mercredi 20 mars 2019
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Exploitation sexuelle et migration : Les Nigérianes de plus en plus victimes au Mali

Selon l’organisation internationale pour les migrations,  chaque année des milliers de femmes nigérianes sont victimes de tromperies. Des personnes leur font de « fausses promesses » disant que si elles quittent leur pays, elles auront une vie meilleure dans la coiffure ou en  tant que serveuse. Loin des promesses faites, la majorité de ces filles, une fois à l’extérieur de leur pays, tombent dans l’exploitation sexuelle. 

L’Agence des Nations Unies pour les Migrations (OIM) explique qu’en plus de subir de l’exploitation sexuelle au Mali, les femmes nigérianes sont aussi souvent en captivité. Selon certains Habitants de la capitale malienne, les personnes qui font amener ces filles leur retirent tout ce qui est document administratif avec objectif de les contraindre à rester.

Dans des témoignages recueillis par l’OIM, une fille nigériane confie que : «Quand nous sommes arrivées au Mali, ils m’ont dit que je devais me prostituer. Ils m’ont dit que ça ne durerait pas longtemps, même pas un mois, juste assez pour les payer 5000 dollars (2,4 millions de francs CFA)», a-t-elle ajouté.

Selon l’OIM, les  femmes nigérianes sont couramment victimes de ces pratiques à travers l’Afrique de l’Ouest et le Sud de l’Europe. Dans une étude faite en 2017 par l’agence, il ressort de cela que l’exploitation massive des jeunes femmes et filles nigérianes dans la prostitution a eu lieu après avoir été victime de traite en Libye.

L’arrivée massive de ces gens sur le territoire malien a suscité des réactions ces dernières années. Depuis 2017, selon l’ONU, l’OIM au Mali a traité 260 cas. Après des investigations, 238 des victimes étaient originaires du Nigéria. Pour la seule année 2018, l’OIM a aidé 188 femmes victimes de traite bloquées au Mali. Elle les a offerts un abri, de la nourriture, des vêtements, des soins médicaux et une assistance psychosociale ainsi qu’une aide au retour volontaire et à la réintégration au Nigeria. Ce constat est donné par l’OIM. Bien avant, l’Agence nigériane chargée de la lutte contre le trafic des êtres humains (NAPTIP) a donné l’information selon laquelle 20.000 Nigérianes se trouveraient dans le Sud du Mali. Elles seraient dans les zones minières où des proxénètes les obligent à se prostituer.

Adama A. Haïdara : LE COMBAT

Rédaction

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