mercredi 4 août 2021
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Attaque sanglante contre les FAMa à Tessalit: Le groupe État islamique revendique le crime

L’une des attaques les plus meurtrières, menées par des djihadistes le 15 mars dernier dans la zone dite « des trois frontières », contre les forces maliennes cette année a été revendiquée. Une organisation terroriste dont on croyait suffisamment affaiblit, vient de signer ce crime.

L’organisation djihadiste État islamique (EI) a revendiqué dimanche l’attaque perpétrée le 15 mars contre l’armée malienne qui a coûté la vie à 33 soldats. La relève du poste de Tessit, ville située au nord-est du pays, était tombée dans une embuscade tendue par une centaine d’hommes à bord de pick-ups et sur des motos, selon un récit rapporté par l’armée. Vingt djihadistes avaient été retrouvés morts sur le terrain, a affirmé l’état-major.

L’attaque a été menée près des frontières du Burkina Faso et du Niger, dans la zone dite « des trois frontières ». Elle est la plus meurtrière attribuée à des djihadistes contre les forces maliennes cette année.

Le même jour, à une centaine de kilomètres au sud, côté nigérien, 58 personnes avaient été tuées dans l’ouest du pays, selon le gouvernement nigérien, dans des attaques contre des civils de retour du marché. Cette région, théâtre d’actions sanglantes de groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique (EI), a fait l’objet après janvier 2020 d’un important effort militaire de la force française « Barkhane » et de ses partenaires sahéliens.

De telles attaques dans cette zone des « trois frontières » étaient relativement espacées ces derniers mois. Mais l’attaque meurtrière de lundi réveille le souvenir des terribles coups essuyés dans cette zone, fin 2019 et début 2020, par les forces maliennes, mais aussi nigériennes et burkinabées, essentiellement dans des attaques djihadistes contre des camps isolés. Les opérations avaient quasiment toutes été revendiquées par l’État islamique au Grand Sahara (EIGS).

Cependant, la France au lendemain du sommet de Pau avait concentré ses actions dans cette zone avec l’augmentation des effectifs. Récemment, l’état-major de l’armée française avait estimé que ce groupe terroriste avait été affaibli, mais reste toujours veilleuse. Cette attaque confirme que l’on est encore loin des prévisions qui se font actuellement.

Depuis 2012 et le déclenchement de rébellions indépendantiste puis, djihadiste dans le Nord, la crise  s’est rependue au centre du pays et dans les pays voisins : le Niger et le Burkina Faso ceci malgré le soutien de la communauté internationale et l’intervention de forces de l’ONU et africaine.

Bourama Kéïta LE COMBAT

 

Djibril Coulibaly

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