jeudi 23 novembre 2017
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Pour une meilleure sécurisation du territoire malien, le régime IBK osera-t-il regarder à l’Est, en se détournant de son parrain français ?

Tombouctou, Goundam, Bambara Maoudé, Ménaka, Nara, Fakola, Misséni, Nampala, Sévaré, Almousratat, Kidal,… la liste est loin d’être exhaustive. Toutes ces localités et bien d’autres à travers le territoire malien ont été frappées par des terroristes islamistes et des hordes de hors-la-loi faisant des victimes civiles et militaires. Le décompte macabre des villes et familles endeuillées est, fort malheureusement, loin de connaitre son épilogue. La profanation de nos valeurs séculaires de tolérance, de paix et du vivre-ensemble continue au grand désarroi des maliens. L’embargo militaire imposé au Mali par l’Union Européenne à travers la main invisible de la France est une des principales raisons qui empêche nos militaires d’accomplir valablement et vaillamment leurs missions régaliennes.
Sachant que l’on peut se procurer des armes ailleurs qu’en Occident, pourquoi alors l’Administration IBK ne se détournerait pas de son allié français pour un réarmement à outrance à l’Est ? Cette démarche passive de l’Etat se justifierait-il uniquement par un acte de reconnaissance envers l’Administration Hollande, alliée incontournable de la lutte contre le terrorisme au Mali et, au-delà, dans tout le Sahel ? Pays le plus endeuillé par les attaques terroristes en Afrique subsaharienne, le Mali devra-t-il attendre l’aval de l’Occident pour acquérir des armes ?
Selon Malilink Investigative Reporting Group, de janvier 2015 à nos jours, le Mali a été victime de plus de 200 attentats terroristes. Rien qu’après la signature de l’Accord pour la paix et la Réconciliation le 15 juin 2015, il a été frappé par plus de 191 attaques causant plus de 385 morts. Un bien triste bilan qui serait, à n’en point douter, moins grave si les FAMas avaient les armements qu’il faut pour faire face aux narco-terroristes.
A titre de rappel, le Mali est sous embargo militaire, selon certaines sources, depuis janvier 2012 au moment où éclatait une énième rébellion touareg. Embargo qui s’était accentué avec le début de l’Opération Serval par crainte de la part de la France d’une chasse arbitraire contre des « peaux blanches ». Habilement, lors de la signature de l’Accord de paix, le président IBK avait répondu en affirmant : « nous ne sommes pas des gueux ». Cet embargo continue encore aujourd’hui. Et le Mali est toujours dans l’incapacité d’assumer souverainement l’intégrité de son territoire. Cependant, l’Etat peut bel et bien se détourner de son parrain français pour se procurer des armes, de la Russie ou de la Chine, par exemple. La survie de l’Etat malien, de la Nation malienne en dépend. Il ne faut surtout pas retomber dans les travers d’une Administration malienne qui pensait à tort que le pays avait besoin d’une Armée de paix et non de guerre. Les considérations géopolitiques et géostratégiques du Mali doivent le pousser à doper ses Forces Armées et de Sécurité pour faire face au péril du narco trafic, du terrorisme et du banditisme.
Pour passer outre cet injuste embargo imposé au Mali pas nos sauveurs-colonisateurs, il faut beaucoup de cran, élément qui manque cruellement aux dirigeants africains de façon générale. Mais pour forcer la main à l’Etat malien et même à la Communauté internationale, le peuple est et demeure un acteur indispensable. Trop d’arbitraire ne peut qu’engendrer un malaise social qui peut se muer en soulèvement populaire qui, à son tour, forcera la main à l’Etat qui n’aura d’autres alternatives que de faire des choix forts et de les assumer. Qui sait, c’est peut-être cela qu’espère secrètement l’Administration IBK. Qu’il y ait une Révolution populaire qui lui pousserait à armer son Armée pour l’intérêt supérieur du Mali !
Ahmed M. Thiam
thiam@journalinfosept.com

Djibril Coulibaly

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