lundi 10 décembre 2018
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Situation de nos Ressortissants en Angola : Il n’y a que 65 Maliens incarcérés

Le Ministre porte-parole du Gouvernement, Amadou Koïta, en compagnie de son collègue du Département des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, Yaya Sangaré, était, le 3 novembre dernier face à la presse. C’est dans le cadre de son briefing hebdomadaire, à l’issue du Conseil des Ministres du 2 novembre dernier. Devant les journalistes, il y a eu des clarifications sur la situation de nos compatriotes en Angola dont le nombre est dans la fourchette des 32.000 et 34.000 personnes.

Le conseil des Ministres, selon le Ministre porte-parole du Gouvernement, Amadou Koïta, s’était réuni en session ordinaire, le 2 novembre dernier, dans la salle des délibérations, au Palais de Koulouba, sous l’égide du Président de la République, El hadj Ibrahim Boubacar Kéïta.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil des Ministres a examiné, au chapitre des mesures réglementaires et législatives, un projet de textes émanant du Ministre de la Culture relatif à la création, organisation et aux modalités de fonctionnement du conservatoire des Arts multi médias Balla Fasséké Kouyaté en charge de la promotion artistique et culturelle du Mali depuis 2003.

Cependant, des insuffisances ont été constatées en termes de cumul de fonctions au niveau de la Direction et de la Comptabilité,  l’absence d’un Département d’Enseignement et de Recherches, l’absence d’un cadre législatif pour les frais d’inscription académique et administrative et l’absence des Représentants de l’AEEM dans le Conseil d’Administration.

Le second projet de texte émanant du Département des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine. Il s’agit de la politique nationale en matière d’intégration dans son plan d’action 2018-2022 avec un objectif global de créer un ensemble homogène pour la réalisation de l’unité africaine.

Les autres projets de textes étaient du Département de l’Habitat et de l’Urbanisme.

Actualité obligeant, le Ministre porte-parole du Gouvernement soulignait le déplacement du Chef de l’État dans la Première Région du pays pour procéder à l’inauguration de la centrale thermique pour une enveloppe globale de 84 milliards de nos francs dans la commune de «Hawa Dembaya». Il s’est rendu également sur le chantier du nouveau pont de la Région afin de s’assurer du bon fonctionnement des travaux qui sont à un taux de réalisation de 50% pour un montant de 36 milliards FCFA en provenance du Budget national du Mali. Il est à noter aussi que le Premier Ministre, dans la perspective d’un forum social, multiplie des rencontres dans ce sens pour une meilleure prise en compte des préoccupations de la population. L’objectif vise l’apaisement du climat social à tout prix.

L’intervention du Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine portait sur la situation de nos compatriotes en Angola.

Suite à un communiqué du Gouvernement angolais relayé par les médias de ce pays parlait d’une opération destinée à nettoyer, selon les termes des zones diamantifères et de petit commerce. «Deux opérations combinées qui ont été lancées dans ce pays», précise le Ministre Koïta, orientés vers tous ceux qui sont en train de financer l’exploitation illégale de diamant dans ce pays. C’est idem pour tous les Angolais qui participent à l’installation des Étrangers en situation irrégulière. Cette opération concernerait toutes les Provinces  diamantifères angolaises.

Une autre opération était destinée aux déguerpissements des commerçants détaillants en situation irrégulière. Donc, c’est dans ce sens que nos compatriotes ont eu leur part d’ennuis dans ce pays.

Le vent de panique dans ledit communiqué consistait à demander aux Angolais de dénoncer les Étrangers en situation irrégulière. Opération qui aurait abouti à l’arrestation de beaucoup d’Étrangers majoritairement des Congolais conduits à la frontière de leur pays. Dans la première vague d’arrestations dont on parle de 200.000 personnes, il n’y avait pas de façon officielle un Malien. Mais la prudence consistait pour l’État malien à travers le Département des Maliens de l’Extérieur de savoir ce qui se passe sur le terrain via l’Ambassade et le Conseil de base des Maliens de l’Extérieur. Une gestion concertée avait été engagée par les Dirigeants de la CEDEAO en la matière.

À la date d’aujourd’hui, selon le Ministre Yaya Sangaré, il n’y a pas plus de 65 Maliens arrêtés en Angola. Dans ces conditions, la seule solution s’avère le rapatriement sur fond d’achat de billets par les Responsables des pays d’origine quand on sait qu’une personne arrêtée est accusée de mener une activité illégale ou d’être en situation illégale. Donc, une double infraction aux yeux de l’État angolais. Le Mali est prêt à rapatrier tous ses Ressortissants dans ce pays désireux de rentrer au bercail dans la mesure où cette décision souveraine de l’Etat angolais n’est pas négociable. Il est demandé aux Maliens de bien vouloir et de façon volontaire de rentrer au Mali plutôt que de négocier pour y rester. Notre Gouvernement et l’OIM sont en attente pour tout besoin de rapatriement volontaire.

Mohamed BELLEM

Rédaction

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