dimanche 3 juillet 2022
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7ème revue du Fonds Monétaire International au Mali : 5,3% de croissance du PIB attendu en 2017

Le jeudi 11 mai, la délégation du Fonds Monétaire International (FMI), avec à sa tête, Boriana Yontcheva, a animé une conférence de presse à l’hôtel Laïco Amitié, pour faire le point de la mission de la 7ème revue du Fonds Monétaire International (FMI). C’était en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé.
A l’entame de sa déclaration la responsable de la mission de la 7ème revue de FMI, Boriana Yontcheva, s’est réjouie des performances macroéconomiques de l’économie malienne. Pour cause d’après lui, les estimations préliminaires pour l’année 2016, fixe le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) autour de 5 ,8 % avec un taux d’inflation de moins 1 % reflétant le prix du baril du pétrole qui a connu une chute.
Quant au déficit budgétaire, le conférencier Boriana Yontcheva a révélé qu’il se situe autour de 3,9 % du PIB en droite ligne avec les objectifs du programme. A cet effet il a déclaré que certaines recettes supplémentaires ont permis de compenser les dépenses additionnelles engagées pour faire face aux besoins sécuritaires. En revanche, il a déclaré que le déficit du solde global de la balance des paiements s’est creusé de 2,3 points de pourcentage pour atteindre 3,9 du PIB.
A la lumière de son exposé, il ressort qu’après évaluations du budget 2016 et 2017, tous les critères de performances du programme en fin décembre ont été atteints, même si, dit-il, des retards ont été enregistrés dans la mise en œuvre des réformes structurelles prévues en fin décembre.
D’après toujours la responsable de la délégation du FMI, le taux de croissance du PIB pour l’année 2017 est estimé à 5,3 %. Toute chose qui dit-il, les rend optimistes sur la croissance du pays qui reste forte depuis 2012, malgré des déficits.
S’agissant de la dette intérieure, question récemment évoquée par l’UNTM, le ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé a insisté en précisant qu’à la date du 30 mars 2017 qu’il n y’avait aucun mandat non payé au niveau du Trésor public. Quant aux incidences financières liées aux revendications sociales survenues au cours de l’année, le ministre Cissé a rassuré qu’elles ont pu être prises en compte dans le budget existant des différents départements ministériels.
Parlant de la centrale d’achat dont le projet de création est en cours, le patron de l’Hôtel des Finances, a révélé que le dossier sera soumis au Conseil des ministres. La création de cette centrale permettra, selon lui, de réaliser des économies et elle fait partie des stratégies de rationnaliser la dépense publique conformément aux engagements pris par le gouvernement près de ses partenaires.
Enfin, le ministre de l’Economie et des Finances dira que les achats se font en groupe présentement en ce qui concerne les véhicules, matériels informatiques et les billets d’avion.
Par Jean Joseph Konaté (stagiaire) LE SURSAUT

Djibril Coulibaly

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