lundi 10 décembre 2018
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Face à la série d’enlèvements de Paul, Kimbiri et Kontao : Le BIPREM monte au créneau pour dire non au terrorisme d’État

Les Responsables  du Bloc d’Intervention Populaire et Pacifique pour la Réunification Entière du Mali (BIPREM) étaient face à la presse, le 8 septembre dernier. Objectif : demander la libération immédiate et sans condition de Paul Ismaël Borro, Moussa Kimbiri et Ibrahima Kontao. Au-delà de cette rencontre avec les médias, des mouvements de protestation pacifique sont en vue.

 Décidément, des voix commencent à se lever pour dire non, ça suffit, ce phénomène de terrorisme d’État qui commence à prendre racine à Bamako où toutes les semaines maintenant c’est l’enlèvement des innocents citoyens. Cela, toujours par les mêmes supposés habitués des faits qui accusent à tort en semant la terreur de part et d’autre. C’est la cas présentement de Paul Ismaël Borro, Moussa Kimbiri et Ibrahim Kontao qui ont été enlevés. Face à cette situation qui commence à inquiéter les populations, les Responsables du Bloc d’Intervention Populaire et Pacifique pour la Réunification Entière du Mali (BIPREM) viennent de monter au créneau pour dénoncer le système, en demandant aussi, la libération immédiate et sans condition des trois enlevés. C’était face à la presse avec le premier Responsable du BIPREM, Lacine Diawara, qui avait à ses côtés, les épouses de Paul Borro, Moussa Kimbiri et leur Avocat.

Selon ce dernier,  il ne disposait rien comme élément par rapport à l’enlèvement d’Ibrahim Kontao, Président de l’ONG El Farouk. Mais que des démarches pouvant aboutir à une piste probable sont en cours. Par contre, pour l’affaire de Paul Borro et Moussa Kimbiri, ils sont détenus actuellement au Camp I de la Gendarmerie de Bamako quand on sait que les personnes. Mais, selon l’Avocat, l’accès à ces deux détenus est limité. Seul lui, son Avocat, en a l’autorisation. Le BIPREM affirme aussi avoir échangé avec chacun d’entre deux sur leurs lieux de détention.

Selon les révélations d’un mandat de perquisition dans le domicile de Paul Borro, l’ex Directeur Général du Centre international de conférences de Bamako (CICB) disposait d’un revolver acquis sur autorisation légale, souligne son Avocat, Me Nouhoum Camara. C’est un enlèvement pur et simple, selon l’Avocat dans la mesure où il n’y a eu aucune procédure, aucun mandat d’arrêt ou de perquisition. Dans la déclaration liminaire des conférenciers, lue par Boubacar Sidiki Diarra, il est annoté : «Je suis Paul ! Je suis Kimbiri ! Je suis Kontao ! Je suis Birama Touré ! Je suis tous ceux-ci et celles-là victimes d’abus, d’enlèvement, dans des procédures extrajudiciaires, d’humiliation, de tortures et autres sévices physiques et moral…Je suis ces prisonniers politiques d’un régime politique amnésique ! Hier Birama Touré, aujourd’hui Paul Borro, Moussa Kimbiri, M. Kontao, … À qui le tour demain ? Nous sommes tous de potentielles victimes ! victimes d’abus d’un pouvoir au relent totalitaire, certes, mais surtout de notre silence et inaction».

Le BIPREM, en son sein, il y a des associations de la société civile encore soucieuses du respect des principes démocratiques, des droits de la personne humaine, aux valeurs cardinales fondant nos sociétés, condamne et s’insurge contre les pratiques d’une autre époque que des nostalgiques tentent aujourd’hui de ramener au goût du jour. Le Bloc d’Intervention Populaire et Pacifique pour la Réunification Entière du Mali et toutes les associations de la société civile malienne, membres, ont d’ores et déjà rencontré certains détenus pris en otage dont Paul Ismaël Borro, Moussa Kimbiri ainsi que des acteurs du mouvement démocratique et des citoyens maliens résolument attachés aux vertus de la Démocratie et de la République. «C’est le lieu pour nous, selon Boubacar Sidiki Diarra, de lancer un appel pressant à tous (acteurs du mouvement démocratique, démocrate, citoyens et citoyennes maliennes et maliens épris de paix, de justice et d’égalité) en vue de la restauration et du respect des principes démocratiques et républicains au Mali. Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées en violation du code des procédures pénales en vigueur en République du Mali ainsi que des sanctions exemplaires contre de ces actes. Le BIPREM se réserve le droit d’entreprendre toutes les mesures appropriées dans le strict respect de la loi en vue d’obtenir la libération des ‘‘otages’’  et le respect des principes démocratiques et républicains au Mali », lit-on dans leur communiqué rendu public.

Au passage, rappelons que c’est cette même association BIPREM qui avait, en son temps, porté plainte contre le Président de la République pour haute trahison à la Haute Cour de Justice, même s’il n’y a pas eu de suite. Affaire à suivre !

Mohamed BELLEM : LE COMBAT

Rédaction

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