dimanche 21 octobre 2018
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Pack of cigarettes, close-up, isolated on white background

PRODUCTION DE CIGARETTES AU MALI : La SONATAM innove en procédant à la création d’une nouvelle usine destinée à la fabrication de la cigarette Dunhill International

La Société nationale des tabacs et allumettes du Mali (SONATAM) a procédé le mardi 27 févier 2018 au lancement des travaux de construction d’une nouvelle usine destinée entièrement à la fabrication de la cigarette Dunhill International dans notre pays. La cérémonie qui marque également l’extension intégrale de la SONATAM était présidée par le ministre en charge du Développement industriel, Mohamed Aly Ag Ibrahim. C’était en présence d’autres membres du gouvernement, du président du conseil d’administration de l’entreprise, Abdoulaye Yaya Seck, du représentant spécial de British American Tobacco, Léopold Benjamin Okale Aliane ainsi que plusieurs autres personnalités.
On notait également la présence des partenaires techniques et financiers, des représentants du corps diplomatique et des responsables du monde des affaires de notre pays.
En effet, l’histoire et le parcours de la SONATAM sont indissociables de ceux du développement industriel de notre pays. Née aux premières heures de l’accession du Mali à la souveraineté internationale, l’entreprise a résisté aux multiples agressions du temps et aux péripéties de l’histoire qui ont emporté la plupart des unités industrielles de sa génération. Aujourd’hui encore, malgré les contraintes institutionnelles, la société continue de jouer son rôle de pourvoyeur d’emplois, de créateur de richesses nationales et de contributeur aux recettes budgétaires de l’Etat.
Dans son mot de bienvenue, le maire de la Commune II du district de Bamako, Fodjé Salim Traoré, a rappelé le rôle historique de la SONATAM dans le développement et le rayonnement de sa commune dès les premières heures de l’Indépendance à ce jour. «Après avoir résisté aux multiples défis, la SONATAM se tient toujours débout au grand bénéfice des nombreux travailleurs ressortissant de la commune. C’est donc avec un enthousiasme tout particulier que nous assistons aujourd’hui à cette cérémonie qui, pour nous, marque surtout la renaissance de la SONATAM», s’est-il réjoui.
Pour le porte-parole des travailleurs de l’entreprise, Amadou Coulibaly, cet évènement marque surtout la renaissance de l’entreprise qui a su résister aux multiples contraintes qui ont jalonné son développement. «Nous tenons ici à signifier toute notre reconnaissance aux plus hautes autorités de notre pays qui, de 1965 à ce jour, ont aidé notre entreprise à naitre, à grandir, à vivre, même à survivre et à renaitre encore. Et notre entreprise, avec l’appui du peuple malien, n’a cessé de montrer sa capacité de résilience à toute épreuve, ce qui fait d’elle aujourd’hui, l’une des industries les plus persévérantes depuis l’indépendance. Cette pérennisation est aussi le fruit de sacrifices, de l’engagement constant et sans faille de ses travailleurs que nous représentons du haut de cette tribune», a-t-il lancé.
L’occasion était toute trouvée pour le président du conseil d’administration d’évoquer, avec chiffres et date à l’appui, l’historique de la renaissance de son entreprise, mais surtout de la constance de l’Etat dans son accompagnement. En effet, développera t-il, la SONATAM était, à la fin des années 90, proche de la cessation de paiement du fait de sa situation financière singulièrement catastrophique. «C’est ainsi qu’en 2001, sans l’intervention de l’Etat, qui a fait appel à des partenaires, notamment la Libyan African Investment Compagny (LAICO) et le Groupe Bolloré, la société n’aurait pas survécu. Ainsi depuis sa privatisation en 2001, la seule industrie du tabac du Mali a, en moyenne, investi près de 300 millions de FCFA par an, à l’exception de l’année 2011 où la société a injecté 700 millions de FCFA pour le renforcement de ses capacités d’importation, de production, de fabrication et de commercialisation. Dès 2004, des accords ont été signés avec le groupe British American Tobacco pour la fabrication et la commercialisation des marques London et Parisienne ainsi que pour la commercialisation partielle des marques Craven et Dunhill. En 2009, la production de la marque Craven est transférée à la SONATAM et en 2010, un accord d’importation de la marque Marlboro a été signé avec Philip Morris International (PMI)», a t-il détaillé.
Cependant, met en exergue le PCA de l’entreprise, c’est en 2007 que la société a véritablement engagé son processus de restructuration et de redressement financière, assorti d’un programme de départ volontaire à la retraite pour les salariés et de développement des partenariats techniques avec le Groupe Impérial Tobacco (CORALMA International). En outre, des efforts financiers substantiellement importants des actionnaires ont permis d’amener graduellement l’entreprise à un niveau de performance technique comparable aux autres usines de la sous-région comme celles de la Côte-d’Ivoire, du Burkina Faso et du Sénégal.
«Mieux, le gouvernement, dans son élan d’accompagnement de l’entreprise, a consenti à notre société un contrat de performance signé le 29 mars 2010 et qui a permis d’améliorer l’exploitation de l’entreprise, de fixer les moyens à mettre en œuvre par les deux parties pour atteindre lesdits objectifs, d’accroitre l’activité et les recettes fiscales, de réduire la fraude de 12% et surtout de rétablir un résultat d’exploitation très positif. A noter que la restauration de ses finances a permis à la SONATAM d’augmenter ses recettes de 5,9 milliards de FCFA en 2001 à 47,6 milliards de FCFA en 2016, soit une augmentation de plus de 800%. Le taux de fraude a été réduit de 60% à 6%, cela grâce au concours des services de répression. Ainsi aujourd’hui, les activités sociales de l’entreprise à l’endroit de ses travailleurs se situe à plus de 200 millions de FCFA», a révélé le responsable de la SONATAM, avant d’ajouter que pour la première fois depuis 2001, les dividendes en 2015 puis 2016 d’un montant annuel global de 1,14 milliard de FCFA dont 440 millions, ont été versés annuellement dans les caisses de l’actionnaire majoritaire qui reste l’Etat.
Mamadou DOLO
dolo@journalinfosept.com

Djibril Coulibaly

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