mercredi 26 septembre 2018
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Pourparlers autour de la tenue des législatives : Clash entre Mariko et Ag Erlaf

 Lors des pourparlers dans le cadre de la rencontre de concertation entre la classe politique et le département de l’Administration Territoriale sur les législative qui profilent à l’horizon, il y a eu une séance de mise au point entre l’Honorable Oumar Mariko du parti SADI et le Ministre de l’Administration Territoriale, Mohamed Ag Erlaf. C’était sur l’achat des consciences en flagrant délit et la présence du Ministre aux côtés du candidat IBK lors des campagnes des élections présidentielles dernières.

Invité dans les débats du Cadre de concertation Ministère de l’Administration Territoriale et les partis politiques avec en ligne de mire les propositions de piste pouvant aboutir à une bonne tenue de ce scrutin, le Député Oumar Mariko s’est attaqué à tous les aspects qu’il qualifie des manipulations électorales en indexant l’État. Comme premier aspect, l’Honorable Mariko, dans son malaise, si on peut le dire ainsi, soulignait l’achat des consciences sous la complicité de l’État. Du coup, le Ministre répond en ces termes : «Cette responsabilité d’éduquer la population pour ne pas s’adonner à ce jeu politique incombe aux partis politiques qui, malheureusement, ne le font pas». Par conséquent, le Ministre réagit encore à cette situation en précisant que les Maliens n’ont pas à l’esprit d’aller voté pour un candidat gratuitement. Une motivation financière s’impose. L’Honorable réplique encore en insinuant que le Ministre Ag Erlaf a battu campagnes lors des élections présidentielles aux côtés du candidat IBK aux yeux de la classe politique. Pourquoi ce choix, s’interroge-t-il ? Le Ministre, pour sa part, disait qu’à la différence de leurs visions, lui, il voyait IBK comme Président de la République jusque le 4 septembre 2018. A cet effet, il a l’obligation d’être à ses côtés, c’est-à-dire aux côtés d’un Président de la République dans ses déplacements à l’intérieur du pays tout en s’occupant du rôle de garant de la sécurité intérieure. La parenthèse chaude a été bouclée sans un consensus clair sur ces questions et, plus tard, l’Honorable Mariko a quitté la salle de réunions. En vérité, le scénario d’achat des consciences est une triste réalité dans notre pays. Cela, depuis l’avènement de la démocratie. Et le mal est allé de mal en pis jusqu’à ce qu’il s’est érigé désormais en gangrène sociopolitique contre le processus démocratique en cours.

Mohamed BELLEM : LE COMBAT

Rédaction

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