mardi 17 juillet 2018
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L’an 2018 : Retro sur les grands évènements de 2017

Nous voilà en 2018. Quelques humbles citoyens se prononcent sur des grands évènements qui ont marqué l’année dernière.
Suivez ce micro-trottoir :

Abdoulaye ben Abdina Sagara, étudiant à la flash : « Je pense que l’année 2017 a été une année un peu florissante pour notre pays malgré les difficultés entre Maliens. Comme le projet de la révision constitutionnelle mis en sursis à temps par le président de la République. C’était une affaire d’État, même s’il y a eu beaucoup de rumeurs sur la nouvelle constitution qui n’était pas véridique. Sinon la constitution actuelle aussi contient beaucoup de lacunes. Pour l’arrivée de l’ex-président ATT, est la bienvenue comme toujours, il est malien tout comme nous tous. Ceux qui ont dit que c’est une politique du président actuel, c’est leur avis et je dirais que ce n’est pas une affaire de politique. On doit féliciter le président IBK pour cette initiative, car rares sont les présidents qui réagissent humblement de la sorte. Plusieurs députés ont accusé le président IBK d’avoir acheté un avion pour lui, maintenant on a vu le contraire parce c’est au bord de ce même avion que l’ex-président est arrivé à Bamako depuis Dakar. Donc je m’adresse à l’honorable Mamadou Hawa Gassama que cet avion est pour tous les Maliens pas pour le président IBK seulement. Pour l’affaire de Ras Bath et la justice, je crois que la justice a été rendue et la loi est au-dessus de tout le monde. Pour conclure, je dirais que l’année 2017 a été mieux pour le Mali, car beaucoup de choses ont pu être réalisées comme le retour du gouverneur à Kidal, la biennale artistique après sept (7) ans, la conférence d’entente nationale, sommet Afrique-France, etc.… Je souhaite que l’année 2018 soit une année de force et d’union pour notre pays ».

Mamadou Sissoko, étudiant à la FSEG : « Cas même pour l’année 2017, je dirais que notre pays n’a pas connu de progrès. Pour le projet de la révision constitutionnelle c’était une source de guerre civile entre nous les Maliens, grâce à Dieu cela a été sursois. Je vais m’appuyer sur l’affaire de Ras Bath et la justice. Bien vrai qu’il soit aimé par le peuple malien, mais c’est lui la principale cause de révolte des Maliens. Déjà le nord de notre Pays est en crise et lui est en train de faire révolter le sud. Il ne fait que critiquer. Or, il est temps qu’il propose une solution. Pour moi, cela n’est pas du patriotisme, mais plutôt de l’égoïsme. Je dirais aussi qu’il est le pion de l’opposition et les Maliens n’ont pas compris le sens du mot « opposition. L’opposition doit aider la présidence pour la bonne gestion de l’État en cas d’erreur ». Et puis, l’État donne beaucoup de priorité à l’association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Non seulement ces étudiants n’étudient pas, mais aussi ils empêchent les autres de travailler. Et le pire, c’est que le président de la République se permet de leur offrir deux (2) véhicules sans explication. Aujourd’hui, les cités universitaires sont pires que le nord du Mali à cause de l’insécurité. Il y a aussi la route de Kabala, qui est un véritable calvaire pour les étudiants. En 2017, il y a eu le décès de quatre (4) étudiants plus un professeur sans compter les nombres de blessées sur le même tronçon. Donc, les autorités doivent faire tout pour élargir cette route pour éviter les accidents. Et je pense que l’année 2018 sera une année sollicitée pour les Maliens en développements et plein de projets réalisés ».

Oumar Sacko, étudiant à la FDPU :
« Le constat que j’ai fait dans l’année 2017 sur les grands évènements est qu’il y a eu beaucoup d’insuffisances sur le régime d’IBK surtout sur le projet de la révision constitutionnelle. Nous sommes de l’avis de ceux qui soutiennent le « NON » parce qu’au Mali, l’art 29 de la constitution dit que : « Le président de la République est le gardien de la constitution ». Donc il ne devrait pas soutenir ce projet de la révision constitutionnelle alors qu’une partie du Mali n’est pas stable. En ce qui concerne Ras Bath et la justice, pour la première fois au Mali, on a eu une justice crédible et indépendante et on n’aurait jamais cru qu’un chroniqueur au Mali qui s’oppose au pouvoir soit acquitté par un juge du parti majoritaire. Donc je pense que la justice a fait son travail et nous souhaitons une justice indépendante au Mali. Le retour d’ATT ne doit pas faire l’objet de débat, il est de retour dans son pays comme tout malien donc nous lui souhaitons bonne arrivée et qu’il s’installe, convenablement au Mali. Dans l’année 2017, notre pays a connu des progrès compte tenu du budget de l’État malien. Il n’a jamais atteint ce niveau depuis l’indépendance à nos jours, c’est merveilleux. Mais les différentes grèves qui ont eu lieu notamment chez les agents de santé, les enseignants ainsi que les étudiants sont tous, des difficultés qui tardent le développement d’un pays. J’espère l’année 2018, sera une année que notre pays connaitra un développement florissant.

Adama Fofana, électricien : « Vraiment dans l’année 2017, notre pays a connu un véritable arrêt total sur tous les plans. En 2017, le Mali était comme un train sans wagon, car il y a eu plus de trois (3) remaniements ministériels. Cependant, rien n’a changé. L’éducation est à péril. Chaque fois, les enseignants et les étudiants sont à grève. Le projet de la révision constitutionnelle était mieux, mais ce n’était pas le moment propice étant donné que le problème du nord n’est pas encore résolu. Or, pour pouvoir réviser une constitution, il faut la stabilité dans toute l’étendue du territoire national. Pour l’arrivée de l’ex-président ATT, c’est une bonne initiative, mais je pensais que c’était pour de bon. Il n’est resté que quatre (4) jours ensuite il est retourné au Sénégal. On ne sait pas pourquoi il est retourné, c’est flou, on a vraiment besoin d’explication. Et pour l’affaire de Ras Bath et la justice, cela a été une humiliation totalement pour le Mali et jusqu’à ce qu’un ministre démissionne. On dirait qu’il n’y a pas de justice au Mali. Je dirais que l’année 2017 a servi d’expérience pour bien préparer celle de 2018.
Mariam Sissoko, Stagiaire

Djibril Coulibaly

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