lundi 17 mai 2021
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Attaque meurtrière à Nampala : Manque d’armements et de coopération sincère à la base

L’attaque meurtrière perpétrée par des bandits armés et des terroristes contre les positions des forces armées et de sécurité maliennes installées dans la localité de Nampala suscite tant de grincements de dents au sein de la société civile ; cela, dans toutes ses composantes. Dans la douleur et la consternation, la question est de savoir si vraiment, depuis bientôt quatre ans de cette crise profonde, l’armée malienne est parvenue à être dotée d’équipements militaires adéquats à la hauteur de la menace persistante. On ne saurait se rassurer sur du vide…

La cérémonie funèbre des 17 soldats maliens tués à Nampala a eu lieu le jeudi dernier, au camp militaire de la cité des Balazans, en présence des plus hautes autorités de la République du Mali avec des parents, proches et amis des disparus. Mais, avant et après cette attaque aussi traumatisante, le peuple s’interroge encore une fois sur les conditions de travail de nos vaillants guerriers en poste au front. Dans un premier temps, selon l’analyse du drame, on se pose la question de savoir comment cela a pu arriver sous deux angles. C’est-à-dire le dispositif tactique et le moyen de bord en termes d’équipements militaires de pointe afin de pourvoir riposter pour renverser la situation en toutes circonstances. Mais, pour cette fois-ci, tout porte à croire que l’armée a été non seulement attaquée mais sans pourtant pouvoir riposter ni avoir le soutien d’un bataillon de renfort dépêché à sa rescousse de nulle part. L’ennemi est parvenu à l’imposer sa volonté en causant d’importants dégâts matériels et d’énormes pertes en vies humaines avant de disparaître tranquillement dans la nature. A l’image de l’évènement tragique survenu à Kidal, à la suite de la visite de Moussa Mara, alors Premier Ministre, on déplore parmi les victimes de nombreux recrus jeunes de la promotion 2013. Malheureusement, jusqu’ici, aucun propos émanant des plus hautes autorités n’a été avancé pour garantir en tout cas la fin d’une telle tragédie perpétrée contre les positions des FAMA, singulièrement à Nampala.

Nampala comme Kidal 

Dans la résolution d’une crise comme celle que notre pays connaît actuellement, les voies politiques et diplomatiques sont pour la plupart sollicitées mais aussi et surtout celle militaire. Mais cette vision semble être confrontée à un problème de blocus dont on ignore les causes. Et le résultat se fait sentir forcement aux yeux et à l’esprit du Peuple sur le terrain. Le nom de Nampala fait peur comme Kidal sinon plus au regard du nombre de soldats et civils ayant péris dans des attaques à répétition depuis sous les Régimes de Konaré et d’ATT. Et, à chaque fois l’armée malienne paye de lourds tribus avec des conséquences dramatiques. Dans cette situation de ni paix ni guerre, le Peuple ne sait à quel Saint se vouer. En tout cas, le besoin de doter l’armée malienne d’équipements sophistiqués n’est plus à exprimer. A tous les niveaux, l’urgence est là pour permettre à nos soldats sur le front à bien mener leur mission régalienne. Mais, en réalité, où en sommes-nous aujourd’hui avec le fameux programme de reformes militaires?

Le courant passe-t-il bien avec nos Coopérants au front?

Nos Coopérants militaires de la force barkhane et de la MINUSMA sont également en position sur le terrain avec les forces armées maliennes. Les missions d’observation permanente déjà en cours à tous les niveaux des champs d’opérations et de batailles, est-ce que nos Coopérants avaient-ils signalé quelque chose à l’Armée malienne comme signes annonciateurs de risques d’attaques imminentes? On ne saurait le savoir, pour l’instant, mais, seulement, il est à retenir d’office qu’étant des partenaires matériellement plus équipés et stratégiquement plus renseignés que les FAMA, les forces barkhane et de la MINUSMA ont le devoir de jouer au moins un rôle de prévention en faveur des troupes maliennes ; ne serait-ce que dans l’esprit de raffermissement des Relations de coopération bi et multilatérale avec le Peuple malien. Mais, hélas !

BELLEM  : LE COMBAT

COULIBALY

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