vendredi 26 mai 2017
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Mariages avant le Ramadan : Quand joie et inquiétudes s’entremêlent

La ville de Bamako, comme à l’accoutumée, est en ébullition et effervescence totale pour les multiples mariages programmés à l’approche du mois de carême. Mais force est d’admettre que malgré les motivations de part et d’autre, l’inquiétude et la joie font difficilement chemin ensemble. Car, au finish c’est l’une qui va forcement céder la place à l’autre.

Comme cela n’est un secret pour personne, à chaque année, dans notre société, les mariages se multiplient à l’approche du mois de carême. Ce qui est synonyme de la consolidation et de la stabilisation de la Culture du foyer de chez nous. Raison pour laquelle, à Bamako, présentement, les espaces verts sont pris d’assauts tous les  week-ends ou jeudis par les cérémonies de mariages mondains ou civiles. A ces endroits, les jeunes couples, pour fêter leur union se font entourés par des parents, amis, artistes-musiciens, photographes et le tout sous les projecteurs des cameramen amateurs du quartier. Dans la même journée, les enceintes des mairies et des mosquées refusent du monde. C’est pour procéder aux signatures civiles et religieuses.

Mais le plus préoccupant c’est que la plupart de ces mariages se font sur fond de précipitation et se disloquement prématurément. Puisque tout se fait sans prendre les dispositions préalables. Cela, tant du côté de la famille de l’époux en vers la belle famille que de celui de la jeune épouse.

En dehors des conditions financières matérielles et physiques, il y a d’autres critères dont il faut en tenir compte. Ils sont incontournables. Ce sont la foi, l’éducation, la famille et la mère de la fille. Ici, l’économie est facultative.

Sans l’éducation, c’est l’échec total. La beauté d’une femme ? D’accord, mais, la foi et l’éducation priment. Un couple qui parvient à passer tous ces stades a plus de chance de rester dans le mariage le plus longtemps possible.

Mais qu’à cela ne tienne. Car, de nos jours, ce sont les avoirs de l’homme et la beauté physique de la fille qui priment. Pour le reste, peu importe !

Mohamed BELLEM : LE COMBAT

Rédaction

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