jeudi 1 octobre 2020
Accueil | Politique | BICEPHALISME AU SEIN DU SAM : Le ministre Konaté tranche

BICEPHALISME AU SEIN DU SAM : Le ministre Konaté tranche

En se faisant accompagner par Cheick Mohamed Chérif Koné, Président qualifié de « déchu » du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) par ses adversaires, lors d’une rencontre avec le Chef de l’Etat, le mardi 21 Novembre 2017, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Mamadou Ismaël Konaté a ouvert la boite de Pandore. Il a tranché entre les deux camps mais sur la furie du clan Badara Aliou Nanacassé se réclamant le titre de Président par intérim depuis le congrès extraordinaire du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM), tenu le 18 février 2017. Dans une lettre en date du 22 novembre 2017, celui-ci a signifié sa déception et qualifie le comportement du ministre Konaté de « provocation de très mauvais goût dans ce contexte particulier, voire une injure faite aux Instances souveraines du SAM et à l’ensemble des Magistrats, dont la décision légitime est ainsi, foulée au pied ». Le ministre Konaté va-t-il enfin saisir cette occasion pour trancher définitivement cette affaire qui divise la famille des magistrats depuis longtemps ?

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Mamadou Ismaël Konaté a beaucoup trop repousser la crise au sein du Syndicat Autonome de la Magistrature qu’il n’a plus la possibilité de reculer devant sa responsabilité au risque de ternir sa réputation. La famille des magistrats se divise sous son regard indifférent. Et les juges commencent à le tenir responsable. Pour preuve, dans une lettre en date du mardi 22 novembre qui lui a été envoyée, les détracteurs de Cheick Mohamed Chérif Koné l’accuse de provocateur.
« Cependant, Très curieusement, hier Mardi 21 Novembre 2017, nous avons été stupéfaits de vous voir arriver avec le nommé Cheick Mohamed Chérif KONE, Président déchu, et le Juge Famagan CISSE, pour parler au nom du SAM à l’occasion de la rencontre avec le Chef de l’Etat, autour de la question de l’enlèvement de notre collègue Soungalo KONE. Pire, au cours de nos protestations visant à les faire évacuer de la salle, vous avez, à notre grand étonnement, soutenu qu’il n’était pas question de savoir qui était légitime ou non parmi nous.
C’est pourquoi, nous venons par la présente protester avec véhémence contre une telle attitude que nous assimilons à de la provocation ; une provocation de très mauvais goût dans ce contexte particulier, voire une injure faite aux Instances souveraines du SAM et à l’ensemble des Magistrats, dont la décision légitime est ainsi, foulée au pied », dénonce la lettre signée par Badara Aliou NANACASSE.
Par ailleurs, ladite lettre rappele que, suite au Congrès Extraordinaire du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM), tenu le 18 février 2017, les congressistes ont formellement exclu du Comité Directeur dudit syndicat, les nommés Cheick Mohamed Chérif KONE et Dramane DIARRA. « Nous vous avions, à l’occasion, transmis les Résolutions du Congrès, tout en vous précisant que les susnommés n’étaient plus habilités à parler, à quelque titre que ce soit, au nom du SAM. Les mêmes Résolutions avaient été transmises à toutes les autorités constituées et dûment signifiées aux intéressés. Dès lors, nous avions, à notre avis, définitivement tourné cette page.
Si nous avons accepté de rester dans la salle, grâce aux différentes interventions visant à nous apaiser, c’était tout simplement par égard pour notre collègue dont nous étions venus évoquer la cause et par respect pour le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature qui avait souhaité nous rencontrer spontanément et qui n’était pour rien dans la survenue de cet incident.
Etant entendu que vous n’êtes pas à votre première tentative de vouloir remettre en scelle le Président déchu, nous tenons à vous rappeler que nous ne sommes plus disposés à tolérer de tels agissements et que NOUS NOUS RESERVONS LE DROIT D’ENTREPRENDRE TOUT, TOUT CE QUI EST SYNDICALEMENT IMAGINABLE, pour apporter une réponse appropriée à de telles immixtions que rien ne saurait justifier », menacent les initiateurs de la lettre.
Youssouf Z KEITA INFO SOIR

Djibril Coulibaly

Voir aussi

Nomination du Premier Ministre : Des accusations graves contre Moctar Ouane

En pleine formation de l’organe de la transition, les critiques de dénigrement fusent sur Moctar …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

%d blogueurs aiment cette page :
Aller à la barre d’outils