samedi 26 mai 2018
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LETTRE OUVERTE : Au président de l’URD, l’honorable Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition démocratique du Mali

Honorable,
Permettez-nous avant de rentrer dans le fond de nos analyses sur un terrain glissant ou peu méconnu, puisqu’il s’agit, de la politique politicienne par certaines citations : « Je suis de plus en plus convaincu que les problèmes dont l’urgence nous accroche à l’actualité exigent que nous nous en arrachions pour les considérer en leur fond. Je suis de plus en plus convaincu que nos principes de connaissances occultent ce qu’il est désormais vital de connaître ». (Edgar Morin)

Selon Edmund Burke, « ne peuvent agir avec fruit ceux qui n’agissent pas de concert ; ne peuvent agir de concert ceux qui n’agissent pas en confiance ; ne peuvent agir en confiance ceux qui ne sont pas liés par des opinions communes, des affections communes et des intérêts communs ».

Honorable, l’année 2017 a été plus émaillée que les années précédentes de mauvaise gouvernance avec d’autres scandales financiers. Ce qui dénoterait l’abandon de la République par un président au profit de son clan (RPM) et de son entourage (famille, amis, etc.). L’année 2018, commence avec d’autres scandales financiers (achat des tablettes pour les étudiants maliens). Au plan sécuritaire, nous déplorons tant bien que vous la mort de plusieurs de nos soldats maliens, de la Minusma et aux autres forces étrangères présentes sur le territoire malien, dans le cadre de la solidarité africaine et de la Charte des Nations unies pour la sécurisation des régions du Nord dans le cadre du maintien de la paix.

Elle a été une année où la grogne sociale aussi a atteint un niveau assez élevée avec les revendications des différentes corporations syndicales du Mali (magistrature, santé, éducation, etc.). Vous aviez été à l’avant-garde de tous ces combats en allant à la rencontre et à l’écoute des syndicats. Ce qui a été salutaire et apprécié par bon nombre de Maliens. Cela qui voudrait dire que vous avez un sens élevé de la gestion des affaires de l’Etat, vous êtes proche des Maliens pour recenser leurs préoccupations majeures (votre récente visite aux sinistrés du Marché rose du district de Bamako), afin d’apporter des réponses et solutions idoines vaille que vaille.

Honorable Cissé, président de l’URD, chef de file de l’opposition, votre combat de connivence avec les autres acteurs de la société civile contre le projet référendaire qui allait diviser davantage les Maliens, a été d’un égard fort appréciable aux yeux des Maliens et de la communauté internationale. N’eût été votre engagement de concert avec les autres acteurs de la société civile, le projet de loi était déjà adopté par le Parlement et serait promulgué par le président de la République. Mais face aux réserves de l’opposition, d’autres partis non apparentés et la société civile, finalement le chef de l’Etat a fait surseoir ce projet référendaire en attendant la stabilisation du pays et peut-être aussi pour l’amour du pays.

Ce combat n’est pas passé inaperçu, même vos détracteurs reconnaissaient en vous un homme politique dévoué à la tâche avec courage, détermination et abnégation. Pour le projet référendaire, nous savons que vous le savez mieux que nous que dans le projet, la forme n’y était pas. Et au fond, ce n’était pas qu’une question d’harmonisation régionale pour adapter notre Constitution aux standards régionaux (des autres pays ouest-africains). Car la Cédéao, est claire là-dessus, on ne doit pas réviser la Constitution à une année des élections. De surcroît, dans un pays où l’Etat a perdu les 1/3 de son territoire national, occupés par des groupes armés et des mouvements jihadistes avec la chute du colonel Kadhafi ; créant ainsi une insécurité sans précédent (zone de non-droit) au Mali et dans la bande sahélo-saharienne. Aussi, l’hyper-présidentialisation qui est déjà constatée ne ferait qu’affaiblir notre démocratie avec l’hypothèse de l’instauration d’une monarchie présidentielle au Mali.

Cependant honorable Cissé, chef de file de l’opposition, les Maliens ont souvent l’impression que l’opposition extra-parlementaire travaille plus que l’opposition parlementaire. Mais là n’est pas le problème, tant qu’il joue bien ou mal son rôle, car la même question voudrait que l’opposition parlementaire, les ministres, les députés de la majorité et même le président de la République d’aller à la rencontre et à l’écoute des communautés maliennes à la base pour chercher à comprendre les réels problèmes de développement du pays (sécurité, eau, hygiène/assainissement, santé, éducation, infrastructure physiques, infrastructures routières, etc.). D’ailleurs, d’aucuns diraient que l’honorable Mody Ndiaye, président du groupe Vigilance républicaine et démocratique (VRD), membre de l’URD jouerait mieux ce rôle de chef de file de l’opposition que vous. Tout cela n’est que littérature, vous travaillez dans la même dynamique (opposition parlementaire, extra-parlementaire) à la recherche de solutions et du bien-être des Maliens et des Maliennes.
Honorable Cissé, d’aucuns diraient que vous aviez peut-être commis la petite erreur en tant que chef de file de l’opposition et président du deuxième grand parti politique sur l’échiquier national, en termes (de représentativité, de nombre d’élus nationaux de députés…), d’aller siéger au niveau du Parlement panafricain. Vous auriez dû confier ce rôle à l’un des députés de l’URD, afin d’être plus stable et présent au Mali à l’écoute des Maliens et des Maliennes. C’est notre point de vue personnel ou notre religion sans pourtant vous juger en méconnaissance des motivations qui vous ont poussé à y siéger.

Honorable Cissé, le président de la République en s’exprimant en ces termes : « On donne de l’argent à l’opposition et elle ne fait que insulter et dénigrer tous nos efforts. On n’a pas 500 millions à jeter par la fenêtre. Ce que la loi a consacré peut être changé par la loi ». C’est une menace pour la démocratie malienne. Vous le savez mieux que nous, de par, votre expérience professionnelle et d’homme politique averti. De surcroit, cela prouve à hauteur de souhait le manque de volonté et de vision d’un chef d’Etat, qui peine à trouver des solutions et réponses idoines aux problèmes des Maliens.

Le président de la République en vous dénigrant ainsi, puisqu’il s’agit de vous, se fragilise vis-à-vis du peuple malien et de la communauté internationale. Ces dérives contribuent à donner plus de crédibilité à vos actions démocratiques et républicaines. Car le rôle d’un chef d’Etat dans un pays en lambeaux et déchiré ne doit pas se limiter à fustiger ou donner des droits de réponse chaque fois que l’opposition dénonce ou fasse des déclarations allant dans le sens de l’intérêt de la Nation.
Honorable, profitez souvent de ces instants solennels pour donner des droits de réponses, ce qui augmenterait davantage votre côte de popularité qui monte du jour en jour de façon exponentielle. Soumy le champion, la solution sur les réseaux sociaux n’est pas un mot vain, il a tout son sens et chacun peut l’interpréter de sa manière. Honorable, excusez-nous du terme « Soumy le champion » qui est peut-être péjoratif, mais sachez que vous êtes un homme public et populaire. Vous connaissez la réponse à ces questionnements mieux que nous.

Le président s’exprimait en ces termes sur les antennes de la télévision d’Etat : « J’ai trop encaissé, je me suis réveillé, je vais sévir ». Le président a-t-il dormi pendant 4 ans et demi, sachant qu’il a été élu sur la base d’un programme de société et payé par les ressources du contribuable malien ? La fonction de président est-elle synonyme de sommeil pour l’Eternité au détriment de la souffrance du peuple ? Le président est-il devenu président de la République sans mesurer les responsabilités de la fonction ? Le président s’est-il enfin rendu compte que le pays est pris en otage par une certaine élite politique de son clan (RPM) face au cri de cœur des Maliens ?

Honorable Cissé, le président de la République en abandonnant la République, siffle la fin de l’Etat-nation et la naissance de l’Etat de la rareté et de la récréation comme suit : Le président de la République à force de se répéter, nous pousserait à nous répéter et à la récréation en oubliant l’essentiel pour la République.

Le président de la République à force de ne pas avoir un programme pour la reconstruction du pays en allant tous azimuts, aurait donné l’argumentaire nécessaire à l’opposition et au peuple qu’il n’est pas là pour les Maliens mais peut-être au service d’un clan en violation de son serment et de ses promesses électorales. Car il avait promis aux Maliens l’Eldorado sur terre.

Le président de la République à force d’être dans la redondance, nous pousserait à un éternel recommencement dans la mise en œuvre du processus de paix et à danser tous azimuts au son du tam-tam de son clan (RPM) et pousserait les Maliens à être des spectateurs face à la détérioration de la situation sécuritaire.
Le président de la République à force d’abandonner la République, nous pousserait à la désobéissance civile.

Le président de la République par d’insuffisance de moyens et mécanismes appropriés de lutte contre (la corruption, la délinquance financière, le népotisme, le clientélisme, la fraude fiscale, l’évasion fiscale, le favoritisme et l’impunité), nous pousserait à une rupture entre l’Etat-nation et le peuple déjà dans un désespoir total.

Le président de la République à force de caporaliser, d’instrumentaliser les institutions de la République et les medias publics, nous pousserait à ne plus avoir confiance à ces Institutions Républicaines garantes de la démocratie, du pluralisme politique et de la souveraineté de l’Etat, contribuant à l’effondrement de l’Etat-nation.

Le président de la République à force de cautionner la montée en puissance des leaders religieux… nous pousserait à la fatalité (An ka to Allah ma). Autrement dit, de laisser aux mains de Dieu. Dieu est-il soldat ? Dieu est-il Malien ? Dieu est-il président du Mali ? La réponse est certainement non! Nous sommes musulman pratiquant, mais nous sommes de ceux qui ne croient pas à la fatalité, parce qu’avant l’existence du Dieu des chrétiens et des musulmans, nous avions nos croyances d’antan, nos divinités où il faisait bon vivre dans une société sans inégalité, sans injustice, sans discrimination… A quoi la religion a servi finalement au Mali, qui était censée former le bon citoyen(ne) avec une bonne moralité et d’amour de la patrie (Etat-nation) ?

Le président de la République en devenant adepte du luxe et du confort augmenterait le terrain de vie de l’Etat en absence de mesures d’austérité drastique ; c’est-à-dire la réduction des dépenses publiques de l’Etat dans un contexte socio-politique-sécuritaire et économique difficile, nous pousserait à la revendication syndicale sans précédent souvent en violation souvent des textes de la fonction publique et des usagers de nos services.

Le président de la République à force de ne pas pouvoir répondre à ses promesses électorales pour l’emploi des jeunes, nous pousserait davantage à prendre le chemin de l’Europe et des USA à la recherche de lendemains meilleurs au prix de notre sang.

Et les partis d’opposition à force d’être dans les batailles de légitimité, d’intérêts, de division et de leadership sans un projet commun pour le choix d’un candidat unique pour les présidentielles de 2018, nous pousseraient à nous demander sur le fond de leurs actions allant dans le sens de la construction de l’Etat-Nation, en tournant tout le débat politique, démocratique et républicain sur les dérives d’un pouvoir agonisant et moribond en quête de légitimité et d’électorat pour les prochaines échéances électorales.

Les partis d’opposition parlementaire et extra-parlementaire à forcer de se répéter oubliant souvent l’essentiel en regardant le fauteuil présidentiel et le chemin qui mène à Koulouba, nous pousseraient à ??? La réponse est pourtant connue ! Sauvons la République et pour la République et pour ce peuple meurtri dans la maladie, dans la pauvreté, dans la faim endémiques sans précédent en absence de réponses communes de la part de la classe politique.

En rappel, le Pr. Joseph Ki Zerbo dans son livre « A quand l’Afrique ? » dit ceci : « Je définis la pauvreté comme un manque de choix. Car le mot pauvreté signifiait dans le français classique quelque chose qui n’était pas à la hauteur de ce qu’elle devait être. Il s’empresse dans les mêmes passages pour dire que j’ai rencontré prostituée de 16 ans au Burkina, qui me dit Pr. Zerbo, je préfère mourir de Sida que de faim ».

Les constats montreraient qu’au Mali que les ressources nationales du pays sont maintenues dans les mains d’une minorité (élite politique et technocratique) qui décide de la redistribution avec une majorité maintenue dans la précarité (moyens de subsistance), d’où un problème de redistribution des ressources nationales aux différentes échelles d’économie (locale, territoriale, régionale, nationale…) pour faire face aux nombreux enjeux de développement du pays. Toute situation qui imposerait aux Maliens et Maliennes une loi de la rareté. Est-ce que c’est ça qui expliquerait aujourd’hui l’augmentation des chiffres des braquages, des vols à mains armées causant la peur au sein de la population au Mali, sans une réponse satisfaisante de la part des institutions chargées de la sécurité nationale (forces armées de défense et de sécurité) ?

Cela expliquerait-il l’enrôlement des enfants mendiants, des enfants soldats (issus de familles démunies), des jeunes diplômés sans emplois dans les mouvements de rébellion et de jihadisme abandonnés par l’Etat-nation à la recherche de lendemains meilleurs ? Les structures Etatiques créées au Mali pour la promotion de l’emploi des jeunes se seraient transformées en lutte pour la promotion du chômage des jeunes et seraient devenues des leviers de financement des partis politiques au pouvoir.

Ce constat expliquerait-il la montée en puissance des activistes Maliens en violant nos us, coutumes, morale religieuse et aussi en flagrante violation du droit Malien, parce qu’ils penseraient en majorité être lésés par les pouvoirs publics en absence d’alternative pour résoudre la question cruciale de l’emploi des jeunes?

Cependant, honorable Cissé, est-ce que le rôle de l’opposition et du cabinet du chef de file de l’opposition doit se limiter à dire ce qui ne va pas dans le pays ? Qu’est-ce qui ne va pas dans le pays finalement ? Est-ce que l’animation de la scène politique doit se limiter à dénoncer les échecs du président Kéita ? Qu’est-ce que vous préconisez finalement en termes de propositions concrètes et de recommandations pertinentes pour la sortie de crise et la relance de l’économie au Mali ?

Qu’est-ce qui doit être fait par l’opposition et la majorité pour mutualiser et homogénéiser les efforts de la construction de l’Etat-nation ? A quoi sert finalement l’opposition si son rôle se limite à la dénonciation des dérives du pouvoir moribond et agonisant en quête de légitimité et de reconquête du pouvoir par tous les moyens, peut-être démocratiques ou anti-démocratiques ? La réponse est peut-être non honorable !

Ce qui ne va pas au Mali est connu par tous les Maliens et Maliennes. Honorable Cissé, les démissions en cascade au sommet de l’Etat, des ministres et autres cadres qui viennent remplir le rang des chômeurs et des aigris de la république en dit long. La récente démission du ministre de la Justice Me Mamadou Ismael Konaté, que nous apprenions par voie de presse et qui était venu en réformateur de la justice avec un bâton certainement impitoyable pour punir les adeptes de détournements de (deniers publics). Fort malheureusement, qui est tombé en disgrâce nonobstant ses bonnes volontés pour le renouveau de l’action publique (instauration d’un Etat de droit). Le jour de la cérémonie de passation entre lui et le nouvel entrant (nouveau garde des Sceaux) du Mali, il s’exprimait en ces termes, j’aurais pu faire mieux par : « Faute de temps, faute de moyens, faute de volonté faute de soutien, faute d’accompagnement et d’accompagnant ».

Ces mots sont une belle illustration pour décrire les sous-capacités et le laxisme des gouvernants actuels à pouvoir reformer une justice (sociale d’équité) au service des justiciables. Et peut-être aussi les sous-capacités ou la mauvaise foi du régime à ouvrir une opération « Commando ou Epervier » pour punir sévèrement les mauvais élèves de la République (auteurs et complices des scandales financiers et de la corruption), conformément à l’esprit des lois en vigueur dans la République.
Outre, la nomination de cinq Premiers ministres en moins de 5 ans vous donnerait-il raison que le président de la République serait pris en otage par un clan ? Ce qui rendrait le pays ingouvernable par les différents Premiers ministres qui se sont succédé à la Primature sans résultats escomptés et de réponses appropriées aux problèmes cruciaux du Mali.

Cependant honorable, la loi portant statut de l’opposition a été votée par le Parlement dans une écrasante majorité et promulguée par le chef de l’Etat. La légitimé (reconnaissance juridique) de ce statut a donné lieu illico presto à une dotation de l’Institution d’un budget de fonctionnement de 500 millions pour permettre à l’opposition de bien faire son travail de contrôle de l’action gouvernementale dans les conditions optimales et idoines définies par la loi. Questionnements : Le président aurait-il eu le tort de menacer la démocratie ? Pourrait-on parler encore de mauvaise foi du chef de l’Etat à reconnaître le statut de l’opposition ou en l’empêchant de faire son travail ? La dotation de l’institution du chef de file de l’opposition d’un budget de fonctionnement d’une cagnotte de 500 millions de nos francs serait-il un piège tendu par le régime à l’opposition démocratique ? Ça veut dire ce que ça veut dire et chacun peut l’interpréter de sa façon.

Par ailleurs honorable, le pari pourrait être gagné si vous et votre cabinet se mettaient au travail en allant à la rencontre et à l’écoute des communautés à la base pour recenser les réels problèmes qui minent le développement du pays pour prouver le contraire malgré… les allégations et autres calculs politiques visant – à asphyxier – ou barrer la route à un éventuel candidat potentiel pour briguer la magistrature suprême. Pour résumer, les Maliens et Maliennes attendent impatiemment de vous, des rapports produits par le cabinet du chef de file de l’opposition pour comprendre davantage les vrais enjeux de développement du pays pour pouvoir faire un choix entre les hommes et les serviteurs de nation.

Mais hélas ! Honorable Cissé, si vous partiez aux élections présidentielles de 2018, sans que votre cabinet ne produise des rapports sur la situation socio-politique-sécuritaire et économique du Mali. Vous donneriez raison à vos détracteurs ; vous donneriez une arme à vos détracteurs qui sont peut-être jaloux de votre statut de chef de file de l’opposition et qui pourraient les utiliser contre vous (un homme déterminé à changer le cours de l’Histoire d’un peuple). Car, vous incarnez aujourd’hui l’alternance et le changement tant souhaités par les Maliens et Maliennes. Les Maliens et Maliennes seraient prêts à vous essayer en 2018, pas comme un homme providentiel, mais une équipe visionnaire qui pourrait avoir des solutions aux problèmes du Mali (défis sécuritaire, défis de développement, relance de l’économie locale à la base de laquelle on pourrait construire les bases d’une économie nationale compétitive) pouvant certainement permettre au Mali de se hisser au rang des économies émergentes et compétitives ouest-africaines.
Honorable, veuillez agréer notre distinguée considération.

Vive la république !
Vive la démocratie !
Bréhima Mamadou Koné dit Patrice Emery Lumumba, citoyen du Mali, chercheur spécialisé en analyse de politiques agricoles et en évaluation de programmes, projets et politiques de développement

Djibril Coulibaly

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