mardi 20 novembre 2018
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Hôpital Gabriel Touré : Pas d’appareil échographique ?

L’Hôpital Gabriel  Touré de Bamako fait partie des plus grands hôpitaux du Mali. Malgré le titre et l’emplacement qu’il occupe, il faut avoir besoin de faire des analyses et de s’y rendre pour être déçu. Pour être bien servis de bons appareils médicaux, les patients sont obligés de se rendre dans des cliniques. En revanche, à l’hôpital Gabriel Touré, au Point G. ou à l’Hôpital du Mali, chaque fois que l’on se présente avec une demande d’analyse, la réponse est la même: «Notre Scanner est en panne,  allez-y, dans telle ou telle autre clinique privée» 

C’est désolant de savoir qu’un Hôpital national, en l’occurrence GABRIEL Touré, ne dispose pas d’appareil échographique.

En effet, pour faire de simples analyses de sang et d’échographie, il faut sortir du CHU Gabriel Touré et sillonner la ville. Ceux qui ont les moyens vont faire leurs analyses dans des cliniques et c’est tant pis pour les autres couches sociales.

Le plus grand Hôpital Gabriel public ne dispose ni de scanner, ni d’appareils d’analyses de sang et même un appareil d’échographie. Les patients  se plaignent de la situation et disent en avoir le ras-le-bol.

«Ma mère est malade, elle a  de la peine à marcher. On nous a demandé de faire une échographie et on est obligé de se débrouiller à la faire sortir pour aller faire les analyses dans une clinique privée», nous a confié le fils d’une patiente. Et d’ajouter : «Si l’appareil était sur place, ça allait nous éviter les va-et-vient». Cet interlocuteur n’était pas le seul à nous manifester sa déception. Beaucoup d’autres personnes sont dans la même situation que lui.

C’est déplorable de constater ces genres de faits dans les grands hôpitaux d’un pays comme le nôtre. Surtout que, selon certaines sources sanitaires, ce ne sont pas les moyens financiers qui y font défaut aussi cruellement, mais tout le monde déplore le plateau sanitaire de nos Hôpitaux. La situation  devient de plus en plus préoccupante, car au fur à mesure des années, la demande du service augmente, mais les moyens de l’appliquer se réduisent. Ce, à cause du fait que les Médecins et Professeurs accordent priorité à leurs cliniques au détriment des Hôpitaux publics où ils sont employés et payés avec l’argent du contribuable malien. Alors, aux autorités nationales, aux décideurs politiques de revoir les procédures.

Adama A. Haïdara : LE COMBAT

Rédaction

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