vendredi 25 juin 2021
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Nampala rouvre le débat sur la situation sécuritaire : Le Président IBK démarche des comptes à son armée

La ‘’guigne’’ djihadiste qui s’acharne sur le Mali ? Le Commandant en Chef IBK est-il ‘’effaré’’ des conditions dans lesquelles ses troupes se sont trouvées lors de la dernière attaque contre le Camp militaire de Nampala ? Ses propos de principe, quand il parlait de ‘’défaillances’’, seront redoublés probablement par une autre initiative. Laquelle ? La première question est de trouver les moyens de les arrêter. La deuxième question : quelles sont les dynamiques à l’œuvre ?

Le propos du Président Kéïta s’inscrit dans notre infaillible mémoire visuelle. Il ‘’affouille’’ le terrain instable sur lequel repose notre sécurité. Peut-on s’attendre à des révélations sur cette ‘’affaire’’ de l’attaque de Nampala ? Ici, c’est le Commandant en Chef des forces armées et de sécurité qui accuse. Le dernier Conseil de sécurité s’était échiné à détricoter cette attaque de Nampala. A-t-on remarqué la ‘’gueule’’ que faisait le Général Dako, notre Chef d’Etat-major des Armées, lors de ce Conseil. La télé nous a montré un Général avec une mine des mauvais jours. Le pouvoir central sait maintenant qu’il faut faire attention à son centre (disons ici les Régions de Ségou et de Mopti). On ne gagnera pas la bataille de l’intégrité territoriale sous un centre fort. Et on l’a bien vu, pour ce qui est de la reprise de la ville de Nampala, le discours du pouvoir se teinte de rigueur. Pour préparer le tournant ? Critiquer nos dérives, critiquer nos insuffisances et nos défaillances, il en va de notre survie. Tout le monde critique nos dénis sécuritaires. L’ombre de la tragédie d’Aguelhok nous hante. Et celle de Kidal. On ne l’oublie pas, mais on ne les compare pas à ce qui s’est passé à Nampala. En matière de défaite, on a bien fait pire. Alors, pourquoi Nampala nous impose-t-il cette pirouette imposée. Eléments de langage, petites phrases ajustées, postures apprises, etc. Nous ne sommes pas pour autant dans une situation de renoncement. Il y a une autre pratique, une Révolution à faire, celle des valeurs. C’est pourquoi nous disons attention si Nampala a pu produire des effets sur nos politiques, il ne ruine pas la confiance nécessaire en nos FAMA. Où espère-t-on gagner en refusant d’assumer cette fonction pédagogique inhérente à la politique: celle expliquer à ceux dont nous dénoncions les ‘’défaillances’’ la complexité de la situation que nous vivons. Ce lourd bilan de l’attaque de Nampala, pouvait-on l’éviter. Voilà la question !

KONE

COULIBALY

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