mercredi 23 juin 2021
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Colloque sur les cinquante ans de l’IHERI-ABT : l’Institut se veut un pôle de référence dans le domaine de la conservation et d’attraction de la recherche et de l’enseignement   

Le représentant du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Chef de Cabinet M. Abdoulaye Magassouba a présidé la cérémonie d’ouverture du Colloque sur les 50 ans de l’Institut des Hautes Études et de Recherches Islamiques-Ahmed Baba de Tombouctou (IHERI-ABT). C’était dans la salle de conférence de l’IHERI-ABT à Tombouctou, les 14 et 15 janvier 2021, en présence du Directeur général de l’IHERI-ABT, Dr Mohamed Diagayété ; des partenaires techniques et financiers passés et actuels ; ainsi que les autorités administratives ; ainsi que les notables de la Ville de Tombouctou  

Le Centre de Documentation et de Recherche Ahmed Baba (CEDRAB) a été créé en 1970 à travers l’Ordonnance n° 12 /PG-RM du 23 janvier 1970 pour contribuer au vaste projet de réalisation de l’histoire générale de l’Afrique initié au sein de l’UNESCO en 1970, par la mise à la disposition des histoires et chercheurs des sources écrites de l’histoire africaine, le CEDRAB est devenu Institut des Hautes Études et de Recherches Islamiques Ahmed Baba de Tombouctou (IHERI-ABT), suivant l’Ordonnance n° 99-44/ P-RM du 30 septembre1999.

À l’entame de l’ouverture du colloque sur la commémoration des 50 ans de l’Institut des Hautes Études et Recherches Islamiques-Ahmed Baba de Tombouctou (IHERI-ABH), le maire de la ville de Tombouctou Aboubacrine Cissé a souhaité la bienvenue, au nom de la population de la cité des 333 saints, à l’ensemble des personnalités présentes à cette cérémonie.

Il a évoqué que cette célèbre cité mystérieuse tire sa célébrité d’antan de carrefour des sommités du savoir dont l’activité intellectuelle s’est caractérisée par la floraison de productions manuscrites.

Au cours de son allocution, le Directeur général de l’IHERI-ABT Dr Mohamed Diagayété a noté que la tenue de cette présente cérémonie l’offre l’heureuse occasion d’adresser ses vifs remerciements aux plus hautes autorités de l’État, particulièrement à l’endroit du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique qui, malgré le contexte difficile aggravé par persistance de la pandémie de COVD-19, n’a ménagé aucun effort pour nous apporter son soutien financier et logistique pour l’organisation de cet événement.

Il a rappelé que, de sa création à sa transformation, le CEDRAB a centré ses efforts sur la collecte et la conservation numérique des manuscrits anciens.

Quant à l’Institut, il a accentué ses efforts sur la conservation numérique, la recherche et l’enseignement des manuscrits anciens sans pour autant abandonner la collecte et la conservation physique. Ainsi, l’Institut a collecté plus de trente-neuf milles (39.000) manuscrits, et dispose de milliers de documents imprimés dont certains sont si rares.

Il dira que, dans le domaine de la conservation, l’Institut a pu loger tous ses fonds de manuscrits dans les boites de conservation appropriées confectionnées par son atelier. Il a aussi numérisé 95% et catalogué 35% de ses manuscrits.

S’agissant de la recherche et de l’enseignement : « l’Institut a pu relancer la recherche scientifique, arrêté avec les événements 2012 et a publié le résultat de ses travaux. Ainsi neuf (9) ouvrages sont publiés auxquelles s’ajoutent les articles publiés dans sa revue SANKORE. L’enseignement a démarré effectivement en 2018 pour l’obtention d’un diplôme de DUT en codicologie, en numérisation et en conservation physique », a-t-il laissé entendre.

Selon ses dires : « malgré ce modeste résultat enregistré, l’Institut reste confronter à de nombreux défis, qui sont, entre autres, d’ordres financiers, sécuritaires, logistiques et du personnel enseignant surtout. En perspective, l’Institut envisage d’être un pôle de référence dans le domaine de la conservation et d’attraction dans les domaines de la recherche et de l’enseignement ».

Il a déclaré vouloir à travers cette commémoration, d’une part, d’immortaliser tous ceux dont les initiatives, actes et orientations, ont contribué à l’émergence d’une dynamique permettant l’atteinte des résultats probants dans le cadre des missions de l’Institut et d’autre part : mesurer leur parcours, analyser les enjeux et planifier les actions en vue de parvenir à une meilleure articulation des acteurs autour de la conservation et de l’exploitation des manuscrits.

Ainsi, il a profité pour adresser ses remerciements à l’UNESCO pour son appui et son soutien constant, à l’Afrique du Sud pour l’exemplarité de sa coopération et de la valorisation de manuscrits anciens comme en témoigne ce bâtiment qui abrite aujourd’hui l’Institut. Également, des remerciements à la MINUSMA notamment son représentant à Tombouctou, Monsieur Riccardo Maia pour son appui logistique et sécuritaire.

Le représentant du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Magassouba a affirmé que la cité mystérieuse dont l’apport au rayonnement culturel et scientifique de notre chère patrie demeure inestimable, a motivé la création du Centre de Documentation et de Recherche Ahmed Baba dont les cinquante ans d’existence sont célébrés.

Il a souligné que cette commémoration l’offre l’occasion de rappeler les efforts du gouvernement malien à travers ses régimes successifs appuyé par ses partenaires pour la sauvegarde de cette richesse culturelle dont regorgent cette ville et sa région.

À l’en croire, des insuffisances constatées dans les textes de création et d’organisation de son fonctionnement ont motivé la relecture de ces textes afin de les adapter au nouveau contexte de l’organisation des structures de l’enseignement Supérieur et de la recherche Scientifique. « Cela aboutit en 2016 à l’adoption de la loi N° 2016-037 du 7 juillet 2016 avec son Décret d’application, notamment Le Décret N°2016-0536/P-RM du 3 août 2016 fixant son organisation », a-t-il martelé.

Une des innovations a été la mise en place d’une formation en Diplôme Universitaire de Technologie (DUT) dans les filières de la numérisation, la codicologie et le catalogage dont le démarrage officiel a été lancé par Madame la Ministre de l’Innovation et de la Recherche Scientifique dans cette salle, le 23 octobre 2019.

Avant de terminer, il a précisé qu’au cours de ce colloque, les communications des panélistes seront d’exposer les acquis, analyser les défis et envisager les perspectives pour contribuer à une meilleure planification stratégique de l’Institut en matière de la sauvegarde, la conservation et l’exploitation scientifique des manuscrits anciens.

Aïssétou Cissé

Malick Diancoumba

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