lundi 6 décembre 2021
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Élections locales du 20 novembre prochain : Les intimidations de Kidal

Tout comme les réfugiés maliens du camp de M’Béra, en Mauritanie, les Kidalois, du moins ceux de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), menacent de boycotter la tenue des élections communales au Mali du 20 novembre prochain. Elle met en cause la « violation » des dispositions de l’accord de paix et de réconciliation nationale signé à Bamako.

La Coordination des Mouvements de l’AZAWAD (CMA) désapprouve les élections locales du 20 novembre prochain.

En effet, la CMA dit avoir constaté avec beaucoup d’inquiétudes l’insistance du Gouvernement du Mali à organiser les élections communales à la date du 20 novembre 2016. La CMA l’avait auparavant dénoncé dans son communiqué (Communiqué n°12/CMA/2016 du 07 octobre 2016). Elle qualifie la tenue de ces élections communales de violation grave des dispositions de l’accord de paix en la matière. «Cet entêtement du gouvernement à organiser les élections avant la mise en place des autorités intérimaires, qui ont en charge de cette mission, est aussi une violation des droits civiques de dizaines de milliers des réfugiés et des déplacés qui sont directement concernés par ces élections dont ils attendent le changement tant souhaité par tous», alerte la CMA. A cet effet, elle tient en témoin toute la communauté internationale, l’équipe de médiation de ce qu’elle appelle «violation» de l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger. Aussi, déclare la CMA, que le gouvernement malien assumera seul les conséquences qui pourraient découler de ces élections du 20 novembre 2016.

Par ailleurs, la Coordination des Mouvements de l’Azawad estime que l’organisation de ces élections revient aux autorités intérimaires. C’est ainsi qu’elle réclame l’opérationnalisation desdites autorités intérimaires. Ce, afin qu’elles commencent, selon elle, les missions qui leur sont assignées dont l’organisation d’élections libres, transparentes, inclusives et apaisées.

Faut-il noter que les partis politiques de l’opposition au Mali ont aussi décrié les conditions d’illégalité dans lesquelles vont se tenir ces élections communales du 20 novembre 2016. Ces derniers ont menacé de saisir la Cour d’Appel de la CEDEAO.

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