mercredi 26 juillet 2017
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Mutinerie en Côte-d’Ivoire : Le danger des promesses électorales : Le continent n’est-il pas dans l’œil du cyclone ?

En Côte-d’Ivoire comme partout ailleurs, surtout en Afrique, les moments des campagnes sont ceux des promesses à tout va. Aujourd’hui, le Président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara alias ADO, en fait les frais.

Pour rassurer les 8500 anciens rebelles intégrés, il a fallu au nouveau Président, Alassane Dramane Ouattara, faire des promesses d’ordre financier à tue-tête.  Chaque soldat devait percevoir 12 millions de francs CFA (soit plus de 100 milliards). Aujourd’hui, c’est à coups de tirs sporadiques que ces intégrés revendiquent leurs «dus». Dans le fief des ex-rebelles, à Bouaké, et dans le plus grand camp militaire d’Abidjan, Akouédo, et celui du camp Gallieni, au Plateau, depuis la fin de la semaine dernière, les militaires, déchainés, terrorisent les innocentes populations.  Malgré l’intervention de la hiérarchie, rien n’a changé. Le principe sacrosaint  du respect de la hiérarchie au sein des garnisons a foutu le camp depuis belle lurette. La légitimité de ces Chefs militaires, Issiaka Ouattara  (Wattao), Commandant de la Garde Républicaine, Chérif Ousmane, Chef du premier Bataillon des commandos parachutistes, Koné Zakaria, Chef de l’Unité de Commandement et de soutien et Hervé Touré (Vetcho), Commandant du 3e Bataillon de l’Infanterie, tous des ex- rebelles, donc, compagnons de ceux qui brandissent les armes, serait en cause. C’est le même genre d’insubordination qui a conduit, au coup d’Etat militaire de 2012, ici au Mali. Car, la hiérarchie n’était pas assez légitime (avec des Grades de complaisances) aux yeux de la soldatesque.

Dans cette situation qui a déjà fait de nombreux blessés dans les deux grandes villes du pays d’Houphouët Boigny, met en cause la qualité des Hommes qui composent cette armée. Il a donné aux populations la triste occasion de voir des mutins se ravitailler dans des stations-services en carburant sans payer. Les mêmes scènes se sont produites au Mali lors du coup d’Etat de 2012  avec le Capitaine Sanogo.

Si la légitimité des Chefs pose problèmes, la qualité des Hommes en tenue reprochable, force est de  reconnaître aussi que toute cette crise est née des promesses non encore tenues par le Président de la République, Alassane Dramane Ouattara.  Pour se faufiler et refuser de tenir des promesses, l’on a l’habitude d’entendre que les «promesses n’engagent que ceux qui y croient». Visiblement, cela semble, en Côte-d’Ivoire, engager ceux qui ont fait ces promesses. Et ce sera désormais le cas un peu partout sur le continent.

Mohamed Dagnoko : LECOMBAT

Rédaction

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