses intérêts, s’érige plutôt en avocat défenseur du gouvernement. A sa chaotique gestion politique de l’hémicycle, s’ajoute celle administrative et financière. En effet, les passations de marchés se font dans une totale opacité frisant le népotisme, la corruption et la délinquance financière. La Presse n’a-t-elle pas révélé des cas de marchés octroyés à des proches et parents au mépris de toute la législation en la matière. Le Président de l’Assemblée Nationale a même failli être éjecté du perchoir par ses collègues pour manquement très grave au règlement intérieur de l’AN. Il n’y a échappé que grâce aux bons offices de son gendre de Président de la République. Comme si ces errements ne suffisaient pas, il aurait commis, si l’on en croit notre confrère du Figaro Mali, dans sa livraison du mercredi 08 février 2017 largement commentée sur les réseaux sociaux et repris en chœur par le célèbre chroniqueur Ras Bath, une faute morale très grave. Sa méconduite aurait pu provoquer, à bon escient, l’ire et une volée de bois vert du Procureur de la République. Lui qui n’hésite pas d’ailleurs à s’inviter dans les faits divers moins graves que celui de l’affaire Ras Bath. Le Mali n’est-il pas malade de ses dirigeants ? Il ne se passe plus de répit sans que la République ne soit ébranlée par un scandale au haut sommet de l’Etat.
En définitive, à quand la prise de conscience de nos dirigeants pour rendre l’homme politique crédible aux yeux de l’opinion publique qui a un stéréotype tellement négatif des politiciens ? Il est temps qu’ils se ressaisissent pour donner à la chose politique toutes ses lettres de noblesse.
Youssouf Sissoko
Youssouf@journalinfosept.com

Djibril Coulibaly

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