jeudi 6 mai 2021
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Parole aux femmes : Une autre femme battante

Au Mali, il y a de ces femmes qui ne restent pas les bras croisées et ne veulent pas dépendre de quelqu’un (mari, frères, etc.). Des femmes ainsi couramment appelées «Femmes indépendantes, courageuses,..», ou encore «Femmes battantes». Parmi ces dernières, Mme Diabaté Oumou Konaté, une teinturière, femme au foyer et mère de cinq enfants. Elle exerce son métier dont elle est fière, à Missira, en Commune II du District de Bamako, où elle réside. Pour Mme Diabaté Oumou Konaté, seul le travail «paye» ! Lire cet entretien qu’elle a bien voulu nous accorder.

LE COMBAT : Vous faites la teinture depuis combien de temps ?

Mme Diabaté Oumou Konaté: Je le fais il y a près d’une quinzaine d’années. Je l’apprends aussi à des gens, qui, grâce à Dieu, beaucoup en feront de leur métier.

Pourquoi faites-vous ce travail ?

J’aime la teinture, je le fais pour gagner honnêtement ma vie, pour être indépendante et aider mon mari pour subvenir aux besoins de la famille. De nos jours, les hommes ne peuvent pas satisfaire tous les besoins de la femme ni de la famille. C’est le but principal de ma motivation dans l’exercice de ce métier.

Quel est l’opinion de votre mari et de votre entourage par rapport à votre travail ?

Mon mari ne s’oppose pas à mon métier de teinturière ; car, je le fais pour ne pas dépendre entièrement de lui. Par contre, mes voisins, ceux qui sont dans les alentours, se plaignent de l’odeur des produits chimiques entrant dans les ingrédients de notre matière première de la teinture et même des simples passants parfois se plaignent.

Est-ce que vous arrivez à vous en sortir financièrement?

Je me débrouille un peu bien grâce au bon Dieu. Ce que je gagne me suffit pour mes dépenses, ceux de mes enfants et ceux des autres tels que mon mari et mes proches.

Quels sont les difficultés que vous rencontrez dans ce travail ?

Mes difficultés se situent surtout au niveau de la réduction de la clientèle. S’il y a moins de clients, le marché ralenti et cela joue sur notre activité. Sinon, dans l’ensemble, ça va.

Quelles sont les suggestions que vous pouvez donner aux femmes qui sont à la maison sans travail ?

Je suggère aux femmes de toujours compter sur elles même. Il est temps que les femmes prennent leur vie en main et celle de leurs enfants en travaillant ou en créant quelque chose d’utile. Il ne faut pas qu’on se laisse totalement à la charge ou dépendre de qui que se soit. On doit chercher notre indépendance et chercher à évoluer. On doit montrer au monde entier que nous pouvons contribuer au développement, à nos familles, à nos communautés, à notre pays. Seul le travail paye !

Propos recueillis par Mariam Sissoko, Stagiaire

COULIBALY

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