lundi 10 décembre 2018
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Journée internationale contre les violences faites aux femmes : Une loi exigée pour protéger les activistes en ligne

Amnesty international a lancé, le week-end dernier, à Bamako, la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre. La campagne a pour objectif de sensibiliser les populations sur les violences faites aux femmes et aux filles sur les réseaux sociaux. L’activité se situe dans le cadre de la célébration de la journée internationale pour l’élimination des violences contre les femmes. Pour ce faire, les femmes du réseau de l’organisation exigent l’intégration d’une loi  pour la protection des défenseurs des Droits humains dans le nouveau projet de loi.

Les 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre est une campagne internationale coordonnée par le centre pour le leadership mondial des femmes (CWGL). La campagne annuelle est utilisée par des individus et des organisations du monde entier pour sensibiliser les populations sur la violence sexiste en tant que question de droits humains au niveau local, national, régional et international. Selon les organisateurs, la campagne des 16 jours appelle les Gouvernements de tout mettre en œuvre légalement pour éliminer les actes de violences basées sur le genre.

Chaque année,  la campagne met un accent thématique lié à  la violence basée sur le genre. Pour 2017, la question qui sera au cœur des activités est l’intégration d’une loi dans le nouveau projet de loi pour la protection des femmes spécialisées dans les domaines de la défense des Droits de l’Homme. Ces dernières ainsi que les filles qui sont souvent victimes des actes de violence sur les réseaux sociaux. Pour dénoncer les mêmes faits, Amnesty Internationale a publié un Rapport dans lequel elle dénonce l’impact inquiétant des violences en ligne à l’égard des femmes.

Selon les femmes du réseau des femmes d’Amnesty internationale, alors que certains de ces risques sont communs entre les hommes et les femmes, d’autres sont spécifiquement liés au genre. Il est constaté que les femmes défenseures remettent souvent en cause les normes culturelles et des structures sociales traditionnelles. Des choses qui sont parfois contraires aux textes internationaux. Le rôle étant peu reconnu dans plusieurs sociétés fait qu’elles sont exposées à un risque plus grand. Ainsi, Mme Sitan Diakité, la Coordinatrice du réseau des femmes, lors du lancement de la campagne n’a pas manqué l’occasion de lancer un appel au Président de l’Assemblée Nationale du Mali en l’invitant à user de tout son pouvoir pour que la spécificité genre soit intégrée dans le nouveau projet de loi relative à la protection des défenseurs des Droits humains avant son adoption par les Députés.

Adama A. Haïdara : LE COMBAT

Rédaction

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