lundi 10 août 2020
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APPEL À LA DÉMISSION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE : L’injonction du M-5 entendue, mais pas exécutée !

Le Mouvement du 5 juin, Rassemblement des Forces Patriotiques, a décidé samedi dernier au cours d’une conférence de presse au siège de CMAS de battre le pavé ce vendredi 19 juin prochain pour arracher le pouvoir au président de la République. Au lendemain de cette annonce, le Chef de l’État s’est adressé au Peuple malien afin d’apaiser les tensions et appelé au dialogue.

L’injonction du Mouvement du 5 juin, Rassemblement des Forces Patriotiques (M-5 RFP) a sans doute été entendue par le Président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta. Mais, serait-il prêt à démissionner comme l’exige le mouvement ? Pas certain. En effet, dans son adresse à la Nation de ce dimanche 14 juin, le Chef de l’État appelle toutes parties au dialogue, en avouant être interpellé aussi comme eux : « J’ai suivi avec attention les récents évènements qui se sont déroulés dans notre pays. J’ai entendu les colères et les cris. J’ai entendu les revendications et les interpellations. Chaque Malien qui souffre ou qui manifeste, m’interpelle et mérite mon attention, car ma mission est de servir le Mali, » a-t-il lancé au début de son intervention.

Depuis l’annonce de son discours à la nation, plusieurs Maliens attendaient avec impatience l’heure de sa parution en espérant qu’il évoquera son départ. Hélas, Président Kéïta,propose au peuple le dialogue.« Ma porte est donc ouverte et ma main toujours tendue. Car il nous faut rester ensemble dans ce grand dessein pour le Mali… nous aimons tous ce pays, quelles que soient nos sensibilités. Et je me réjouis de la perspective de rencontrer bientôt les acteurs du Mouvement du 5 juin », a-t-il déclaré.

Cette intervention montre nettement l’inquiétude du Chef de l’État et prend très au sérieux l’interpellation de cette partie du peuple du Mali. L’Imam Dicko, très influent qu’il soit, est la locomotive de ce train baliseur de changement dans notre pays, même si, il ne l’a pas réclamé ouvertement ou sinon verbalement. Et aujourd’hui, à l’état actuel du pays, son seul et unique intervention ou appel à l’apaisement suffira pour calmer les ardeurs. Si cela n’est pas le cas, nous oserons dire que le respectueux Imam Mahamoud Dicko souhaite lui aussi la démission pure et simple du Président de la République. Dans notre récent papier, nous avons parlé d’un possible dialogue entre les parties pour tenter de sauver le Mali du chaos, car le coup d’État n’est pas une solution.

Son discours de ce dimanche peut être qualifié de rassembleur et d’espoir de changement ou d’un Peuple qui se serait sans doute senti écouté et valeureux. Mais le Chef de l’État semble faire une mise en garde pour une possible tentative de déstabilisation par un coup de force qui serait une entrave à notre démocratie comme les membres du Rassemblement des Forces Patriotiques clamaient ce samedi au siège de CMAS. « Tout ce qui est dans mes possibilités et en mon pouvoir sera fait pour que notre démocratie soit forte et citée en exemple. Tout ce qui est en mon pouvoir sera fait pour que la sécurité et la paix reviennent et pour que le chantier du développement s’accélère, » a dit IBK. Avant de leur faire savoir, dans le souci de préserver la stabilité du pays, que : « son rôle est de savoir prévenir les schémas de confrontations violentes qui ne feront le bonheur de personne. »

Moriba DIAWARA

Malick Diancoumba

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