mardi 21 août 2018
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PRESIDENTIELLE 2018 : Vers l’’humiliation de certains candidats dans leurs localités

La campagne bat son plein et les 24 candidats sillonnent le pays, chacun avec sa méthode et technique de conquête d’électeurs. D’autres ont la peur au ventre dans leur village natal, car, ils ont moins de légitimité aux yeux des populations locales.
La bataille s’annonce rude même si les pronostics jouent en faveur des deux ténors, IBK et Soumi, au dernier carré. Au-delà de ces deux, d’autres tels que, Cheick Modibo Diarra, Alou Diallo et Modibo Sidibé, peuvent sérieusement perturber ce pronostic. Chacun d’eux explique et défend son programme comme il peut pour convaincre les Maliennes et Maliens dans tous les coins du pays. Au-delà des projets de gouvernance, chaque candidat a une spécificité remarquable qui soit sa région ou commune natale. Les candidats doivent avoir cette région ou commune comme base politique et électorale dans la mesure où s’ils avaient posé des actes de développement, de solidarité etc. C’est à travers ces actes de bonne volonté, qu’ils pourraient avoir l’électorat de ces zones sans tambours, ni trompette, car, les Maliens sont, après tout, reconnaissants. A défaut de ces actes patriotiques, certains parmi nos 24 candidats, risquent de se faire humilier dans leur zone de naissance parce qu’ils y sont restés en marge du développement local.
Mamadou Coulibaly, un vigilant observateur de la scène politique nationale, nous affirme que le développement d’un pays commence par le développement de la localité d’origine. Selon lui, on n’a pas besoin d’être candidat ou Président de la République pour développer une zone. Aujourd’hui, les candidats se battent, se bousculent et se défendent comme ils peuvent, mais nous vérifierons le passé de chacun d’eux dans leurs zones respectives pour nous assurer de leurs exploits et réalisations antérieures durant leur vie professionnelle.
La future déception de Mamadou Igor Diarra
Cette année, la 4ème région Ségou regorge beaucoup de candidats parmi lesquels, Cheick Modibo Diarra, Mountaga Tall, Dramane Dembélé, Modibo Koné, Mamadou Diarra, Moussa Sinko Coulibaly. Les candidats de cette région risquent de se faire humilier dans leurs zones natales à la sortie des urnes, le 29 Juillet 2018. Ce manque de légitimité va certainement profiter au président sortant, Ibrahim Boubacar Keita, de sortir vainqueur dans cette région. Ce, au regard des réalisations effectuées pendant ses cinq années de gestion. Si la reconnaissance est malienne, IBK devrait se taper, haut la main, dans cette région. Ce qui pourrait provoquer une déception totale chez certains de ces candidats qui pensent que Ségou n’est acquis qu’à leur seule cause. La dernière législative donne beaucoup à réfléchir sur la problématique de cette circonscription électorale qu’est la région de Ségou. Le candidat Mamadou Diarra qui s’est toujours vanté de cette région, pensant qu’il soit le seul à avoir un village risque d’y être le dernier des candidats de Ségou. La défaite probable de ces candidats, permettra à ses néophytes politiques, excepté Mountaga Tall, de connaitre leur vraie place et savoir que ce n’est point par la bouche ou un livre qu’on arrive à gagner une élection. Ils sauront que la pire défaite en politique, est de se faire battre dans son propre village. La bande de Ségoviens, composée d’Igor, Cheick Modibo Diarra, Dramane Dembélé, Modibo Koné, Mamadou Diarra, Moussa Sinko Coulibal vont sans nul doute prêcher dans le désert car aucun d’eux n’a posé un vrai jalon allant à développer la région de Segou.
Certes, l’élection présidentielle ne se joue pas seulement à Ségou, mais la bataille électorale de cette région semble un réel défi de légitimité pour les candidats issus de cette zone, mais aussi, le Président sortant qui a beaucoup misé sur cette région qui est dispose de 1. 169. 522 électeurs. Ce qui fait de Ségou, la 3ème force électorale du pays.
Boubacar Diam Wagué LA SIRENE

Djibril Coulibaly

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