samedi 15 décembre 2018
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Violences faites aux femmes et aux filles au Mali: 1948 cas enregistrés en cette année 2018 !

Présidée par le ministre de Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Dr Diakité Aïssata Traoré, la cérémonie de lancement de la campagne ‘’ 16 Jours d’activisme’’ contre les violences faites aux femmes et aux filles, s’est tenue, mardi 27 novembre dans la salle Multifonctionnelle du Centre National de Documentation et d’Information sur la Femme et l’Enfant (CNDIFE). L’évènement a enregistré la présence, de la représentante de l’UNFPA-Mali, Josiane C.D Yaguibou, le représentant du maire de CIII, Ousmane Sy, la représentante de l’association pour le Progrès et la Défense des Droits des Femmes (APDF) et de plusieurs personnalités.
« Orangez le monde : Tous unis à l’écoute des femmes et des filles survivantes de violences ». Tel est le thème national de cette année de la journée des violences faites aux femmes et aux filles. Comme point orgue de cette célébration, la campagne des « 16 jours d’activisme » contre les violences faites aux femmes et aux filles qui a débuté le 25 Novembre continuera jusqu’au 10 Décembre 2018.
Dans son intervention, la ministre Traoré dira que la célébration de cette campagne témoigne de la volonté des plus hautes autorités à soutenir toutes les initiatives et actions en faveur de l’autonomisation des femmes et l’épanouissement des filles.
En guise de rappel, elle a souligné que la célébration de la campagne contre les violences faites aux femmes et aux filles a été lancée en 1991 par le premier Institut international pour le leadership des femmes et coordonnée par le Centre pour le leadership mondial des femmes.
Selon elle, l’année 2018 au Mali a été particulièrement douloureuse pour les femmes et les filles. Car, dit-elle, de janvier à août, le nombre de cas de violences basées sur le genre rapportés par le sous cluster VBG, s’élève à 1948 cas, soit 27% d’augmentation par rapport aux cas rapportés en 2017. En plus, elle a précisé que 70% de ces données collectées en 2018 proviennent essentiellement des régions du nord et du centre du Mali et que la quasi-totalité des survivants sont de sexe féminin (97%) dont 53% étaient des enfants de moins de 18 ans.
D’après elle, les défis liés à la prévention et à la prise en charge des survivants sont énormes pour l’atteinte de l’objectif « Zéro violence ». « Un des défis majeurs reste non seulement l’adoption d’un texte législatif spécifique contre les violences basées sur le genre mais aussi, le renforcement et la mise en place de services de prise en charge surtout pour l’écoute des femmes et filles survivantes » a-t-elle reconnu.
Quant à la représentante de UNFPA-Mali, elle dira que cette campagne appelle les gouvernements, la société civile, les organisations de femmes, les jeunes, le secteur privé, les médias et l’ensemble du système des Nations Unies à joindre leurs forces pour faire face à la pandémie mondiale de la violence à l’égard des femmes et des filles. Car, dit-elle, au Mali comme dans beaucoup d’autres pays africains, les violences faites à celles-ci deviennent un phénomène préoccupant et persistant.
Par Mariam SISSOKO
Evasion spectaculaire au commissariat du 3ème Arrondissement
‘’Boli-bana’’ pour Bourama Koné, le pivot principal de l’opération !
Cet individu au nom de Bourama Koné dit Bavieux ou encore ‘’Sa Bagama’’ âgé de 30 ans et chauffeur de profession est l’un des pivots de l’opération d’évasion des enfermés du commissariat du 3ème arrondissement dans la nuit du 12 au 13 Septembre dernier aux environs de 2h30, occasionnant la mort du détenu Moussa Samassekou. Fiché et filé par tous les commissariats de police du pays, Bavieux a été finalement répertorié et appréhendé le jeudi 22 novembre par les éléments du 11ème arrondissement pour être mis à la disposition des hommes du Commissaire Principal Ibrahima Soma Keïta du 3ème Arrondissement.
Faut-il le rappeler, 20 prisonniers se sont enfuis dans la soirée du 12 au 13 septembre 2018 des geôles du commissariat du 3ème Arrondissement. Dans la même nuit, les éléments de ce commissariat ont pu arrêter 4 évadés et ont abattu un au nom de Moussa Samassekou. En effet, parmi ceux qui ont pu s’échapper figurait ce malfrat dangereux du nom de Bourama Koné ‘’Sa-bagama’’ non moins cerveau principal de cette évasion. Après deux mois de cavale, ce dernier a été appréhendé par les agents du 11ème Arrondissement suite à une dénonciation de ses victimes. Cela en raison du fait qu’il est présumé auteur de nombreux cas d’abus de confiance et de vol de beaucoup d’engins à deux roues. S’y ajoute son statut de vagabond notoire. Des motifs d’accusation qui sont à la base de sa mise à la disposition du 3ème arrondissement.
Après son arrestation, il fut interrogé par le Capitaine Youssouf Coulibaly, chef BR du 3ème Arrondissement. Au cours de cette interrogatoire, ‘’Bavieux’’ a reconnu les faits qui lui ont été reprochés. Dans ses aveux, il a fait porter le chapeau de principal planificateur de cette opération, au détenu Oumar DIARRA dit « Vieux » (un autre détenu qui n’a pas pu s’échapper lors de l’évasion en groupe). Une évasion spectaculaire accomplie le 13 Septembre 2018 aux environs de 2 heures du matin, quand le policier a ouvert le violon pour extraire un raflé. C’est en ce moment que le nommé Drissa Koné dit ‘’P’’ a pulvérisé une liquide de gingembre mélangé avec du piment sur son visage. Ce qui a permis à un gros lot des détenus à prendre la tangente, dont Bourama Koné dit ‘’Sa-bagama’’.
« Je me suis dirigé vers le marché de Sébénicoro pour me réfugier sous l’un des échangeurs de la voie principale de ce quartier », a – t-il déclaré.
Une cavale mise à profit pour encore opérer !
Dans sa cavale, ‘’Bavieux’’ en réalité n’a pas duré dans sa cachette. Comme affirmer par lui-même lors de son interrogatoire, quelques jours seulement après, lorsqu’il était en manque d’argent pour survivre, il a commencé à se promener à travers la ville de Bamako pour faire croire à ses connaissances qu’il croisait, qu’il revient d’un voyage. A certains, il disait même qu’il les a apporté des cadeaux. Histoire de pouvoir prêter leur moto pour ensuite disparaître avec.
« Durant tout ce temps, je ne faisais que me cacher d’un lieu à l’autre à travers la ville de Bamako » a- t-il dévoilé lors de son interrogatoire. Ce faisant, il a réussi à confisquer 6 motos, durant la courte période de sa cavale. Cela n’est nullement étonnant parce que Bourama Koné dit ‘’Sa bagama’’ en est un véritable spécialiste d’abus de confiance et de vol des engins à deux roues, d’où son inculpation par le capitaine Youssouf Coulibaly, chef BR et ses éléments, au cours de laquelle il a mis en œuvre avec d’autres codétenus cette stratégie d’évasion.
Cette fois-ci, ‘’Sa-bagama’’ n’aura pas de chance de s’évader pour aller encore arnaquer et voler d’autres paisibles citoyens. Cela tout simplement parce que son sort a été scellé et mis à la disposition du Parquet du Tribunal de Grande Instance de la CII.
Auparavant, comme lui, un autre évadé, rescapé du nom de Amadou Diallo fut appréhendé à la fin du mois d’octobre par les éléments du 3ème Arrondissement et déféré à la Maison Central d’Arrêt de Bamako Coura/
D’ailleurs le vaillant officier de police, le capitaine Youssouf Coulibaly rassure que les enquêtes sont en cours pour mettre le grappin sur le reste des évadés. Lesquels ont intérêt à venir se rendre aussi vite que possible.
Par Mariam SISSOKO LE SURSAUT

Djibril Coulibaly

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