dimanche 21 octobre 2018
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Lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme : Un faible niveau de déclaration d’opérations suspectes au Mali

Dans le cadre de la lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme, en dépit des efforts louables enregistrés en 2017, le Mali s’illustre toujours dans la zone UEMOA par un faible niveau de Déclarations d’Opérations Suspectes (DOS).  

Ce résultat dénote d’une implication qui demeure encore largement en deçà de ce que l’on est en droit d’espérer des structures spécialisées. Car, la lutte contre le blanchissement des capitaux nécessite  une vigilance accrue à tous les niveaux de l’économie nationale, dans la mesure où les criminels sont toujours à l’affût  en train d’affiner leurs techniques visant à contourner les dispositifs législatifs et réglementaires pour parvenir à leurs fins destructrices.

Face à cette exigence, il s’avère indispensable, pour tous les acteurs impliqués dans cette lutte, de s’informer et de se mettre à niveau avec les lois et les standards internationaux. Cela afin de s’acquitter des obligations de plus en plus exigeantes, gages de renforcement de notre protection contre les menaces criminelles.

Conscient du défi à relever, la Cellule nationale de traitement des informations financières du Mali (CENTIF), qui s’attaque au blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme, a initié une série de sessions de formation à l’intention des différentes catégories de services spécialisés. Le choix est porté en priorité sur les Responsables de la Conformité des établissements bancaires de la place. Car, il ne fait aucun doute que, en raison de la nature même de leur profession, consistant à recevoir, conserver et gérer des fonds au nom et pour le compte du public, ces derniers demeurent une cible privilégiée pour les criminels financiers tant nationaux qu’étrangers. Cette session de formation et de  sensibilisation des Responsables de la Conformité des Banques du Mali s’est tenue le 12 avril 2018. Elle a été animée par les formateurs agréés par l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Les principaux thèmes ont porté sur : les notions de base du blanchissement de capitaux et du financement du terrorisme ; la présentation de la CENTIF et de ses missions ; les indices de blanchissement ; les obligations des banques dans la lutte contre le blanchissement de capitaux et le financement du terrorisme ; les différents types de sanctions encourues en cas de non-respect du dispositif légal.

Selon le représentant du ministre de l’Économie et des Finances du Mali, Souahibou Diaby, l’exposition avérée des Banques aux risques de blanchissement des capitaux et de financement du terrorisme fait d’elles des acteurs incontournables au cœur de toutes les mesures préventives requises pour détecter, traquer et dénoncer ces crimes. «À défaut de la vigilance accrue qui vous incombe, tous les efforts de préventions, consentis, par ailleurs, seraient voués à l’échec et pourraient se traduire par une forte suspicion sur notre place financière », ont alerté les Responsables des Banques du Mali. Aussi il a noté que  ladite session de formation et de  sensibilisation prouve à suffisance le rôle de premier plan des Responsables de la conformité. Des Responsables qui sont de véritables remparts pour la sécurité des établissements bancaires contre toute forme de finance criminelle.

Oumar Diakité : LE COMBAT

Rédaction

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