mardi 11 décembre 2018
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Marche endeuillée d’hier à Gao : «Rien ne peut nous empêcher de continuer sauf si on rase complètement la ville»

Ces propos sont du porte parole du mouvement de résistance civile de Gao, Moussa Boréïma. Après la marche pour contester la mise en place des autorités intérimaires qui a endeuillé la ville de Gao, hier mardi 12 juillet 2016, il montre son mécontentement et juge les faits de manque d’humanisme de la part de nos autorités.

Au moment où le gouvernement fait un communiqué annonçant 3 morts et plusieurs blessés parmi les manifestants ainsi que les forces de l’ordre, le Porte-parole du mouvement de la résistance, Moussa Boréïma, nous fait état de plusieurs victimes dont 4 morts et une trentaine de blessés graves. Des meurtres qui ont eu lieu dans différents endroits de la ville de Gao. Ainsi, selon lui, il a été déploré un mort au niveau du Rond-point non loin de la Place de l’Indépendance, un autre au marché, puis un troisième au IVe quartier et un quatrième au quartier Château.

Les mouvements de résistance des jeunes de Gao ne décolèrent pas

La marche pacifique, prévue spontanément par ces organisateurs, s’est déroulée en catastrophe, hier mardi 12 courant, dans la cité des Askia. Après avoir jugé la réaction des forces de l’ordre d’inhumaine et disproportionnée, joint par nos soins, Moussa Boréïma, porte-parole du mouvement de résistance civile, n’a pas hésité à dire que ces meurtres ne les empêcheront pas à poursuivre leur combat jusqu’à l’atteinte de leurs objectifs fixés. Des objectifs axés sur, entre autres, la contestation contre l’installation des autorités intérimaires et l’obtention des armes qu’on leur a retiré sans tenir aucune des promesses faites en contre partie. Car, ce dernier point est la seule condition pour le cantonnement.

«Comment pouvons-nous concevoir qu’on se permette d’ouvrir le feu sur des populations qui marchent pacifiquement et à mains nues ? Et pas en un seul endroit, mais partout à travers la ville. Non loin de la Place de l’Indépendance, ils ont tué un jeune homme à côté de moi, qui était même un cousin à moi», déplore Moussa Boréïma.

Il avance également que les Responsables de cet acte ont réagi ainsi malgré le fait qu’ils aient pourtant reçu une lettre de demande de manifestation et d’encadrer cette dernière.

Sans ambages, Moussa Boréïma n’a pas manqué de mettre en cause la hiérarchie des forces de l’ordre. «C’est parce qu’on les a donné des instructions de tirer sur les manifestants. Sinon comment des militaires maliens peuvent se permettre de tirer sur des civils maliens ? Comment on peut être criminel jusqu’à ce point ?», dit-il avec un ton farouche.

En réponse à la question à savoir de ce qui sera la suite après que la marche ait fait des morts, Moussa Boréïma ne va pas avec le dos de la cuillère. «Rien ne peut nous empêcher de continuer sauf si on rase complètement la ville. C’est œil pour œil dent pour dent», nous répond ainsi notre interlocuteur.

Il faut rappeler que cette marche à Gao contre la mise en place des autorités intérimaires fait suite à une marche précédente où les jeunes de la ville réclamaient les armes pour être cantonnés. Mais, celle là s’est passée sans drame.

Adama A. Haïdara : LE COMBAT

COULIBALY

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