dimanche 3 juillet 2022
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AMADOU HAYA SANOGO ET DJIBRIL BASSOLE, DEUX GENERAUX ET UN MEME DESTIN : Les partisans de Bassolé réclament sa liberté provisoire, où sont ceux de Haya ?

A Ouagadougou, ils étaient au moins deux mille partisans du Général Djibril Bassolé à battre le pavé pour réclamer sa libération, après près de deux ans de détention sans jugement. Par contre, à Bamako, c’est silence radio au sein des milliers d’associations qui défilaient sur le petit écran de l’ORTM après le coup d’Etat de la junte militaire conduite par Amadou Haya Sanogo. Toutes lui avaient témoigné de leur soutien sans faille. Aujourd’hui incarcéré, aucune association n’a jusque-là daigné lever le petit doigt pour le défendre.
Ceux qui ont battu le pavé sous la transition au Mali pour soutenir Amadou Haya Sanogo, étaient les mêmes qui adulaient ATT au sommet de son règne et les mêmes également qui rôdent autour d’IBK, sans conviction aucune, mus seulement par leurs intérêts sordides. Autrement, qui pouvait imaginer que le soutien dont avait bénéficié Amadou Haya Sanogo et ses frères d’armes de la junte au moment du coup d’Etat du 22 mars 2012, pouvait s’effondrer comme une montagne de glace sous un soleil pas ardent pour un sou. En tout cas, les partisans du Général Djibril Bassolé ont fait la démonstration le vendredi 29 septembre 2017 pour réclamer la liberté provisoire de leur cicérone. Où sont ceux qui se faisaient passer pour les dignes porte-paroles du peuple après le coup d’Etat du 22 mars 2012 ? Du MP22, à la COPAM, en passant par le COPA, ils sont tous inaudibles aujourd’hui, quand celui qu’ils adulaient, comme étant le libérateur du peuple malien, croupit misérablement en prison, sans pouvoir jouir de son droit à un procès dans un pays dit de droit. Seuls les parents des victimes réclament la tenue de ce procès pour qu’ils fassent le deuil de leurs enfants.
Si le général Djibril Bassolé peut être fier de lui et de sa longue carrière au service du Burkina Faso, son homologue du Mali, Amadou Haya Sanogo, n’a que des remords. Et si c’était à refaire, il réfléchira mille fois avant de se décider.
Youssouf Sissoko
youssouf@journalinfosept.com

Djibril Coulibaly

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