lundi 23 septembre 2019
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L’ampleur de la pauvreté plus élevée à Sikasso, Mopti et Ségou avec des incidences respectives de 65,1%, 63,6% et 59,1%

Après la revue technique tenue les 7 et 8 juillet derniers, la Cellule technique du cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) a organisé le mardi 19 juillet 2016 la session politique de la revue 2015 du Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (CSCRP). Présidée par M. Abdel Karim Konaté, ministre du Commerce, assurant l’intérim de son homologue de l’Economie et des Finances, la rencontre s’est déroulée en présence des PTF avec en leur tête M. Marc-André Fredette, chef de file et ambassadeur du Canada au Mali. On notait aussi la présence des représentants des Collectivités Territoriales, de la Société civile et du secteur privé.

Il ressort de cette revue que la plupart des indicateurs de l’industrie ont connu une amélioration entre 2012 et 2015. En effet, selon les résultats du recensement industriel en cours, le nombre d’entreprises industrielles comptabilisées en activité est passé de 596 en 2012 à 765 en 2015, soit 169 entreprises de plus. Le montant des investissements réalisés par les unités industrielles agrées a augmenté de près de 30%. En dépit de ces avancées notables, la contribution du secteur secondaire au PIB est nettement inférieure à  celles des secteurs primaires et tertiaires.

Quant à l’évolution de la pauvreté, selon les résultats de l’EMOP 2015, il ressort que 47,2% de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit moins de 177.000 FCFA par personne et par an. Au niveau des régions, l’ampleur de la pauvreté est plus élevée à Sikasso, Mopti, Ségou avec des incidences respectives de 65,1%, 63,6% et 59,1%. La même tendance est observée au niveau de la profondeur aussi bien que de la sévérité.  L’inégalité mesurée par l’indice de GINI dans l’ensemble du Mali est de 0,34% en 2015. Et l’analyse selon le milieu montre que l’inégalité à Bamako est plus élevée avec 0,34% suivie des autres villes avec 0,32%, alors qu’elle est moins accentuée en milieu rural avec 0,30%. L’inégalité la plus faible est observée à Gao avec 0,24 et Tombouctou avec 0,26%. Il faut retenir que l’analyse dynamique de l’inégalité sur la période 2001-2015 montre trois phases distinctes, à savoir une phase de diminution des inégalités de 2001 à 2009, celle de leur augmentation de 2009 à 2011 et encore une autre phase de diminution de 2011 à 2015.

Parlant du secteur emploi, la revue fait ressortir que le taux de chômage au sens du BIT est passé de 8,2% en 2014 à 9,6% en 2015. Au cours de cette même année, la quasi-intégralité des emplois était dans le secteur informel, soit 96,4%.

En ce qui concerne le secteur des mines, il faut soutenir que le Mali a conservé son statut de pays conforme à l’ITIE et de pays membre du processus de Kimberley. Ainsi, la valeur des exportations du secteur en 2015 a été de 987 milliards de FCFA, représentant 67% de la valeur totale des exportations au Mali, soit 1475 milliards de FCFA, contre 918 milliards en 2014 avec une augmentation de 8%. Au cours de l’année 2015, le Mali a enregistré une production d’or de 50,502 tonnes, dont 4 pour l’orpaillage contre 49,865 tonnes en 2014 pour les 9 mines en exploitation que sont Sadiola, Yatela, Loulou, Gounkoto, Tabacoto, Morila, Syama, Kalana et Wassoul’or. Il faut retenir ici que les projets miniers de Fekola, de Komana, de Nampala et Bagama sont en phase avancée et pourront entrer en production très prochainement.

Pour ce qui est de la balance des paiements, indiquons que l’année 2015  a été caractérisée par une légère hausse des cours de l’or, avec des volumes d’exportation supérieurs à ceux de l’année précédente. Les exportations d’or en valeur ont augmenté de 7,1% passant de 917,7 milliards de FCFA en 2014 à 982,9 milliards en 2015. Les exportations de coton fibre se sont élevées à 183,1 milliards de F CFA, soit 9,8 % de plus qu’en 2014 et cela en raison de l’importante progression des quantités exportées avec 28,4%.

Quant aux importations, leur valeur totale est ressortie à 1666,2 milliards de FCFA en valeur FOB, soit 2,5% de plus qu’en 2014. Il faut noter que la hausse des importations de biens alimentaires et d’équipements explique cette évolution. Au total, les transactions commerciales de l’année 2015 se sont soldées par un déficit de 218 milliards de FCFA.

A retenir enfin qu’au cours de l’année 2015, le taux de croissance du PIB de l’économie malienne a atteint 6% contre 7 % en 2014. Ce résultat est imputable principalement aux secteurs primaire et tertiaire qui ont cru respectivement de 7,5 % et 7 % en 2015 contre 9,3 et 5% en 2014. L’inflation est passée de 0,9% en 2014 à 1,5% en 2015.

Dieudonné Tembely

tembely@journalinfosept.com

Djibril Coulibaly

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