lundi 2 août 2021
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Les relations entre Bamako et Paris : La terre non compromise d’une coopération

Si on écoute la Voix populiste dans nos rues, les relations entre Bamako et Paris sont croquées à travers des coquetteries et agaceries. L’exécution de la ‘’bonne entente’’ par les temps qui courent cherche toujours une porte de sortie. La question Kidaloise va augmenter l’intolérance. Le cas Kidal relève d’un autre contexte que celui à l’œuvre dans les réactions entre Bamako et Paris.

La visite de Hollande commence d’abord à Gao qui fait partie du paysage de l’Azawad. C’est une symbolique qui ne dit pas son nom. Pourquoi Hollande n’a-t-il pas commencé par la capitale Bamako ? Rien ne nous fera oublier ce mois de janvier 2013 par où tout commença à Konna… Serval nous a sorti des griffes d’un mal avec ses hordes djihadistes. Trois ans après, Hollande revient nous voir en commençant par le Nord du Mali. La logique d’invitation ‘’prime’’ beaucoup ici chez l’Homme de la rue au Sud. Ce qu’il y a de difficile à comprendre pour eux, ce sont les codes d’une intervention Serval qui remonta jusqu’à Kidal avec le MNLA. Aujourd’hui encore l’Homme de la rue au Sud s’est pris comme un pigeon chaque fois qu’on lui présente la facture du cas Kidalois. Comment tolérer qu’entre amis français et maliens, nous nous sentions obligés de nous cacher encore aujourd’hui ? Il n’y a qu’un remède symbolique mais essentiel à cette situation déconcertante: rappeler la solidarité fondamentale de la nation malienne avec les Français. Quand Hollande a eu ses accents de bravoure en 2013 au Mali, il a dit que c’était le moment le plus important de sa vie politique. Sa décision de ‘’riposter’’ à la tenaille djihadiste, il l’avait prise au nom de la France qui devait aussi par 2 fois aux tirailleurs Sénégalais. Devoir de diplomatie mémorielle qui lui fit prendre acte de reconnaissance pour les derniers tirailleurs demandeurs de nationalité française.

Il existe, donc, comme un pacte bi séculaire entre la République française et la nation malienne : contrecarrer les djihadistes au Sahel, c’était un peu refuser la logique communautaire.

Le Charisme de Hollande, c’est aussi le verbe

La visite de Hollande a de l’intérêt. Il vient à 4 mois de son départ de l’Elysée. Aux yeux de nombre d’Africains, Hollande restera l’Homme des dérobades. Il risque de rester dans l’Histoire comme le Président du retrait pour une candidature de record mandat sans aucune si ce n’est la sienne. L’exercice est, certes, convenu, mais, dans son discours (le dernier ici en Afrique) sur l’état de nos relations, Hollande a su trouver les mots pour nous faire rêver d’une vision optimiste. Hollande a su lancer sa ‘’Baule’’ (sa balle si vous préférez). Mais trop souvent les mots sont restés juste des mots. Hollande n’aura pas su planter un autre paysage politique africain. Il a, certes, eu de belles paroles mais moins d’actes… N’ayons peur de rien avec les nouveaux Responsables politiques français qui s’avancent… Ne nous prêtons pas d’intentions (…) créons très rapidement les conditions d’une véritable implication citoyenne.

Koné : LE COMBAT

COULIBALY

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