vendredi 3 décembre 2021
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Communales: les partis politiques ont semé en 2016 : De quoi sera faite la récolte de 2018 ?

De quoi l’année électorale de 2018 sera faite ? Avec ou sans IBK qui remplit jusqu’à présent tout le paysage politique national? Il nous arrive de nous poser cette question sans obtenir de quoi satisfaire nos réponses à nous. Et, pourtant, la réponse existe: Cette année en question sera faite de ce que les partis politiques ont semé aujourd’hui… En politique, on récolte, dit-on, les fruits de ce qu’on a semé. Principe simple à vérifier sur le tas…

La semaine du vote des communales à peine terminée, que tombent les premiers comptes électoraux avant 2018. Ceux qui remplissaient le paysage jusqu’ici sortaient de la suite ‘’alignée’’ des présidentielles et des législatives de 2013-2014. Aujourd’hui, avec la large victoire du RPM annoncée avant les ciseaux des résultats définitifs prononcés, les dirigeants de cette formation politique ont déclamé dans une conférence de presse tenue dans la Maison de la presse. On va dire que le Président IBK pourra déclarer avoir une certaine confiance en son instinct et en ses tripes. Pourquoi ne pas le dire qu’il a la baraka malgré le triste épisode de cette ‘’embardée’’ tombant sur les siens dans les rues d’un quartier en Commune II. Mauvaise plaisanterie que la sécheresse d’un communiqué vengeur de la Direction du parti RPM n’arrivera pas à entamer. S’en prendre au domicile parental de la Première Dame du pays nous rappelle un autre triste épisode entrepris dans les années de braise d’un pouvoir du Président AOK (ndlr : Alpha Oumar Konaré) qui a vu le domicile maternel attaqué. Il est vrai que les Bamakois avaient ‘’la boule’’ en ces jours tristement ‘’héroïques’’. Attention : on peut déjà avancer ceci : la présidentielle de 2018 (si elle arrive à avoir lieu) se jouera à travers l’électorat national qui s’exprimera dans ses différentes composantes communautaires et sociales. Le problème: C’est qu’IBK se maintient à un niveau de popularité tel qu’il en devient gênant. Que se passe-t-il ? On entend dans les rangs du petit peuple qui, comme le pélican du poète, s’en revient le soir, lassé des périples d’un quotidien à travers la mal-vie des gens et qui se disent qu’ils se sont trompés et qu’ils comptent se raviser pour ne plus voter comme avant. Le leitmotiv trouvera-t-il écho dans les urnes ? Attendons de voir.

L’opposition avait sous-estimé l’adversité, les partis de la majorité ont choisi de mettre tous les atouts de leur côté

Talleyrand avait dit : «Les hommes sont comme les statues, il faut les voir en place».

La séquence électorale des communales valide- t-elle des progrès démocratiques chez nous ? Dans les rues, dans les grains, ça discute dur déjà. Alors, y a-t-il de quoi pavoiser pour un parti politique ? Le RPM dit engranger dans sa besace électorale plus de 2500 conseillers municipaux et 138 maries (nous citons de mémoire). Nos formations politiques ont en face d’elles des opinions publiques qui ont beaucoup évolué dans ce laps de temps des trois années passées.

Fait nouveau

Une certaine frange de l’opposition joue les prolongations pour la contestation des résultats sortis des urnes. La CENI les invitait à saisir qui de droit à moins qu’elle ne vienne à dénoncer l’utilisation dévoyée de l’appareil juridique (ndlr : les tribunaux administratifs ici). Si on y ajoute le black-out des communications, le tour est joué. Ainsi  va la démocratie. Un scrutin, fut-il présidentiel ou …, n’est pas obligé d’être juste dans toutes ses choses ici- bas… Nous citons un anonyme. Ne dit-on pas que les braves gens préfèrent à la vie des raisons de vivre ?

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