lundi 18 juin 2018
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Festival FIDASSI/FESFIDA : La 1re édition a vécu

La place publique du village Badougou-Djoliba a refusé le monde pour la toute 1re édition du festival FIDASSI, organisée par la jeunesse de la localité. C’était les 25 et 26 février 2018, sous le parrainage de l’Artiste musicien Salif Kéïta, natif du village entouré du Chef du village, Souleymane Kéïta; du Représentant du Ministère de la Culture, Sidi Mohamed Koné, et du Maire de la Commune rurale de Mandé, Modibo Issa Kéïta.

Pour le début de la cérémonie de la 1re édition du Festival FIDASSI, une chanson de FIDASSI (FOURASSI) Mandingue a été entonnée. C’est à l’honneur des enfants circoncis avec une présentation similaire parce que ce moment n’est pas une période propice pour circoncire les enfants du Mandé. Les chasseurs traditionnels étaient de la partie avec leurs prestations musicales avec des pas de dense du terroir sur fond de coups de feu constants. Les villages riverains comme Krina, Dèguèla, Tabala, Niamè, Kamalé, Kalakona, Balandougou, Samanyana et Nafadji étaient tous de la fête avec la danse et le chant de leurs folklores.

C’est vers 17h et quarts que l’Artiste musicien Salif Kéïta a atterri au lieu de la cérémonie. Il a été chaleureusement accueilli par la population de Badougou-Djoliba, son village natal. Le célèbre Artiste malien a procédé aux salutations d’usage des notables du village et des Habitants qui l’ont vivement et fraternellement accueilli.

Le Chef du village de Djoliba a salué tous ceux qui se sont déplacés à cette occasion joyeuse. Qu’ils soient venus de loin et de près pour ce festival. Il dit être très honoré.

Au nom de la toute la Commune rurale du Mandé, le Maire, Modibo Issa Kéïta a, à son tour, salué tout le monde, tous les participants. «Je souhaite que ce festival soit continuel. Je salue principalement Salif Kéïta et la jeunesse du Djoliba pour l’initiative de ce festival».

Sidi Mohamed Koné, le Représentant du Ministère de la Culture dit être très honoré pour être présent avec un réel plaisir à ce festival déroulé sur cette terre bénite du Mandé. A ses dires, le Mandé nous a légué un riche héritage culturel, matériel et immatériel, aujourd’hui classé dans le patrimoine culturel national et reconnu par la communauté internationale. Selon lui, il y a lieu de mentionner et de se féliciter de la Charte de Kurukanfuga et de la réfection septennale du toit de la Kamabulon (la Case sacrée) de Kangaba, sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Toujours, selon Sidi Mohamed Koné, le présent festival FIDASSI est la fête «de tout un chacun ; parce que le patrimoine culturel est l’affirmation de notre identité culturelle, il oriente la dynamique de nos réflexions et façonne, au quotidien, les actes que nous posons ». Il précise que ce festival est loin d’être un simple divertissement. «Mais, plutôt, il est, comme vous l’avez perçu, un espace de dialogue, d’échange d’expériences, de savoir, de savoir-faire et d’informations, mais aussi un espace d’écoute et de promotion de nos expressions culturelles et de pratiques ancestrales, d’initiations aux valeur d’Hommes, à l’esprit du groupe, de la solidarité, de l’amour du terroir, du respect de l’ainé dont notre pays a besoin. D’où mes remerciements aux organisateurs et à tous ceux qui, de loin ou de près, ont contribué à la mise en place de ce projet fédérateur et de cohésion sociale. Je témoigne toute ma reconnaissance et mes encouragements aux organisateurs », s’est-il félicité avant de souligner un autre acte fort du Gouvernement qui est de la création d’une mission culturelle à Kangaba, un service de proximité pour la conservation et la promotion du riche patrimoine culturel et naturel de cette «aire culturelle du Mandé».

En conclusion, Sidi Mohamed Koné a lancé un appel aux parties prenantes en les invitant à œuvrer dans une synergie d’actions, pour faire de ce festival FIDASSI une grande référence dans l’enseignement des valeurs humaines, éducatives et citoyennes.

La cérémonie du FESFIDA a pris fin sur une note de satisfaction entière et pleine d’espoir ponctuée des démonstrations rituelles de la circoncision telle que pratiquée au Mandé et d’un déjeuner copieux pour marquer le point final à cette édition 2018, première du genre.

Vivement la prochaine édition !

Mariam Sissoko et Fatoumata Bintou Tounkara, Envoyées Spéciales à Badougou-Djoliba

Rédaction

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