mardi 11 décembre 2018
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Suppression de l’émission «carte sur table» de Renouveau FM : «Le bon sens voudrait que la HAC adresse un avertissement, au pire, une suspension temporaire», réagit le Président de l’Union des Clubs de la Presse Francophone-Branche Mali

Pour le Président de l’Union des Clubs de la  Presse Francophone-Branche Mali, Kassim Traoré, notre confrère de la radio Klédu, par ailleurs,  Correspondant permanent de la VOA au Mali,   «Le bon sens voudrait que la HAC adresse un avertissement ; au pire, une suspension temporaire de l’émission de Rast Bath, au lieu de décider sa suppression ». Selon lui, arrêter l’émission n’est pas une bonne chose.

L’Union  des Clubs de la  Presse Francophone-Branche Mali a fait cette déclaration, le samedi dernier, lors d’une conférence de presse animée par son Président Kassim Traoré. C’était dans les locaux  de la VOA, en présence du Représentant du Groupe Renouveau,  Djibi Sacko. Il s’agissait pour cette organisation internationale de la presse de s’exprimer officiellement sur la fermeture de la Radio Renouveau FM et la décision de sa réouverture de la HAC (Haute Autorité de la Communication) sur condition de la suspension à titre conservatoire de l’émission «Carte sur table », animée par Rast  Bath. L’Union des Clubs de la  Presse Francophone-Branche Mali déplore cette décision de suppression de l’émission «Carte sur table».

Selon Kassim Traoré: «Arrêter l’émission, pour nous, n’est pas une bonne chose…Le bon sens  voudrait que la HAC adresse un avertissement, au pire  une suspension temporaire».

Aux dires du conférencier, «la HAC a violé ses propres règlements». De ce fait, Kassim Traoré déclare : «Au niveau de notre organisation, nous l’appelons au bon sens…Je souhaite que nos grands frères à la HAC essaient de revoir leur décision… »

Rappel 

L’émission incriminée est coanimée par Ras Bath et deux autres confrères de la place, Boubacar Yalcouyé, Directeur de Publication  du quotidien LE PAYS et Amy Baba Cissé du FIGARO-MALI plus un Avocat, Me Malick Alfousseyni Maïga.  Comme pour dire qu’elle était animée par des journalistes contrairement à ce que prétendent d’autres interprétations hostiles à Rast Bath.  Elle portait sur la fraude, le bourrage d’urnes, l’achat de consciences lors du 1er  tour du scrutin présidentiel du 29 juillet dernier, etc.

D’ailleurs, ce sont des accusations dénoncées non seulement par l’opposition, mais aussi par d’autres observateurs internationaux à travers leurs recommandations.

Lors de l’émission, Ras Bath a accusé les auteurs de corruption et d’abus de faiblesse et a interpellé l’État malien et l’Opinion publique en faveur de citoyennes victimes.

«Le régime, à travers ses acolytes, a coupé  l’émission pour tenter de pervertir comme s’il avait insulté les citoyens. Alors que Ras Bath a rétabli, le mardi passé, sur la radio RFM synchronisée à travers 100 radios », souligne le Président de l’Union des Clubs de la presse Francophone, Branche-Mali.

De son côté, la presse malienne n’est pas restée les bras croisés. Elle a multiplié les sorties médiatiques sur fond de dénonciations et de protestations contre l’illégalité de la fermeture  de la radio Renouveau FM, car c’est le Gouverneur qui a pris un Arrêté de fermeture de ladite Radio alors qu’elle n’est pas habilitée à le faire. En la matière, c’est la HAC qui doit s’autosaisir du dossier.

Le Ministre de l’Information, de l’Economie Numérique, Harouna Modibo Touré, a reconnu aux Hommes des médias, lors de setting devant la Cité Administrative, qu’il y a eu erreur dans les procédures administratives. Et que c’était à la HAC de sanctionner s’il y avait lieu de le faire. C’est ainsi que le dossier a été transféré à la HAC qui a, de ce fait, procédé à l’annulation de la décision du Gouverneur avant de prendre sa propre décision, mais sur «fond d’instruction du régime en place».  La fameuse décision a été la «réouverture de Renouveau FM et  la suspension, à titre conservatoire, de l’émission  Carte sur table».

Ce qui fait réagir l’Union des Clubs  de la presse Francophone, Branche-Mali dont le Président estima qu’ « à supposer même que les accusations soient fondées, une première, le bon sens recommande que la HAC adresse un avertissement ; au pire, une suspension temporaire. Mais directement prononcée la suppression définitive de l’émission traduit l’intention des 6 membres nommés par le politique sur les 9 membres ».  Et de commenter « faire taire Ras Bath dont le discours gêne les intérêts politiques. Cela se confirme à travers la sanction axée sur la suppression définitive édictée par la HAC qui est prévue au point 2 de l’Art 83. Et l’Article 87 prévoit, dans ce cas, qu’il y ait le recours devant la Cour Suprême. Connaissant la lourdeur et la lenteur de la procédure prévue devant cette juridiction, on pense arriver à faire taire Ras Bath le temps que le 2e  tour de l’élection présidentielle et l’après 2e  tour se passent allégrement… ».

À noter qu’on reproche à  l’émission d’avoir traité le Président de la République «de voleur».

Oumar Diakité : LE COMBAT

Rédaction

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